Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508382(TA38-2508382)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Entreprise C. Montessuit et Fils. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux lancée par la commune de Beaumont, en critiquant notamment la méthode de notation du critère « Prix » et le caractère prétendument non ferme de l’offre de l’attributaire. Le juge a estimé que la société requérante ne démontrait pas en quoi la méthode de notation, qui affectait une puissance au carré, aurait créé une distorsion ou méconnu le principe de proportionnalité. Il a également jugé que l’offre de la société attributaire était ferme et suffisamment précise, permettant à l’acheteur public de l’évaluer objectivement, en application des principes généraux de la commande publique et du code de la commande publique.
N° TA38-2302767(TA38-2302767)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple de M. et Mme A, qui contestaient le refus du maire de la commune des Gets de leur délivrer une attestation de permis de construire tacite. La requête en excès de pouvoir est donc classée sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n'est mise à la charge de la commune.
N° TA38-2507439(TA38-2507439)
Saisi par Mme A, le tribunal administratif de Grenoble a ordonné à l'État de lui attribuer un logement. La requérante avait été reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation de la Haute-Savoie. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite, le juge a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 31 octobre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2508558(TA38-2508558)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant disposant d'un récépissé valable jusqu'au 7 octobre 2025 et n'établissant pas les difficultés alléguées pour signer un contrat de travail. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2508561(TA38-2508561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par Mme A, ressortissante macédonienne. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière après l'expiration de son récépissé. Le juge a estimé que cette condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que Mme A avait séjourné irrégulièrement en France de 2019 à 2024 et que le risque d'éloignement était la conséquence directe du refus de titre contesté. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2507743(TA38-2507743)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. C à l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 600 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État et d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2508634(TA38-2508634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme tardive la requête de M. B A contestant l’arrêté du 17 juillet 2025 de la préfète de la Savoie lui faisant obligation de quitter le territoire français. En raison d’une assignation à résidence notifiée le même jour, le délai de recours contentieux était réduit à sept jours en application des articles L. 911-1 et R. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 19 août 2025, était manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, conduisant à son rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507996(TA38-2507996)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de suspension du refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, la préfète ayant pris une décision favorable, Mme B s’est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2508280(TA38-2508280)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par M. B, ressortissant tunisien père d’enfants français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’administration avait délivré à l’intéressé un récépissé valable jusqu’au 29 octobre 2025, l’autorisant à travailler et à séjourner régulièrement. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508570(TA38-2508570)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait le montant des allocations familiales versées par la CAF de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que la requête, présentée à la fois sur le fondement des articles L. 521-2 (référé liberté) et L. 521-3 (référé mesure utile) du code de justice administrative, ne permettait pas de déterminer clairement le fondement invoqué. Il a relevé qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était démontrée, rendant la requête manifestement mal fondée. Le juge a donc rejeté la demande par application de l'article L. 522-3 du même code, tout en informant le requérant de la possibilité de saisir le tribunal au fond selon la procédure de droit commun.
N° TA38-2508266(TA38-2508266)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que la préfète avait pris, postérieurement à la requête, une décision favorable accordant une carte de résident à Mme B, rendant ainsi la demande de suspension sans objet. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a mis à la charge de l'Etat une somme de 800 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2409287(TA38-2409287)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale de l’habitat rejetant sa demande de subvention "MaPrimeRénov'". En cours d’instance, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA38-2507719(TA38-2507719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante nigérienne, afin d'obtenir une convocation pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a constaté que la requérante justifiait de démarches infructueuses pour obtenir un rendez-vous en ligne et que la préfecture n'établissait pas la réception effective de la convocation qu'elle prétendait lui avoir adressée. En raison de l'urgence résultant de l'expiration de son titre de séjour et des conséquences sur sa situation professionnelle et familiale, le juge a ordonné à la préfète de l'Isère de convoquer Mme C dans un délai de quinze jours pour enregistrer sa demande et lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506878(TA38-2506878)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que la commission de médiation de l'Isère avait reconnu le requérant comme prioritaire pour un hébergement d'urgence avant le 29 mai 2025. En l'absence d'offre d'hébergement adaptée de la part de la préfète de l'Isère, le tribunal a ordonné l'accueil de M. B dans une structure adaptée, pouvant assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA38-2203352(TA38-2203352)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Juvigny pour l’extension d’une école et la construction d’une salle communale. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur action. Par ordonnance du 19 août 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
N° TA38-2406074(TA38-2406074)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 19 août 2025, du désistement pur et simple de l'association des riverains du parking P+R de Perly et de M. A de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire 204 logements accordé par le maire de Saint-Julien-en-Genevois. Cette décision, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance. Le tribunal a également rejeté les conclusions des défendeurs (commune et promoteurs) tendant à la condamnation des requérants au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2505709(TA38-2505709)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de délivrer un certificat de résidence algérien à M. A. Constatant que la préfète n'a pas exécuté l'injonction malgré l'astreinte déjà prononcée, le juge modifie les mesures initiales. Il enjoint à nouveau à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de cinq jours, en se fondant sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2506874(TA38-2506874)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme C épouse B dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 80 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 17 avril 2025, n'avait pas reçu de proposition d'hébergement conforme à ses besoins. Le tribunal a également admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2500304(TA38-2500304)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A épouse B de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction concernant le refus implicite de délivrance d'une carte de résident par la préfète de l'Isère. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, a maintenu sa demande de frais de procès. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État. La solution retenue est un désistement d'instance, sans examen au fond du litige.
N° TA38-2508356(TA38-2508356)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de la décision fixant le pays de renvoi pris par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de doute sérieux. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.