Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508182(TA38-2508182)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exclusion définitive prononcée par l’université Grenoble Alpes (UGA) contre un étudiant en master de kinésithérapie. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507100(TA38-2507100)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, concerne le recours de Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025 pour un hébergement d'urgence, mais qui n'a pas reçu de proposition. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal constate que l'administration n'a pas offert d'hébergement à l'intéressée dans le délai imparti. En conséquence, il ordonne à la préfète de l'Isère de l'accueillir dans une structure adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours.
N° TA38-2409168(TA38-2409168)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante, qui avait obtenu l’aide juridictionnelle totale, maintenait uniquement sa demande de frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de condamner l’État au paiement des frais exposés. L’ordonnance a ainsi donné acte du désistement et rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2409278(TA38-2409278)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI CMI d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Combloux. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement auquel la commune a demandé qu’il soit donné acte. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA38-2401094(TA38-2401094)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Lucinges à la société FIM Promotion Immobilière. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2508125(TA38-2508125)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante congolaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation personnelle de la requérante, engagée dans un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion professionnelle, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2508152(TA38-2508152)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en suspension et en injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation d'instruction en cours d'instance. Le requérant contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" sur le fondement des articles L. 412-10 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence d'opposition, le tribunal a donné acte du désistement et condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508014(TA38-2508014)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A, un ressortissant guinéen. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La suspension a été ordonnée, et l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée au requérant.
N° TA38-2508356(TA38-2508356)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de la décision fixant le pays de renvoi pris par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de doute sérieux. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2507796(TA38-2507796)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A épouse B de ses conclusions visant à obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de changement de statut. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 500 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État et d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2507840(TA38-2507840)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante congolaise demandant d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour renouveler son autorisation provisoire de séjour. La juridiction a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète avait renouvelé ce titre de séjour. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 500 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2508129(TA38-2508129)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour présentée par Mme B épouse C. La requérante invoquait l’urgence liée à sa précarité et à la perte de son droit au travail, mais le juge a constaté qu’elle bénéficiait d’un récépissé valable jusqu’au 1er septembre 2025, ce qui excluait toute situation d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, tout en admettant provisoirement l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2508028(TA38-2508028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de l'Isère avait accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête, ce qui a conduit à un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande. En revanche, la demande de délivrance d'un document justifiant du droit au séjour avec autorisation de travail a été rejetée, faute pour le requérant d'établir son droit à l'obtenir. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. C au titre des frais de justice.
N° TA38-2508522(TA38-2508522)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes et d’interdiction de circulation sur le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Bagneux (Hauts-de-Seine), le juge applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Cergy, territorialement compétent.
N° TA38-2307918(TA38-2307918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme B dirigée contre un permis de construire délivré par le maire d'Annecy à la SCI Mili. Les requérants n'avaient pas notifié leur recours gracieux à la bénéficiaire du permis, ce qui a empêché la prorogation du délai de recours contentieux. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 8 décembre 2023, était tardive car le délai de deux mois avait commencé à courir dès la connaissance acquise du permis par le recours gracieux du 7 août 2023. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 600-1 et R. 600-2 du code de justice administrative et du code de l'urbanisme.
N° TA38-2409622(TA38-2409622)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande de prime de transition énergétique par l’Agence nationale de l’habitat. En cours d’instance, l’administration a fait droit au recours préalable obligatoire de la requérante, ce qui a privé d’objet la requête. Par ordonnance du 18 août 2025, le président de la 2ème chambre a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer.
N° TA38-2505125(TA38-2505125)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C épouse A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, rejette la demande sans examen au fond.
N° TA38-2508092(TA38-2508092)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 18 août 2025, a été saisi d'un recours en plein contentieux par la société Parc Eolien de Chambaran. Cette société contestait l'ordonnance du 17 juin 2025 qui avait fixé à 27 866,53 euros le montant des vacations dues à un commissaire enquêteur pour une enquête publique relative à un projet de parc éolien. En application de l'article R. 123-45-1 du code de l'environnement et du tableau d'attribution du Conseil d'État, le tribunal de Grenoble s'est déclaré incompétent territorialement. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lyon, seul compétent pour connaître de ce litige.
N° TA38-2505039(TA38-2505039)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de l’Isère a délivré à M. A un titre de séjour valable, ce qui a implicitement abrogé l’arrêté attaqué. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de l’avocat tendant à l’application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
N° TA38-2506028(TA38-2506028)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la société civile Mirabel. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Arâches-La-Frasse refusant de retirer un permis de construire accordé pour la rénovation et l'extension d'un chalet. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme était infondé, le plan de masse indiquant suffisamment l'accès à la voie. Il a également écarté comme inopérant le moyen relatif à la validité de la servitude de passage, cette question relevant du droit privé et le permis étant délivré sous réserve des droits des tiers.