Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507121(TA38-2507121)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de dette de prime d'activité (1 044,75 euros) opposé par la CAF de la Haute-Savoie. La requérante s’était bornée à invoquer sa bonne foi et sa situation précaire sans fournir les précisions ou justificatifs nécessaires, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen soulevé n’était pas assorti des éléments permettant d’en apprécier le bien-fondé. La décision se fonde également sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale relatif aux conditions de remise des indus de prime d’activité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2306630(TA38-2306630)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 27 août 2025, a constaté le désistement d’office de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître sa demande d’hébergement comme prioritaire et urgente. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507146(TA38-2507146)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'attribution d'un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation qu'elle invoquait, en méconnaissance des articles R. 778-2 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2508080(TA38-2508080)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un trop-perçu d'aide personnelle au logement de 3 406,98 euros réclamé par la CAF de la Haute-Savoie. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des affirmations générales sur l'absence d'erreur et la précarité financière, sans être assortie de précisions ou de justificatifs suffisants pour en apprécier le bien-fondé. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, la requérante n'y a pas donné suite. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507868(TA38-2507868)

Rejet d'une requête pour défaut de signature. Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté que la requête de M. B, contestant des indus d'aides sociales notifiés par la CAF de l'Isère, n'était pas signée. Malgré une demande de régularisation adressée par lettre recommandée, le pli est revenu non réclamé et le requérant n'a pas fourni d'exemplaire signé dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 431-4 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501812(TA38-2501812)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a jugé que M. B ne pouvait se prévaloir de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien car il entrait dans les catégories ouvrant droit au regroupement familial. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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OrdonnanceExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2506711(TA38-2506711)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions en liquidation d'astreinte, après que la préfète de l'Isère a exécuté l'injonction de lui délivrer un rendez-vous. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative), en raison de sa qualité de partie perdante. La décision applique les articles L. 911-7 et L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExécution d'un jugementPARTIEL

TA38-2508536(TA38-2508536)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 5 mars 2025. Cette dernière enjoignait à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme B sous astreinte, ce qu'elle n'a pas fait. Constatant ce défaut d'exécution comme un élément nouveau, le juge des référés modifie sa mesure initiale. Il enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours et porte le montant de l'astreinte à 400 euros par jour de retard à compter du 13 septembre 2025.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503140(TA38-2503140)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, qui ne sont pas entachées d'illégalité, ont également été jugées légales.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503255(TA38-2503255)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux stables en France, malgré la présence de son frère curateur. Les autres moyens, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508571(TA38-2508571)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 9 août 2025 par lequel la préfète de l'Isère obligeait une ressortissante italienne à quitter le territoire français, au motif que les faits de vol de carburant qui lui étaient reprochés, isolés et sans poursuite pénale, ne constituaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence a également été annulé. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2508333(TA38-2508333)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, concerne une demande de modification d'une précédente ordonnance du 23 avril 2025 relative au regroupement familial de Mme B A. Constatant l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction d'accorder le regroupement familial, le juge a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant la modification de la mesure. Il a ainsi enjoint à la préfète d'accorder le regroupement familial sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 6 septembre 2025, et a condamné l'État à verser 900 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2103669(TA38-2103669)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et de la SAS A Invest, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Talloires-Montmin pour deux villas jumelées. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8, R. 431-24 et R. 431-32 du code de l’urbanisme, ainsi que des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives aux accès, à l’emprise au sol et aux toitures. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, après avoir examiné la conformité du dossier de demande et l’absence de fraude ou de vice de procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, et la condamnation des requérants aux dépens et à verser des sommes à la commune et au pétitionnaire au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2103672(TA38-2103672)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A et de la SAS A Invest qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 11 décembre 2020 par le maire de Talloires-Montmin à la société PJP investissement immobilier pour la réalisation d'une villa. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8, R. 431-24 et R. 431-32 du code de l'urbanisme, ainsi que des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives aux accès, à l'emprise au sol, à la hauteur et aux toitures. Le tribunal a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure concernant la division foncière et d'une illégalité du classement en zone UH. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102269(TA38-2102269)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. J et autres demandant l'annulation de l'arrêté du 11 février 2021 par lequel le maire de Lullin ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société SFR pour un relais de télécommunication. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 422-7 du code de l'urbanisme et L. 34-9-1 du code des postes, ainsi que les règles du PLU, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision du maire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105935(TA38-2105935)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre trois arrêtés du maire de Cordon (10 décembre 2020, 22 octobre 2021 et 7 août 2023) accordant des permis de construire modificatifs pour une construction voisine. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 111-2 du code de l’urbanisme et des règles du plan local d’urbanisme (articles U 1.2, 2.3, 11.1, 13.2). La juridiction a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans se prononcer sur la recevabilité. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le règlement du PLU de Cordon.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410056(TA38-2410056)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme E, ressortissante laotienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjointe de Français. En cours d’instance, le préfet lui a délivré une carte de séjour temporaire valable un an. Le tribunal a constaté que la demande d’annulation avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Le surplus des conclusions, notamment indemnitaires, a été rejeté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503136(TA38-2503136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour était fondé sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la présence de l'intéressé constituant une menace pour l'ordre public, sans que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'erreur manifeste d'appréciation ne soient retenus.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503142(TA38-2503142)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de la décision, en se fondant sur les articles L. 613-1 et L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a également jugé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches familiales stables en France de l’intéressée. En conséquence, l’ensemble des conclusions de Mme E, y compris celles relatives à l’interdiction de retour et au pays de destination, ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503143(TA38-2503143)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 23 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement, fondée sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de la menace pour l'ordre public que constituait son comportement, n'avait pas méconnu le principe du droit d'être entendu garanti par le droit de l'Union européenne. Il a également estimé que les moyens soulevés contre l'interdiction de retour, tirés de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire et d'un défaut d'examen, n'étaient pas fondés.

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