Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502587(TA38-2502587)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une atteinte à leur vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, estimant que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées au regard de leur situation.
N° TA38-2502586(TA38-2502586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment les articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre pour motifs familiaux et privés. Le tribunal a estimé que le préfet avait pu légalement opposer la menace pour l'ordre public, fondée sur l'article L. 432-1 du même code, en raison du comportement personnel de M. A. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2502585(TA38-2502585)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. C ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, sa présence étant due à son maintien irrégulier et à sa soustraction aux mesures d'éloignement. La décision a également été jugée conforme aux articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'intégration et d'attaches familiales en Tunisie.
N° TA38-2502583(TA38-2502583)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que sa présence en France depuis 2017, due à un maintien irrégulier malgré une précédente obligation de quitter le territoire, et son concubinage avec un compatriote en situation irrégulière ne constituaient ni des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Tunisie.
N° TA38-2508882(TA38-2508882)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un arrêté préfectoral d’expulsion et de retrait de titre de séjour présentée par M. A B. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la requête au fond en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 522-3 du même code, le juge a pu rejeter la demande sans instruction préalable, constatant que cette irrecevabilité était manifeste.
N° TA38-2507995(TA38-2507995)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette l'opposition formée par Mme A B contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu d’aides sociales de 11 014,58 euros. La requérante ne contestait pas le bien-fondé de la dette mais invoquait son incapacité à rembourser des mensualités de 500 euros. Le juge a considéré ce moyen comme inopérant pour contester la légalité de la contrainte, rappelant qu'il n'appartient pas au juge administratif de modifier le plan de remboursement. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507991(TA38-2507991)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un trop-perçu de prime d'activité de 2 674,25 euros réclamé par la CAF de l'Isère. La requérante invoquait uniquement sa situation financière précaire sans fournir de précisions ou de justificatifs sur ses ressources et charges. Malgré une demande de régularisation restée sans réponse, le juge a considéré que le moyen n'était pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2306630(TA38-2306630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 27 août 2025, a constaté le désistement d’office de M. B, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Haute-Savoie de reconnaître sa demande d’hébergement comme prioritaire et urgente. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2108723(TA38-2108723)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Planay ne s’opposant pas à la déclaration préalable pour un abri de jardin, assorti d’une prescription sur le sens du faîtage. Les requérants contestaient notamment la motivation de l’arrêté et sa conformité au règlement du plan local d’urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a admis l’intervention de tiers justifiant d’un intérêt suffisant. La décision s’appuie sur les articles R. 424-5 du code de l’urbanisme et les dispositions du PLU relatives à la zone Ua.
N° TA38-2507822(TA38-2507822)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le montant de ses prestations sociales versées par la CAF de l'Isère. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme B n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, et sa requête ne contenait aucun moyen compréhensible.
N° TA38-2508521(TA38-2508521)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision 48SI du 29 septembre 2017 invalidant son permis de conduire. Le juge a constaté que la notification de la décision, présentée le 9 octobre 2017 et non réclamée, était régulière et mentionnait les voies et délais de recours. Le recours, introduit le 14 août 2025, était donc tardif, le délai de deux mois étant expiré depuis longtemps. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, de même que les demandes d’injonction et de frais.
N° TA38-2507616(TA38-2507616)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité notifié par la CAF de l'Isère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du greffe, la requérante n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de l'impossibilité de le faire. Cette décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2508513(TA38-2508513)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester un indu d'indemnités journalières de la sécurité sociale. Le tribunal a constaté que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, dont la compétence appartient exclusivement à l'ordre judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et a renvoyé l'affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2503232(TA38-2503232)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment précis. Il a également estimé que l'avis du collège des médecins de l'OFII était régulier et que la préfète ne s'était pas crue liée par cet avis. En application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a considéré que M. B pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, la Géorgie, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale normale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504677(TA38-2504677)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d'une demande d'exécution du jugement n° 2401711 du 27 mai 2024, qui annulait son éloignement vers la Côte d'Ivoire et enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa situation. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que la préfecture avait pris un arrêté de remise de M. B aux autorités italiennes, constituant une mesure d'exécution du jugement. Par conséquent, les conclusions de la requête ont perdu leur objet et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2507146(TA38-2507146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'attribution d'un logement adapté à ses besoins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de la commission de médiation qu'elle invoquait, en méconnaissance des articles R. 778-2 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2508080(TA38-2508080)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un trop-perçu d'aide personnelle au logement de 3 406,98 euros réclamé par la CAF de la Haute-Savoie. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait que des affirmations générales sur l'absence d'erreur et la précarité financière, sans être assortie de précisions ou de justificatifs suffisants pour en apprécier le bien-fondé. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, la requérante n'y a pas donné suite. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2300823(TA38-2300823)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une opposition à une contrainte émise par la CAF de l’Isère pour recouvrer un indu d’allocation de logement sociale de 1 886 euros. La requérante contestait le bien-fondé de cet indu. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant irrecevable la contestation du bien-fondé de l’indu, faute pour Mme A d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 825-2 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2507121(TA38-2507121)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de dette de prime d'activité (1 044,75 euros) opposé par la CAF de la Haute-Savoie. La requérante s’était bornée à invoquer sa bonne foi et sa situation précaire sans fournir les précisions ou justificatifs nécessaires, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le moyen soulevé n’était pas assorti des éléments permettant d’en apprécier le bien-fondé. La décision se fonde également sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale relatif aux conditions de remise des indus de prime d’activité.
N° TA38-2409275(TA38-2409275)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme G et de Mme A G, qui contestaient l'arrêté du 30 septembre 2024 par lequel le maire de Morillon leur avait infligé une astreinte journalière de 300 euros pour non-respect d'une mise en demeure de remise en état de leur terrain. La juridiction a écarté les moyens soulevés, jugeant notamment que les irrégularités alléguées du procès-verbal d'infraction et de la mise en demeure étaient inopérantes, et que l'astreinte, fondée sur l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme, était légalement justifiée. La solution retenue confirme la légalité de la procédure administrative engagée par la commune pour faire cesser des travaux non autorisés.