Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504189(TA38-2504189)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, contestant l'arrêté préfectoral du 10 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté du séjour (7 mois) et de l'absence de liens privés et familiaux stables en France. Le tribunal a également jugé que la fixation du pays de destination ne violait pas l'article 3 de la même Convention, faute de preuve de risques personnels graves en cas de retour au Kosovo. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été considérée comme suffisamment motivée et proportionnée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504195(TA38-2504195)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 12 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut de communication d'éléments, faute de base légale imposant une procédure contradictoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par la préfète.
N° TA38-2504623(TA38-2504623)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de carte de séjour "membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne" présentée par M. B, ressortissant sénégalais époux d'une ressortissante belge. Le juge a rappelé que la condition d'urgence est en principe constatée en cas de refus de titre de séjour, mais a estimé que, dans le cas d'espèce, le requérant devait justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité d'une mesure provisoire. La décision ne précise pas la solution finale retenue sur la suspension, mais elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 233-2 et R. 233-17, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-1908222(TA38-1908222)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral autorisant un projet d'aménagement contre les crues et de restauration de la rivière La Joyeuse, constate que cet arrêté a été annulé par un arrêt définitif de la Cour administrative d'appel de Lyon. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation de la requête. Il rejette également les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409420(TA38-2409420)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de justifier de liens privés et familiaux anciens et stables en France. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a jugé que Mme A ne pouvait se prévaloir des dispositions relatives au séjour des membres de famille de citoyens de l'Union européenne, faute de démontrer que ses enfants remplissaient les conditions prévues à l'article L. 233-1 du même code. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2409389(TA38-2409389)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur le refus définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 du CESEDA), était signée par une autorité compétente et ne méconnaissait pas son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), compte tenu de la brièveté de son séjour et de ses attaches familiales au Sénégal. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH concernant la fixation du pays de destination.
N° TA38-2401825(TA38-2401825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A contestant le permis de construire délivré par le maire de Novalaise à la SCCV Novalaise Vaizieux pour un ensemble de 24 logements. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des règles d'implantation, d'espaces verts et de desserte du plan local d'urbanisme, ainsi que l'absence de qualité du pétitionnaire. Le tribunal a jugé que le rejet du recours gracieux ne valait pas reconnaissance implicite d'illégalité et que l'attestation du pétitionnaire suffisait, sans que l'administration ait à vérifier sa validité en l'absence de fraude. La solution s'appuie sur les articles R. 423-1 et R. 431-5 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2409362(TA38-2409362)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui dispensait le préfet de saisir la commission du titre de séjour. Enfin, le requérant n'a pas démontré l'existence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2208019(TA38-2208019)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, qui demandait l'annulation du refus du préfet de l'Isère d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de la durée limitée de séjour régulier de l'intéressé et de ses précédents manquements aux obligations de quitter le territoire. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2506320(TA38-2506320)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A et M. C, qui demandaient la décharge de taxes foncières pour 2023 et 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de rejet de leur réclamation préalable par l'administration fiscale, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2508205(TA38-2508205)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, concerne le défaut d'exécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 20 mai 2025. Celle-ci enjoignait à l'administration de statuer explicitement sur la demande de titre de séjour de M. A et de lui délivrer un document l'autorisant à travailler, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Constatant que la préfète n'a pas pris de décision explicite et n'a délivré qu'une attestation de prolongation d'instruction sans autorisation de travail, le juge fait droit à la demande de M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il porte le montant de l'astreinte à 400 euros par jour de retard pour les deux injonctions, à compter de la notification de la présente décision, en raison du "mauvais vouloir persistant" de l'administration.
N° TA38-2006605(TA38-2006605)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté inter-préfectoral des 23 juillet et 3 août 2020 instituant des servitudes d'utilité publique de sur-inondation pour protéger plusieurs communes des crues de la rivière Joyeuse. La solution retenue est fondée sur l'annulation, par la cour administrative d'appel de Lyon, de l'arrêté de déclaration d'utilité publique du projet sous-jacent, devenu définitif, ce qui entraîne l'annulation par voie de conséquence de l'arrêté contesté. Les requérants, propriétaires fonciers concernés, ont été jugés recevables à agir.
N° TA38-2402004(TA38-2402004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé un arrêté modificatif des préfets de la Drôme et de l'Isère (février 2024) relatif à l'autorisation environnementale d'un projet d'aménagement contre les crues et de restauration de la rivière "La Joyeuse". La solution retenue est que cet arrêté modificatif est illégal par voie de conséquence de l'annulation, par la cour administrative d'appel de Lyon, de l'autorisation initiale d'octobre 2019. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la défense, considérant que l'annulation de l'acte initial ne prive pas d'objet le recours contre l'acte modificatif. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'environnement et du code de justice administrative.
N° TA38-2508677(TA38-2508677)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en référé de Mme A B, qui demandait à ce qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, notamment en raison de sa grossesse et de l'impossibilité de voyager, mais le juge constate que sa demande de titre, déposée le 9 janvier 2025, a fait l'objet d'une décision implicite de rejet après quatre mois de silence, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui n'est pas permis par ce texte. Le juge rappelle que la requérante peut contester la décision implicite de rejet par un recours pour excès de pouvoir ou un référé-suspension, mais rejette la demande comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2507575(TA38-2507575)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une demande d'exécution d'une ordonnance de référé du 21 mars 2025, qui avait suspendu le rejet implicite de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, et enjoint à la préfète de l'Isère de statuer explicitement sous un mois. Constatant que l'administration n'a pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, le juge de l'exécution relève que la simple saisine de la commission du titre de séjour pour novembre 2025 ne constitue pas une diligence suffisante. La solution retenue est donc l'ouverture d'une procédure juridictionnelle pour prescrire des mesures d'exécution, potentiellement sous astreinte, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, en lien avec l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
N° TA38-2506853(TA38-2506853)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’une demande de modification des ordonnances des 15 novembre 2024 et 3 avril 2025, qui enjoignaient à la préfète de l’Isère de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour provisoire. Le requérant sollicitait également la liquidation de l’astreinte pour inexécution. Le juge des référés a rejeté l’ensemble des conclusions, estimant que l’administration avait finalement exécuté les injonctions en délivrant un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu’au 4 septembre 2025, et que la demande de modification n’était plus fondée sur un élément nouveau. La demande de liquidation de l’astreinte a été rejetée comme irrecevable, cette compétence relevant du juge de l’exécution en application des articles L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2303714(TA38-2303714)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant la récupération d’un indu de revenu de solidarité active (RSA), de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement, ainsi que des pénalités administratives, pour un montant total de 13 112,20 euros sur la période de mars 2021 à février 2023. La juridiction a jugé que les indus étaient fondés, que la bonne foi de la requérante n’était pas établie et que la pénalité pour manœuvres frauduleuses était justifiée. La décision s’appuie sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, et L. 351-11 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2301837(TA38-2301837)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande de renouvellement de son certificat de résidence, présentée après l'expiration du délai légal, devait être considérée comme une première demande, rendant inapplicables les stipulations de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien. Il a également estimé que M. B ne pouvait se prévaloir de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public. La solution retenue s'appuie sur les articles 6 et 7 bis de l'accord franco-algérien de 1968, ainsi que sur l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2508680(TA38-2508680)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré un rendez-vous au requérant, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement, admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle, mais a rejeté sa demande de frais irrépétibles. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2100770(TA38-2100770)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Roussieux d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de la Drôme, qui refusait d’exercer ses pouvoirs de police spéciale de l’eau pour faire cesser le captage et la dérivation de la source de la Merme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, reconnaissant l’intérêt à agir de la commune. Sur le fond, il a jugé que la source de la Merme constitue un cours d’eau au sens de l’article L. 215-7-1 du code de l’environnement et que le préfet, en vertu de l’article L. 215-7 du même code, est tenu d’assurer le libre cours des eaux. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de prendre les mesures nécessaires pour régulariser la situation du captage et assurer le libre écoulement des eaux.