Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503643(TA38-2503643)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, de nationalité algérienne, qui contestaient les arrêtés du 24 février 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA38-2503642(TA38-2503642)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du 24 février 2025 de la préfète de l'Isère leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2507076(TA38-2507076)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté sous astreinte. En défense, la préfète de l’Isère a fait valoir que la commission d’attribution avait attribué un logement à l’intéressée le 6 août 2025. Constatant que cette décision postérieure rendait les conclusions de la requête sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503639(TA38-2503639)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le dépassement du délai prévu à l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour édicter une obligation de quitter le territoire français est sans incidence sur sa régularité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation, l'injonction et les frais de justice.
N° TA38-2507266(TA38-2507266)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige relatif au refus de renouvellement d’une carte de résident opposé par le préfet du Val-de-Marne à Mme A. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, car la requérante résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent pour connaître du recours pour excès de pouvoir.
N° TA38-2507837(TA38-2507837)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation, avant le 31 octobre 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T4-T5) n'avait été proposée au requérant, le juge a fait droit à sa demande. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2507497(TA38-2507497)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus du président du conseil départemental de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, M. A n'a pas produit la preuve de ce recours dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA38-2503638(TA38-2503638)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de 12 mois. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence récente en France et de l'absence d'attaches familiales établies. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a estimé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2507676(TA38-2507676)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation pour un logement de type T3, demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui attribuer un logement. Le tribunal a constaté qu'une offre de logement adaptée à ses besoins lui avait été faite le 11 mars 2025, mais que l'attribution n'avait pu aboutir en raison du défaut de fourniture des justificatifs nécessaires par le requérant. En conséquence, la carence de l'administration n'étant pas établie, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées.
N° TA38-2503631(TA38-2503631)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 mars 2025 par lequel le préfet de l'Isère obligeait M. F, ressortissant angolais, à quitter le territoire français. L'annulation est motivée par l'incompétence de l'auteur de l'acte, signé par délégation d'un ancien préfet, alors que la préfète en fonction disposait seule du pouvoir de signature. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. F dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. La décision se fonde sur les articles L. 911-2 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code, ainsi que sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2507914(TA38-2507914)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur, née du silence gardé sur son recours hiérarchique dirigé contre un refus de naturalisation du préfet de l’Isère. Le tribunal constate que, en application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Nantes est seul compétent pour connaître des recours contre les décisions du ministre chargé des naturalisations prises sur le fondement de l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, il ordonne le renvoi du dossier de la requête au tribunal administratif de Nantes.
N° TA38-2502863(TA38-2502863)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème chambre) a rejeté la requête de M. A C, ressortissant colombien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation de l'arrêté. Il a jugé que la simple promesse d'embauche du requérant ne constituait pas un motif exceptionnel ou une considération humanitaire justifiant un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502861(TA38-2502861)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante colombienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation de l'arrêté. Elle a jugé que la durée de présence en France, la formation linguistique et la promesse d'embauche de l'intéressée ne constituaient pas des considérations humanitaires ou motifs exceptionnels justifiant un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502834(TA38-2502834)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour "travailleur saisonnier" à M. A, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en contestant la réalité de l'offre d'emploi sur le seul fondement d'un incident postal, alors que le requérant avait produit des pièces établissant l'activité de son employeur. Cette annulation implique le réexamen de la demande de M. A dans un délai de deux mois. La décision se fonde sur l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504267(TA38-2504267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus, prise après avis du collège de médecins de l'OFII, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le requérant pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.
N° TA38-2504265(TA38-2504265)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 9 avril 2025 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas le droit d’être entendu, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la décision d’interdiction de retour sur le territoire français a été validée.
N° TA38-2508722(TA38-2508722)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une requête de M. A B contestant des saisies administratives à tiers détenteur pour des impayés de crèche et de cantine scolaire auprès de la commune de Toulon, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1, R. 351-3 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Toulon, seul compétent car l’autorité ayant pris les décisions attaquées (le centre des finances publiques de Toulon) a son siège dans le ressort de cette juridiction.
N° TA38-2508921(TA38-2508921)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté du préfet de la Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal constate que le requérant résidait à Narbonne (Aude) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Montpellier. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2508955(TA38-2508955)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 28 mai 2025 refusant un titre de séjour à Mme A, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le juge des référés constate que la requête en annulation de l’obligation de quitter le territoire français a déjà suspendu son exécution en application de l’article L. 722-7 du CESEDA, rendant les conclusions irrecevables. Pour les autres décisions, il estime qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, défaut de base légale, erreur de droit) n’est propre à créer un doute sérieux sur leur légalité. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502831(TA38-2502831)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 7 mars 2025 de la préfète de la Dordogne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, faute d'éléments pertinents qu'il aurait été empêché de présenter. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes généraux du droit de l'Union européenne.