Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 352/1714

OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504879(TA38-2504879)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales (annulation du refus implicite de titre de séjour et injonction), ce désistement étant pur et simple. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute d’urgence et de dépôt de dossier. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 900 euros à M. B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508703(TA38-2508703)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités bulgares. Le tribunal a d'abord admis provisoirement M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 18 du règlement n°2725/2000, l'obligation d'information relative au fichier Eurodac étant distincte de la procédure de détermination de l'État responsable. Enfin, le tribunal a considéré que M. B n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir l'existence de défaillances systémiques en Bulgarie justifiant l'application de la clause dérogatoire de l'article 3.2 du règlement n°604/2013.

Résumé IA
DécisionAutorisationPARTIEL

TA38-2508323(TA38-2508323)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous le 29 septembre 2025, le juge a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, la demande d'injonction de délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail a été rejetée, car cette délivrance est subordonnée au dépôt effectif d'un dossier complet, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2508520(TA38-2508520)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension d’une décision du maire de Vif refusant une dérogation au périmètre scolaire pour l’enfant A D, l’affectant à l’école de secteur. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la rentrée scolaire et des moyens tirés de l’insuffisance de motivation, de l’erreur de droit et de la méconnaissance de l’intérêt supérieur de l’enfant. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas caractérisée au regard de l’intérêt public attaché à la carte scolaire et des possibilités d’organisation familiale. La décision s’appuie sur les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les textes relatifs à la sectorisation scolaire.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2507773(TA38-2507773)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B pour liquider l'astreinte de 100 euros par jour prononcée par une ordonnance du 18 juin 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de regroupement familial. Constatant l'inexécution totale de cette décision, le juge a fait droit à la demande sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative. Il a porté le taux de l'astreinte à 200 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance, en raison du mauvais vouloir de l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103700(TA38-2103700)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat CGT CHS Saint-Egrève. Il a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre "toutes décisions relatives au projet" car non identifiées. Sur le fond, le tribunal a estimé que la délibération du 9 avril 2021 autorisant un bail emphytéotique pour un centre de crise pour adolescents n'était pas entachée d'un vice de procédure, les consultations du CHSCT et du CTE n'étant pas obligatoires en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal s'appuyant sur le code de la santé publique et la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2102723(TA38-2102723)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'un recours de plein contentieux par Mme F E, a rejeté sa contestation de l'ordonnance de taxation des frais d'expertise rendue par le président du Tribunal Administratif de Lyon. La requérante contestait le montant des honoraires de l'expert, le docteur B, fixé à 4 080 euros. Le tribunal a jugé que l'état de frais, détaillant 16 heures de travail à 250 euros de l'heure, était cohérent avec la mission accomplie (organisation d'un accedit, rédaction d'un pré-rapport et d'un rapport définitif) et que les honoraires n'étaient pas excessifs au regard des critères de l'article R. 621-11 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2506006(TA38-2506006)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C B, agent de l’éducation nationale. Cette mesure vise à évaluer les préjudices autres que patrimoniaux subis suite à un accident de service reconnu en 2020 et à une rechute en 2024. La rectrice de l’académie de Grenoble ne s’est pas opposée à cette demande. L’expertise a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d’un éventuel recours en responsabilité contre l’État.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508648(TA38-2508648)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de 36 mois. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas un délai franc et ayant expiré le 18 août 2025 à minuit, alors que la requête a été enregistrée le 19 août 2025. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et le caractère disproportionné de l'interdiction de retour.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2507914(TA38-2507914)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur, née du silence gardé sur son recours hiérarchique dirigé contre un refus de naturalisation du préfet de l’Isère. Le tribunal constate que, en application de l’article R. 312-18 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Nantes est seul compétent pour connaître des recours contre les décisions du ministre chargé des naturalisations prises sur le fondement de l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En conséquence, il ordonne le renvoi du dossier de la requête au tribunal administratif de Nantes.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507497(TA38-2507497)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant le refus du président du conseil départemental de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, M. A n'a pas produit la preuve de ce recours dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2507837(TA38-2507837)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation, avant le 31 octobre 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T4-T5) n'avait été proposée au requérant, le juge a fait droit à sa demande. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2507266(TA38-2507266)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige relatif au refus de renouvellement d’une carte de résident opposé par le préfet du Val-de-Marne à Mme A. Le tribunal se déclare incompétent territorialement en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, car la requérante résidait dans le Val-de-Marne à la date de la décision attaquée. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Melun, seul compétent pour connaître du recours pour excès de pouvoir.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA38-2507076(TA38-2507076)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté sous astreinte. En défense, la préfète de l’Isère a fait valoir que la commission d’attribution avait attribué un logement à l’intéressée le 6 août 2025. Constatant que cette décision postérieure rendait les conclusions de la requête sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408003(TA38-2408003)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Cassmad contestant la décision de non-opposition à déclaration préalable prise par le maire d'Annecy. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait qu'un moyen de légalité externe manifestement infondé (compétence du signataire établie) et des moyens inopérants (non-respect du règlement sanitaire et défaut d'usage des pouvoirs de police générale). Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance. La SCI Cassmad a été condamnée à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505353(TA38-2505353)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement du certificat de résidence de M. B, ressortissant algérien, en qualité de conjoint de Française. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée pour un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 6-2 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamné l’État à verser 500 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2508525(TA38-2508525)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un récépissé valable pendant l'instance, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet. Il a néanmoins admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504278(TA38-2504278)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante croate, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. La juridiction a estimé que le comportement de la requérante, caractérisé par des faits de vol et des infractions routières établis, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504267(TA38-2504267)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus, prise après avis du collège de médecins de l'OFII, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le requérant pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504265(TA38-2504265)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 9 avril 2025 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas le droit d’être entendu, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la décision d’interdiction de retour sur le territoire français a été validée.

Résumé IA