Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508918(TA38-2508918)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par la préfète de l'Isère pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, faire droit à la demande de M. A reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet, ce que le juge des référés ne peut ordonner. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508782(TA38-2508782)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait le rejet de sa demande de naturalisation par la préfète de l'Isère, au motif qu'il n'avait pas reçu la convocation à un entretien. Le juge a estimé que la demande de M. A, qui tendait à faire obstacle à l'exécution de la décision administrative, était manifestement irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101691(TA38-2101691)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation de la décision du maire d'Alex refusant de réglementer le stationnement sur le Passage des Pruniers. La requérante soutenait que le stationnement gênait l'accès à sa propriété, mais le tribunal a estimé qu'elle n'en apportait pas la preuve, la voie présentant une largeur suffisante (6 à 8 mètres) et aucun document ne démontrant une impossibilité ou des difficultés réelles d'accès. La solution retenue est fondée sur l'article L. 2213-2 du code général des collectivités territoriales, qui permet au maire de réglementer le stationnement, sans que cela constitue une obligation en l'absence de nécessité établie. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et Mme C a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2508768(TA38-2508768)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B contestant le rejet implicite de sa demande de rattachement de ses trois enfants à son compte d'allocations sociales. La requête a été jugée tardive, car introduite au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision de rejet implicite est née du silence gardé par le président du conseil départemental sur le recours administratif de Mme B. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2502868(TA38-2502868)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 7 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait un titre de séjour à Mme C, ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un Français, de ses attaches familiales en France et de son intégration professionnelle. Le tribunal a également relevé une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à Mme C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303285(TA38-2303285)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, ressortissant russe, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l’Isère. Le tribunal a jugé que cette décision implicite avait été remplacée par un arrêté explicite du 2 mars 2017, rejetant la demande et obligeant l’intéressé à quitter le territoire, et a donc requalifié les conclusions comme dirigées contre cet arrêté. Après examen, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation et a rejeté la requête, considérant que l’arrêté ne méconnaissait ni les dispositions de l’article L. 313-11 7° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303273(TA38-2303273)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant malien, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur l’article L. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, au motif que l’épouse résidait déjà irrégulièrement en France, sans avoir à examiner les autres conditions. Il a également estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501884(TA38-2501884)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant étranger, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), estimant que ce droit avait été satisfait lors de l'instruction de sa demande d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté pris sur le fondement du 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suite au rejet définitif de sa demande d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502240(TA38-2502240)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, de nationalité mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que la présence de M. A en France depuis seulement trois ans et trois mois, son célibat et l'absence de motifs exceptionnels ou humanitaires ne justifiaient pas une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été considérée comme proportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2406568(TA38-2406568)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné quatre requêtes de M. A B contestant des décisions de la CAF de la Haute-Savoie et du département. Les litiges portent sur des indus de prime exceptionnelle de fin d'année (2021 et 2022) et de revenu de solidarité active (RSA), ainsi que sur la suppression de son droit au RSA. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant notamment que les moyens soulevés (défaut de motivation, absence de preuve de l'indu, bonne foi) n'étaient pas fondés et que certaines requêtes étaient tardives. Les décisions s'appuient sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives au RSA et aux indus de prestations.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403902(TA38-2403902)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A dirigée contre un permis de construire délivré le 27 décembre 2023 par le préfet de la Haute-Savoie pour un stand de tir ouvert destiné au ministère des armées. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité du recours pour excès de pouvoir, en application de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. Le juge a constaté que le requérant, dont la propriété est située à deux kilomètres du projet, n'établissait pas que la construction était de nature à affecter directement ses conditions d'occupation ou de jouissance, se bornant à invoquer sa qualité de citoyen de la commune.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502925(TA38-2502925)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de l'absence de preuve d'une présence continue en France avant 2016 et du défaut de contribution à l'entretien de son enfant français. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508596(TA38-2508596)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin au versement de l'allocation pour demandeur d'asile de M. C... A... à compter du 1er juin 2025. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII ayant cessé le versement avant l'expiration du délai de quinze jours imparti à l'intéressé pour présenter ses observations. Le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir l'allocation avec effet rétroactif au 1er juin 2025, sans astreinte, et a condamné l'office à verser 900 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504267(TA38-2504267)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus, prise après avis du collège de médecins de l'OFII, ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que le requérant pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502831(TA38-2502831)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 7 mars 2025 de la préfète de la Dordogne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, faute d'éléments pertinents qu'il aurait été empêché de présenter. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes généraux du droit de l'Union européenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2502834(TA38-2502834)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour "travailleur saisonnier" à M. A, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en contestant la réalité de l'offre d'emploi sur le seul fondement d'un incident postal, alors que le requérant avait produit des pièces établissant l'activité de son employeur. Cette annulation implique le réexamen de la demande de M. A dans un délai de deux mois. La décision se fonde sur l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2504238(TA38-2504238)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant béninois, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la préfète a méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B justifiait de la réalité et du sérieux de ses études, malgré des échecs initiaux, en validant ses semestres en BTS. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention "étudiant".

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504265(TA38-2504265)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 9 avril 2025 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de l’arrêté. Il a également jugé que la décision d’éloignement ne méconnaissait pas le droit d’être entendu, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la décision d’interdiction de retour sur le territoire français a été validée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504278(TA38-2504278)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante croate, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. La juridiction a estimé que le comportement de la requérante, caractérisé par des faits de vol et des infractions routières établis, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2508525(TA38-2508525)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un récépissé valable pendant l'instance, le juge a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet. Il a néanmoins admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocat au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA