Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507790(TA38-2507790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. B afin d’assurer l’exécution d’une précédente ordonnance du 6 mai 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l’Isère de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, mesures qui n’ont pas été exécutées. Constatant l’absence de réexamen et l’expiration de l’attestation de prolongation d’instruction, le juge a estimé que la situation d’urgence persistait et a modifié le dispositif de l’ordonnance initiale pour en assurer l’exécution. La solution retenue vise à garantir l’effectivité des mesures ordonnées, en application des articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507522(TA38-2507522)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. B C. Ce dernier sollicitait une injonction pour obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le préfet de la Drôme ayant délivré ce récépissé le 22 juillet 2025, postérieurement à l'introduction de la requête, la demande est devenue sans objet. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice, sous réserve des conditions de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2303608(TA38-2303608)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SCI Manolou, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2021 concernant un meublé de tourisme situé aux Gets. La juridiction a jugé que la taxe était due, car au 1er janvier 2021, le bien n'était pas encore proposé à la location saisonnière (le mandat de gestion ayant été signé en novembre 2021) et que la SCI en conservait la libre disposition. Les erreurs matérielles (année et adresse) dans la décision de rejet et l'avis d'imposition ont été considérées comme sans incidence sur le bien-fondé de l'impôt. La solution retenue s'appuie sur les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.
N° TA38-2301727(TA38-2301727)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait le plafonnement de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2022. La requérante ne remplissait pas la condition d’habitation principale au 1er janvier 2022, date d’appréciation de la situation fiscale, son logement étant alors loué puis en travaux. Le tribunal a appliqué les articles 1415 et 1391 B ter du code général des impôts, rappelant que la situation financière précaire invoquée ne pouvait suppléer le défaut de cette condition légale.
N° TA38-2507073(TA38-2507073)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 27 mars 2025, avant le 30 septembre 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) n'avait été proposée, le juge a fait droit à la demande de plein contentieux. L'injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2507753(TA38-2507753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d'une demande de liquidation de l'astreinte de 100 euros par jour prononcée par une ordonnance du 8 juillet 2025, en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction de statuer sur sa demande de titre de séjour. Constatant l'absence d'exécution sur une période de 21 jours, le tribunal a liquidé provisoirement l'astreinte à la somme de 2 100 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Il a rejeté la demande de réévaluation du montant de l'astreinte et a condamné l'État à verser 600 euros à M. B au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2508068(TA38-2508068)
Le tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent car le requérant résidait à Nanterre (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée.
N° TA38-2507614(TA38-2507614)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A et Mme D d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour et se voir délivrer un récépissé avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant convoqué les requérants, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée car elle se heurtait à une contestation sérieuse, le dépôt d'un dossier complet n'ayant pas encore été effectué. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2507954(TA38-2507954)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en suspension et injonction concernant le refus implicite de titre de séjour opposé par la préfète de l'Isère. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. L'intervention de l'association l'Amicale du nid a été jugée sans objet. En application de l'article 37 de la même loi, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de Mme A, sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2507934(TA38-2507934)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait la suspension des décisions de la préfète de l'Isère refusant d'enregistrer ses demandes de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir opposée par la préfète, jugeant que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que l'absence de pièces rendait impossible l'instruction de la demande. Par conséquent, la requête en référé suspension a été déclarée irrecevable.
N° TA38-2507788(TA38-2507788)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que le requérant ne justifiait pas d'une modification immédiate et grave de sa situation matérielle. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées, et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été refusée.
N° TA38-2507603(TA38-2507603)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B C sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative afin de modifier une précédente ordonnance du 20 février 2025, en raison de l'absence d'exécution intégrale de celle-ci par la préfète de l'Isère. La requérante soutenait que l'administration n'avait pas pris de décision explicite sur sa demande de renouvellement de titre de séjour dans le délai imparti, ce qui compromettait sa formation en soins infirmiers et son activité professionnelle. Le tribunal a constaté que la préfète n'avait pas réexaminé la situation dans les délais, constituant un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA38-2508276(TA38-2508276)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 juillet 2025 par laquelle la préfète de la Savoie a suspendu le permis de conduire de M. A pour une durée de sept mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré l'impossibilité d'utiliser d'autres modes de transport ou de recourir à des tiers pour ses déplacements professionnels, médicaux et familiaux, malgré ses problèmes de santé et la situation de sa fille handicapée. La requête a ainsi été rejetée sans audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2508360(TA38-2508360)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, mais la demande visait en réalité à faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, née du silence de l'administration. Le juge a considéré que cette demande ne relevait pas de l'article L. 521-3, qui interdit de prononcer des mesures faisant obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2507335(TA38-2507335)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B à un rendez-vous sous huit jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, titulaire d'un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, justifiait de l'urgence en raison de sa situation irrégulière et précaire, et démontrait l'impossibilité d'effectuer sa demande en ligne en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable. La condition d'urgence a été présumée compte tenu du renouvellement d'un titre de séjour.
N° TA38-2508066(TA38-2508066)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande de suspension de deux décisions préfectorales : le refus de délivrer une attestation de prolongation d’instruction et le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Concernant le premier refus, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, la préfète ayant délivré l’attestation en cours d’instance. Sur le second refus, le juge a rappelé que la délivrance d’une attestation de prolongation n’empêche pas la naissance d’une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également précisé que la condition d’urgence est présumée remplie en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour.
N° TA38-2301137(TA38-2301137)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de M. A C, propriétaire de deux studios à Grenoble, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022. Le tribunal a fait droit à sa demande de décharge. Il a jugé que, bien que les logements soient meublés et destinés à la location, le requérant a démontré qu'il ne pouvait pas en disposer librement au 1er janvier 2022, en raison d'un mandat de gestion limitant son usage personnel et de l'impossibilité pour sa famille de les occuper. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le tribunal a considéré que M. C n'avait pas la disposition ou la jouissance des locaux à titre privatif, ce qui exclut l'imposition à la taxe d'habitation.
N° TA38-2300950(TA38-2300950)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d'une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, concernant un appartement et un garage achevés le 30 juillet 2019. Les requérants soutenaient avoir droit à l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions neuves à usage d'habitation, en raison du dépôt de la déclaration modèle H2 dans les délais. Le tribunal a examiné les versions successives de l'article 1383, applicables respectivement en 2020 et 2021, ainsi que les dispositions transitoires liées à la réforme de la taxe foncière. La solution retenue par le jugement n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le bien-fondé des impositions en litige.
N° TA38-2507671(TA38-2507671)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C. La condition d'urgence a été présumée satisfaite, le refus portant sur le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA38-2507083(TA38-2507083)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 30 janvier 2025 pour un logement de type T1-T2. Constatant qu'aucune offre n'avait été faite dans les délais légaux, le juge a enjoint le relogement avant le 30 septembre 2025, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.