Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507927(TA38-2507927)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 novembre 2025, régularisant ainsi sa situation durant l'examen de sa demande. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2508232(TA38-2508232)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Grenoble du 12 juin 2025 réglementant les horaires d'ouverture des épiceries de nuit. Les requérantes, deux SASU exploitant ce type d'établissement, n'ont pas démontré l'urgence nécessaire à l'obtention d'une suspension, faute de justifier d'un préjudice financier grave et immédiat. Le juge a notamment relevé que les projections de perte de chiffre d'affaires produites étaient insuffisamment étayées et ne permettaient pas d'établir une menace pour la pérennité des sociétés. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit procédé à un examen de la légalité de l'arrêté.
N° TA38-2508239(TA38-2508239)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de démarches suffisantes entre juillet 2024 et juin 2025 et s'étant maintenue en situation irrégulière pendant plusieurs années sans démontrer une menace immédiate pour sa situation personnelle ou professionnelle. L'ordonnance admet provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle mais rejette le surplus de ses conclusions.
N° TA38-2508388(TA38-2508388)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre à la préfète de l'Isère de renouveler son attestation de prolongation d'instruction, afin de pouvoir continuer à travailler. Le tribunal a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 1er février 2025, avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er juin 2025. En conséquence, il ne pouvait être enjoint à la préfète de délivrer une nouvelle attestation, et il appartenait à l'intéressée de contester ce refus par les voies de droit appropriées.
N° TA38-2508359(TA38-2508359)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D C et M. A B contestant l'arrêté du 5 août 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie les a mis en demeure de quitter les lieux sous 24 heures. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la commune de Brenthonne, bien que non inscrite au schéma départemental, pouvait solliciter l'intervention du préfet sur le fondement de l'article 9-1 de la loi du 5 juillet 2000, dès lors que le stationnement portait atteinte à la tranquillité publique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles 9 et 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 et l'article L. 5211-9-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2508361(TA38-2508361)
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C. Celui-ci contestait le refus du directeur par intérim du service national des métiers de l'encadrement du ski et de l'alpinisme de le laisser poursuivre son cursus de formation de moniteur de ski alpin, en raison de l'invalidation de son "common training test". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la prochaine session de formation n'était pas imminente et que le requérant pouvait encore travailler durant la saison hivernale 2025. En conséquence, la requête a été rejetée par une ordonnance motivée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales invoquées.
N° TA38-2508384(TA38-2508384)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 juillet 2025 par lequel le préfet de l'Isère a refusé le renouvellement du titre de séjour "passeport talent-carte bleue européenne" de M. E, ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la mise en œuvre de cette procédure, n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une situation d'urgence rendant indispensable une intervention dans les 48 heures, malgré le risque de rupture de son contrat de travail. La décision rappelle que le seul refus de renouvellement d'un titre de séjour ne constitue pas une telle urgence, même si une présomption d'urgence existe pour un référé suspension classique (article L. 521-1).
N° TA38-2508145(TA38-2508145)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande du ministre de la justice, maître d'ouvrage, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. La requête visait à obtenir une mesure d'expertise préventive avant le début des travaux de restructuration du bâtiment de l'unité éducative de milieu ouvert (UEMO) Elie Vernet à Grenoble. Le juge a désigné un expert avec pour mission de dresser un état descriptif des constructions avoisinantes, de recenser les dégradations existantes et, le cas échéant, d'analyser les causes des dommages survenant en cours de chantier. Cette décision a été prise en raison du caractère utile de la mesure pour prévenir d'éventuels litiges liés aux travaux publics.
N° TA38-2503406(TA38-2503406)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que l'activité professionnelle de la requérante ne constituait pas un motif exceptionnel ou humanitaire au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour irrégulier et de la situation de son époux, également en situation irrégulière.
N° TA38-2503562(TA38-2503562)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension du refus implicite de regroupement familial opposé à Mme A, dès lors que le recours en annulation contre cette décision avait déjà été rejeté par un jugement du 8 juillet 2025. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et le rejet des conclusions présentées au titre des frais de justice. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503258(TA38-2503258)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. C et Mme A, ressortissants indiens, dirigées contre les arrêtés du préfet de la Drôme du 20 février 2025 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés manquait en fait. Il a également estimé que, compte tenu de la brièveté de leur séjour en France et de l'absence de liens personnels stables et intenses, les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2504061(TA38-2504061)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 17 mars 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, incluant l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502549(TA38-2502549)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi en référé par M. B pour demander la suspension d’un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par un jugement du 27 mai 2025, le tribunal a annulé cet arrêté et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour. M. B s’est ensuite désisté de ses conclusions en suspension et en injonction, désistement dont il a été donné acte par ordonnance du 8 août 2025. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2505113(TA38-2505113)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 17 avril 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie refusait un titre de séjour à Mme A C, ressortissante cap-verdienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son ancienneté de présence en France et de la présence de son conjoint ressortissant européen et de leurs deux enfants nés en France. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme A C et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA38-1902888(TA38-1902888)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble Le Florestal d'une demande en réparation des désordres affectant la copropriété, imputés aux travaux réalisés sur la route départementale 525 A par le département de l'Isère et à un défaut d'entretien du réseau d'eaux pluviales par la commune d'Allevard et son délégataire, la société Véolia Environnement. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires dirigées contre la commune d'Allevard pour irrecevabilité, faute de demande préalable. Sur le fond, il a estimé que la responsabilité du département de l'Isère n'était pas engagée, les désordres étant antérieurs aux travaux incriminés, et que celle de la société Véolia ne pouvait être retenue, l'entretien du réseau ne relevant pas de sa compétence contractuelle sur les parcelles privées. En conséquence, l'ensemble des demandes du syndicat a été rejeté, et ce dernier a été condamné à verser 1 000 euros au département de l'Isère et 1 500 euros à la commune d'Allevard au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202758(TA38-2202758)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, maréchal des logis-chef de gendarmerie, contestant une sanction de 10 jours d'arrêts pour refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'erreur de date mentionnée était une simple erreur de plume sans incidence. Il a également considéré que l'obligation vaccinale pour les militaires, fondée sur le code de la défense, était légalement applicable et que les instructions internes, accessibles sur l'intranet, constituaient une publicité adéquate. Enfin, la sanction a été jugée non discriminatoire et proportionnée, la transmission d'un certificat médical à la hiérarchie ne violant pas le secret médical.
N° TA38-2205815(TA38-2205815)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, maréchal des logis-chef de gendarmerie, d’un recours en excès de pouvoir contre sa mutation d’office dans l’intérêt du service, prononcée en raison de son refus de se conformer à l’obligation vaccinale contre la Covid-19. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une violation du secret médical, une erreur de fait et un détournement de pouvoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure médicale et disciplinaire était régulière, et que la mutation, justifiée par la protection sanitaire des militaires et des administrés, ne constituait ni une sanction déguisée ni une discrimination. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de la mutation au regard des dispositions du code de la défense et du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2206584(TA38-2206584)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ingénieure des travaux publics de l'État, qui contestait la décision du CEREMA fixant à 0,90 son coefficient de modulation individuel (CMI) pour l'indemnité spécifique de service de l'année 2020. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait commis aucune erreur manifeste d'appréciation en fixant ce coefficient, compte tenu de la promotion de l'agente et de l'évaluation de ses compétences dans ses nouvelles fonctions, sans qu'il existe un droit au maintien d'un coefficient antérieur. Il a également écarté le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement avec les agents promus en 2021, sans se prononcer sur le fond de cette comparaison. La décision s'appuie notamment sur le décret n° 2003-799 du 25 août 2003 et l'arrêté du même jour relatifs à l'indemnité spécifique de service.
N° TA38-2507346(TA38-2507346)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a admis l’intéressé au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocate sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle. La solution retenue met fin au litige portant sur l’accès au service public d’accueil des étrangers, sans qu’il soit statué sur le fond.
N° TA38-2304418(TA38-2304418)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A, propriétaire d’une parcelle à Entre-Deux-Guiers, afin d’obtenir réparation des préjudices causés par l’absence d’entretien d’un fossé communal longeant la route d’Aiguenoire, entraînant des infiltrations d’eau sur son terrain. Le tribunal a jugé que ce fossé, dépendance du domaine public routier, constitue un ouvrage public dont la commune est responsable sans faute envers les tiers pour les dommages accidentels. Constatant le lien de causalité entre le défaut d’entretien et les désordres, il a condamné la commune à indemniser Mme A et à réaliser les travaux de curage et drainage préconisés par l’expert, sous astreinte, sur le fondement des principes de responsabilité pour dommages de travaux publics, sans application spécifique des articles R.142-2 du code de la voirie ou L.2122-21 du code général des collectivités territoriales.