Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507969(TA38-2507969)
Le tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, compétent car le requérant résidait à Antony (Hauts-de-Seine) à la date de la décision attaquée.
N° TA38-2505116(TA38-2505116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme C, ressortissants macédonien et albanais, pour contester les arrêtés du 10 avril 2025 par lesquels la préfète de la Haute-Savoie leur a imposé une obligation de quitter le territoire français, fixé le pays de renvoi et prononcé une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, la préfète a retiré ces arrêtés par un nouvel arrêté du 23 juin 2025. Le tribunal a constaté que ce retrait rendait sans objet les demandes d’annulation des requérants, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté les demandes de frais de justice, en l’absence de circonstances particulières justifiant leur mise à la charge de l’État.
N° TA38-2508113(TA38-2508113)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d’obligation de quitter le territoire, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, compétent car la requérante résidait à Reims à la date de la décision attaquée.
N° TA38-2502609(TA38-2502609)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé-suspension par M. B, a constaté que sa demande était devenue sans objet. En effet, le tribunal avait déjà annulé, par un jugement du 1er juillet 2025, la décision du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour et avait enjoint à l'administration de procéder à cet enregistrement. Par conséquent, la juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505114(TA38-2505114)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme B C et M. A D, ressortissants angolais, contestant les arrêtés du préfet de la Savoie du 15 avril 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Après avoir joint les deux affaires, le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes. Il a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient ni le droit d'être entendu, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elles n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet des requêtes, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405982(TA38-2405982)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait l'absence de réponse concernant son complément indemnitaire annuel. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens ni conclusions claires, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le recours hiérarchique joint était trop imprécis pour permettre au juge de statuer.
N° TA38-2405990(TA38-2405990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. L'avis défavorable de son chef d'établissement du 5 juillet 2024 concernant sa promotion a été qualifié de mesure préparatoire non susceptible de recours. En l'absence de décision individuelle de refus d'avancement, le juge a appliqué les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506119(TA38-2506119)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme A, ressortissante albanaise bénéficiant de la protection subsidiaire, pour lui permettre de retirer son titre de voyage ou d'enregistrer sa demande. La requérante justifiait d'une urgence suffisante en raison de l'ancienneté de sa demande, malgré l'absence de projet de voyage précis. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 561-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505111(TA38-2505111)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C B A, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 17 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, en application de l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'ayant pas contesté l'arrêté dans le délai d'un mois suivant sa notification régulière. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2505112(TA38-2505112)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 4 mars 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également validé la décision de refus de titre de séjour, estimant que l'avis du collège de l'OFII était régulier et que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de renvoi ont été jugées légales.
N° TA38-2204988(TA38-2204988)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a statué sur un recours en excès de pouvoir de la société Avenir Bois, visant à être relevée et garantie par les autres intervenants à l'acte de construire (Axe Isolation, Groupe 6, TEB, CTG) pour des désordres affectant la couverture en zinc, la noue et les dalles de faux plafond d’un ouvrage du centre hospitalier de Voiron. La société requérante invoque la responsabilité délictuelle des constructeurs et sollicite, à titre subsidiaire, une limitation de sa propre part de responsabilité à 5%. Le tribunal a examiné les demandes de sursis à statuer et les appels en garantie, en application des principes de la responsabilité des constructeurs et du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le jugement porte sur la répartition des responsabilités entre les constructeurs et la mise hors de cause du Bureau Alpes Contrôles.
N° TA38-2208216(TA38-2208216)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, maréchal des logis-chef de gendarmerie, contestant sa notation pour l'année 2022. Le tribunal a jugé que la décision expresse du 20 décembre 2022 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant inopérant le moyen tiré du défaut de motivation. Il a également estimé que la procédure devant la commission des recours des militaires n'avait pas méconnu le principe du contradictoire et que les conditions de notification de la notation étaient sans incidence sur sa légalité. Enfin, la notation, qui ne faisait pas référence à des éléments médicaux mais à des manquements professionnels, n'a pas été considérée comme une sanction déguisée. La requête a été rejetée sur le fondement des dispositions du code de la fonction publique et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005.
N° TA38-2203414(TA38-2203414)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de M. B, guide de haute montagne et formateur à l’ENSA, contestant le non-renouvellement de ses contrats à durée déterminée pour les saisons 2023 et 2024. Le requérant invoquait des motifs discriminatoires liés à une politique de rajeunissement et de féminisation de l’équipe, ainsi que l’absence de preuve d’un manque d’engagement pédagogique. L’administration a justifié sa décision par des manquements professionnels, notamment un défaut de recyclage et un comportement conflictuel, et a rappelé l’absence de droit au renouvellement d’un CDD. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que les motifs avancés par l’ENSA étaient établis et ne reposaient pas sur une discrimination, en application des principes généraux de la fonction publique et des textes régissant l’ENSM.
N° TA38-2504319(TA38-2504319)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d’une demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A et l’obligeant à quitter le territoire. Par un jugement rendu le même jour, le tribunal a annulé cette décision et enjoint au préfet de réexaminer le droit au séjour de l’intéressé. En conséquence, la juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative étaient invoquées, mais la solution retenue repose sur l’annulation au fond de l’acte contesté.
N° TA38-2505857(TA38-2505857)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 7 avril 2025 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de faire droit à une demande de regroupement familial. Constatant l'absence d'exécution pendant 84 jours, le tribunal a fixé le montant total de l'astreinte à 4 200 euros et condamné l'État à verser 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La demande d'augmentation du montant de l'astreinte a été rejetée.
N° TA38-2202200(TA38-2202200)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, gendarme, qui contestait une sanction de dix jours d’arrêts (avec dispense d’exécution) pour refus de vaccination contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l’obligation vaccinale, imposée par des instructions régulièrement accessibles sur l’intranet de la gendarmerie, était légale et non discriminatoire. Il a également écarté les moyens relatifs à la violation du secret médical, à l’incompétence du signataire du certificat médical, et à l’erreur de fait, estimant que la sanction était proportionnée et fondée sur un ordre légitime. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de la fonction publique et du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005.
N° TA38-2202894(TA38-2202894)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un psychologue scolaire, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Grenoble de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie psychique. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la rectrice ne s'était pas estimée liée par l'avis défavorable de la commission de réforme. Il a également considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation, l'événement invoqué (un courriel de parent d'élève) ne constituant pas un acte malveillant imputable au service. La solution s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2504100(TA38-2504100)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauricien, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait légalement opposé la réserve d’ordre public en raison des condamnations pénales de l’intéressé pour violences conjugales répétées, sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) ni à l’intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant).
N° TA38-2406496(TA38-2406496)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant trois ordonnances du 15 mai 2024 qui avaient donné acte de son désistement d'instance concernant des titres de perception émis par la direction régionale des finances publiques. M. B soutenait ne pas avoir reçu la notification lui demandant de maintenir ses conclusions. Le tribunal a jugé qu'il n'appartient pas aux juges de première instance de réformer ou d'annuler leurs propres décisions, rendant la requête manifestement irrecevable. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503332(TA38-2503332)
Requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Savoie du 4 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour d’un an. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette le recours pour excès de pouvoir. Il estime que le préfet a pu légalement fonder la mesure sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison de l’entrée irrégulière non justifiée. La décision ne méconnaît pas l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé ne justifiant pas de liens personnels ou familiaux suffisamment anciens et intenses en France, malgré un contrat de travail sans autorisation.