Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507983(TA38-2507983)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait une mesure de reconduite à la frontière. Le juge a relevé d'office que l'administration n'avait pas édicté d'obligation de quitter le territoire français à l'encontre du requérant. En l'absence de décision administrative attaquable, les conclusions dirigées contre un acte inexistant ont été déclarées irrecevables, sur le fondement de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507549(TA38-2507549)
Requête de Mme A demandant la levée d'une obligation de quitter le territoire français imposée à son compagnon. Le tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour Mme A de justifier d'un intérêt à agir et de pouvoir représenter un tiers en justice. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504287(TA38-2504287)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. A pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le requérant, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle délivrée sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiait de l'impossibilité d'utiliser le téléservice "Anef" malgré ses diligences, conformément à l'arrêté du 28 septembre 2023 et à l'article R. 431-2 du même code. La solution retenue reconnaît le dysfonctionnement du téléservice et impose à l'administration de proposer une solution de substitution par accueil physique.
N° TA38-2208089(TA38-2208089)
Regroupement familial – Tribunal administratif de Grenoble – Non-lieu à statuer – Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que le préfet de la Haute-Savoie avait implicitement retiré la décision initiale de classement sans suite en rejetant la demande de regroupement familial par une nouvelle décision du 23 juin 2023, devenue définitive. Dès lors, les conclusions dirigées contre la décision du 17 décembre 2021 et le rejet du recours gracieux ont perdu leur objet. Il a été prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, et les demandes d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2507669(TA38-2507669)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 24 juin 2025 par lequel le maire de Rumilly a refusé à la société Franklin Roosevelt un permis de construire un immeuble de 69 logements. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'établissant pas de difficultés économiques suffisamment graves et immédiates, et l'intérêt public à la construction de logements étant relativisé par le volume modeste du projet au regard des autorisations déjà délivrées. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction ont également été rejetées. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, chaque partie conservant ses frais.
N° TA38-2507760(TA38-2507760)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil pour demandeurs d’asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que M. B n’avait pas justifié de motif légitime pour avoir présenté sa demande d’asile plus de 90 jours après son entrée en France, en application de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que sa vulnérabilité avait été prise en compte lors d’un entretien. La demande d’annulation et les conclusions accessoires ont donc été rejetées.
N° TA38-2507763(TA38-2507763)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension de la décision de clôture de l'instruction d’une demande de renouvellement de titre de séjour, a admis Mme B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Cependant, il a rejeté la demande de suspension, considérant qu’aucun moyen n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de clôture, fondée sur l’incomplétude du dossier au regard des justificatifs exigés par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2507769(TA38-2507769)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance sous astreinte d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère ayant délivré le document demandé, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’injonction. Le tribunal a également prononcé l’admission provisoire de M. A à l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2507780(TA38-2507780)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère retirant l'autorisation de regroupement familial accordée à M. B pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de manière suffisamment circonstanciée des conséquences graves et immédiates de la séparation sur sa situation personnelle et familiale. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
N° TA38-2507615(TA38-2507615)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'affectation de M. B, contrôleur des finances publiques, au service de gestion comptable de Crest. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de prise en compte de ses contraintes personnelles et familiales, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision d'affectation prise par la direction départementale des finances publiques de la Drôme. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et de l'article L. 512-18 du code général de la fonction publique.
N° TA38-2501128(TA38-2501128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il juge également que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas d'attaches familiales ou professionnelles stables en France malgré une présence de cinq ans liée à un précédent refus d'exécuter une obligation de quitter le territoire. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est accordée, mais les conclusions principales sont rejetées.
N° TA38-2506094(TA38-2506094)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à une ressortissante angolaise pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, assorti d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis avril 2025, établissant une carence de l'administration constitutive d'une décision implicite de refus de rendez-vous. La solution retenue écarte le non-lieu à statuer invoqué par la préfecture, faute de preuve de la communication effective du rendez-vous proposé au 27 juin 2025. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502255(TA38-2502255)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D C et de son épouse, Mme B A épouse C, qui contestaient les arrêtés du 24 janvier 2025 de la préfète de l'Isère. Ces arrêtés retiraient leurs titres de séjour pour fraude et les obligeaient à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la fraude était établie, notamment car M. C ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre en tant qu'ascendant de Français à charge et n'a pu justifier de la régularité de sa demande. En application des articles L. 242-1 et L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, l'administration pouvait retirer à tout moment les titres obtenus frauduleusement. Les moyens tirés de l'absence de fraude et de l'erreur manifeste d'appréciation ont donc été écartés.
N° TA38-2500370(TA38-2500370)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 27 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le requérant ne bénéficiait plus du droit au maintien en France, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée par l'OFPRA le 3 octobre 2024, conformément aux articles L. 611-1, L. 542-2 et L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de ses attaches familiales au Kosovo. Enfin, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'interdiction de retour a été écarté.
N° TA38-2408716(TA38-2408716)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du maire de Grand-Aigueblanche transformant une placette en arrêt minute. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de consultation préalable, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant une telle formalité. Il a également rejeté le moyen de détournement de pouvoir, l'arrêté visant à maintenir la circulation et limiter la gêne des secours, sans élément probant apporté par le requérant. La décision est fondée sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
N° TA38-2507600(TA38-2507600)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C visant à suspendre la délibération du jury du 30 juin 2025 prononçant son redoublement en 1ère année à l'IEP de Grenoble, ainsi que la décision de rejet de son recours gracieux du 18 juillet 2025. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue en raison de ses projets d'études au Japon, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, défaut de motivation, irrégularité des épreuves, erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, sans application des dispositions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2508281(TA38-2508281)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par la préfète de l'Isère pendant plus de quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les mesures sollicitées auraient pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui n'est pas permis dans le cadre de ce référé. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2508109(TA38-2508109)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B C. Ce dernier demandait la suspension de l'arrêté du 18 juillet 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie l'avait mis en demeure de quitter un logement occupé sans droit ni titre, propriété de l'hôpital départemental de Reignier. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, M. C s'étant placé lui-même dans la situation qu'il invoque et ne justifiant pas d'un droit d'hébergement pour son enfant. La requête est également jugée non fondée, faute pour le requérant de démontrer un bail valable, le document produit étant considéré comme un faux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007.
N° TA38-2507638(TA38-2507638)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfecture ayant délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 3 novembre 2025, régularisant ainsi sa situation administrative et lui permettant de travailler. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par Mme C tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2507643(TA38-2507643)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de délivrer à M. C, ressortissant kosovar, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a retenu l’urgence, car ce refus privait le requérant, qui travaillait et avait trois enfants à charge, de ses moyens de subsistance. Il a également estimé qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de motivation et en raison d’une méconnaissance des articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La suspension a été ordonnée, avec injonction à la préfète de délivrer un récépissé autorisant le travail sous 15 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.