Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2505879(TA38-2505879)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de provision de M. B, ressortissant kosovar, qui sollicitait la réparation des préjudices subis suite au refus implicite de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales. Le juge a rappelé que, pour accorder une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, l'obligation invoquée ne doit pas être sérieusement contestable. En l'espèce, la responsabilité de l'État pour faute n'a pas été établie avec un degré suffisant de certitude, notamment car la demande de renouvellement avait été déposée tardivement et que l'administration avait finalement délivré un titre de séjour après l'injonction du tribunal. Par conséquent, la requête de M. B a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503234(TA38-2503234)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B qui contestait la décision de la préfète de l'Isère invalidant les résultats de son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la fraude, en se fondant sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, dès lors que le poste informatique du centre d'examen n'était pas allumé à la date de l'épreuve alléguée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508037(TA38-2508037)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande de titre, déposée le 5 décembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui n'est pas permis par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508070(TA38-2508070)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D C, ressortissante brésilienne, qui demandait l’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour ou la délivrance d’un récépissé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas précisé la procédure d’urgence applicable, en méconnaissance des règles du code de justice administrative. Le tribunal rappelle que le silence de l’administration pendant quatre mois vaut décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2506496(TA38-2506496)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 26 septembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) n'avait été proposée au requérant, le juge a enjoint son logement avant le 30 septembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2506722(TA38-2506722)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. M. B avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 27 mars 2025, mais aucune offre d'hébergement ne lui avait été proposée. Le juge a fait application des dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'administration d'exécuter la décision de la commission de médiation. M. B a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

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TA38-2508024(TA38-2508024)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 16 juin 2025 maintenant M. B au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'inscription au répertoire DPS ne créant pas par elle-même une situation d'urgence au sens de cet article. Les difficultés médicales invoquées par le requérant, liées à son état de santé, n'ont pas été jugées directement imputables à cette mesure de surveillance, d'autant que le juge judiciaire y avait déjà remédié par un ordre de transfèrement. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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TA38-2508039(TA38-2508039)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour opposé à Mme B, ressortissante chinoise. La requérante invoquait l'urgence en raison de la poursuite de ses études, mais le juge a estimé que, compte tenu de la validité de son récépissé jusqu'au 27 septembre 2025, elle ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant une nécessité de bénéficier d'une mesure provisoire à très bref délai. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508050(TA38-2508050)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne sous protection temporaire, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. La juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute de justification d'une suspension de son contrat de travail, et que le délai de traitement de la requête ne permettait pas d'obtenir un rendez-vous plus proche que celui déjà fixé au 22 août 2025. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508185(TA38-2508185)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a estimé que la demande était sans objet et irrecevable, car une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante est invitée à contester cette décision implicite par les voies de droit appropriées.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2506793(TA38-2506793)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation, dans une structure d'hébergement adaptée dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue constate que l'administration n'a pas proposé d'hébergement conforme à la décision de la commission de médiation du 27 mars 2025, sans que l'urgence ait disparu. L'ordonnance applique également l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 pour admettre provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2506748(TA38-2506748)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 27 mars 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T2-T3) n'avait été proposée à l'intéressé, le tribunal a enjoint son logement avant le 30 septembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507835(TA38-2507835)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus d'abroger un arrêté municipal du 9 juillet 2024 réglementant la circulation et le stationnement à Grenoble. La requête a été jugée manifestement irrecevable, notamment car les requérants n'ont pas contesté l'arrêté initial dans les délais et n'ont apporté aucun élément nouveau depuis un précédent rejet. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à justifier l'urgence nécessaire à une suspension. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507977(TA38-2507977)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de regroupement familial présentée par M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la séparation du couple et la détresse morale invoquées ne constituant pas des circonstances particulières justifiant une mesure provisoire. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508096(TA38-2508096)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de suspension de fonctions de M. B, chef de la police municipale, prise par le syndicat intercommunal du pays de Vuache. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, la baisse de rémunération invoquée n'étant pas suffisamment grave et immédiate, et l'atteinte à la réputation n'étant pas établie. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502652(TA38-2502652)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui avait contesté le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. Le requérant s'est désisté après que la préfète lui a délivré une décision favorable se substituant à l'acte attaqué. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a rejeté la demande de frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507987(TA38-2507987)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait à ce qu'il soit enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d'instruire sa demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la requérante n'avait pas précisé la procédure d'urgence applicable parmi celles prévues par le code de justice administrative. La décision souligne également l'absence de justification concrète de l'urgence, condition nécessaire pour toute procédure de référé.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2505851(TA38-2505851)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de provision de M. A, ressortissant angolais, qui sollicitait 13 505,27 euros en réparation des préjudices subis en raison de son maintien en situation irrégulière suite au retard de la préfecture de l'Isère à instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a rappelé les obligations de l'administration, notamment la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction en application des articles R. 431-15 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a constaté que l'administration n'avait pas produit de défense et que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A une provision de 5 000 euros, tout en rejetant le surplus de la demande et en mettant à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2505570(TA38-2505570)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a condamné l'État à verser une provision de 5 350 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence par la commission de médiation de l'Isère le 19 avril 2024. La carence fautive de l'État, qui n'a pas exécuté cette décision dans le délai légal de six semaines, engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, contraint de vivre à la rue pendant neuf mois. Cette solution s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement d'urgence.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2504445(TA38-2504445)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive. Cette faute résulte du non-respect du délai de six mois imparti à la préfète de l'Isère pour proposer un logement à Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 14 décembre 2023, la proposition n'étant intervenue qu'en octobre 2024. Le tribunal a estimé que cette carence, durant la période du 14 juin au 4 novembre 2024, engage la responsabilité de l'État au titre des troubles dans les conditions d'existence, sans que la requérante n'établisse de préjudice moral ou de dégradation de sa santé mentale. En conséquence, il a condamné l'État à verser à Mme A une provision de 1 500 euros, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et a mis à sa charge une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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