Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508050(TA38-2508050)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne sous protection temporaire, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son titre de séjour. La juge des référés a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute de justification d'une suspension de son contrat de travail, et que le délai de traitement de la requête ne permettait pas d'obtenir un rendez-vous plus proche que celui déjà fixé au 22 août 2025. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.
N° TA38-2502652(TA38-2502652)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui avait contesté le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. Le requérant s'est désisté après que la préfète lui a délivré une décision favorable se substituant à l'acte attaqué. Le tribunal a constaté que le désistement était pur et simple et a rejeté la demande de frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2503234(TA38-2503234)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B qui contestait la décision de la préfète de l'Isère invalidant les résultats de son épreuve théorique du permis de conduire pour fraude. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la fraude, en se fondant sur l'article 5 de l'arrêté du 20 avril 2012, dès lors que le poste informatique du centre d'examen n'était pas allumé à la date de l'épreuve alléguée.
N° TA38-2508034(TA38-2508034)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et M. C contestant l'arrêté du 28 juillet 2025 par lequel la préfète de la Savoie les mettait en demeure de quitter une parcelle à Saint-Hélène-sur-Isère. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire de l'arrêté bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté les autres moyens, considérant que la procédure de mise en demeure était fondée sur l'article 9-1 de la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000, applicable aux communes non inscrites au schéma départemental d'accueil des gens du voyage, et que les conditions d'atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques étaient remplies. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.
N° TA38-2508153(TA38-2508153)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A B. Celle-ci demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que cette requête, enregistrée le 1er août 2025, était identique à une précédente requête rejetée la veille pour défaut d'urgence, sans invoquer d'élément nouveau. En application de l'article R. 741-12 du code de justice administrative, la requérante a été condamnée à une amende de 200 euros pour recours abusif.
N° TA38-2508065(TA38-2508065)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du 28 juillet 2025 par lequel la préfète de la Savoie l'avait mis en demeure, ainsi que le groupe l'accompagnant, de quitter un terrain situé à Chindrieux dans un délai de 48 heures. Le juge a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été régulièrement signé par un délégataire de la préfète. Il a également jugé que la procédure de mise en demeure pouvait être fondée sur l'article 9-1 de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, applicable aux communes non inscrites au schéma départemental, sans qu'il soit nécessaire de vérifier le respect des obligations de ce schéma par la communauté d'agglomération. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA38-2507401(TA38-2507401)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un récépissé à M. A, ressortissant argentin. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, et que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard des articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les textes précités.
N° TA38-2507363(TA38-2507363)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B et M. F. Ceux-ci contestaient la décision de la commission d’appel du 12 juin 2025 refusant l’orientation de leur enfant, C F, en seconde professionnelle « animation, enfance et personnes âgées », au profit d’un CAP « vente ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, les éléments fournis ne démontrant pas un risque suffisamment grave et immédiat de décrochage scolaire ou de préjudice irréversible pour l’enfant. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA38-2505773(TA38-2505773)
Tribunal Administratif de Grenoble, décision de référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante, agent public, demande une expertise médicale pour évaluer les préjudices patrimoniaux et personnels résultant d'une maladie professionnelle reconnue. Le tribunal fait droit à la demande, jugeant l'expertise utile car susceptible de se rattacher à un litige indemnitaire éventuel, même en l'absence de faute de l'employeur. L'expert est désigné pour décrire les séquelles, évaluer les préjudices et fournir des informations utiles au tribunal.
N° TA38-2507345(TA38-2507345)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme C. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue d'instruction de la demande (un an et cinq mois) et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé l'autorisant à travailler sous astreinte de 200 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA38-2507038(TA38-2507038)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme C. Celle-ci sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous afin de faire relever ses empreintes dans le cadre de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 29 juillet 2025, la requête a perdu son objet. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2507263(TA38-2507263)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante gabonaise. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée satisfaite, le refus de renouvellement privant l'intéressée de ses droits sociaux et professionnels, et que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction en cours d'instance ne remettait pas en cause cette urgence. Il a également estimé que les moyens tirés du défaut de motivation de la décision et de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus.
N° TA38-2507293(TA38-2507293)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant albanais. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ne justifiant pas de démarches suffisantes pour accéder à son compte Anef malgré les difficultés techniques alléguées. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte. M. B a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2507150(TA38-2507150)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir la délivrance d'une carte de résident ou, à titre subsidiaire, d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a rejeté la demande principale d'injonction de délivrer un titre de séjour, considérant qu'elle ferait obstacle à l'exécution d'une éventuelle décision administrative de refus. En revanche, constatant l'urgence liée à l'expiration du titre de séjour et à la suspension du contrat de travail, et que la demande de renouvellement, déposée dans les délais, était désormais complète, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme A une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de huit jours, conformément aux articles R. 431-2, R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504903(TA38-2504903)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée, conformément à l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 16 mai 2025, Mme A n'a pas fourni un exemplaire signé dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président a prononcé le rejet de la requête par ordonnance.
N° TA38-2507234(TA38-2507234)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en suspension et en injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le requérant, père d'un enfant français, contestait le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-7 du CESEDA et 8 de la CEDH. Le juge a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2505995(TA38-2505995)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un courrier de la CAF de l'Isère relatif à un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que cette "lettre de rappel" ne constituait pas une décision faisant grief, car elle se bornait à rappeler une dette sans emporter de conséquences juridiques nouvelles. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA38-2507447(TA38-2507447)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 4 juin 2025 par laquelle la directrice du centre hospitalier de Rives a prononcé l'exclusion temporaire de Mme A, aide-soignante, pour une durée de deux ans dont un an avec sursis. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, Mme A ne justifiant pas d'une situation financière particulièrement précaire malgré la perte de rémunération, dès lors qu'elle exerçait des missions d'intérim et que son conjoint percevait une pension d'invalidité. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA38-2406773(TA38-2406773)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un titre de recettes pour un trop-perçu sur salaire et demandant la requalification de son arrêt maladie en accident de travail. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en déclaration de droit visant à requalifier l'arrêt maladie, le juge administratif ne pouvant se substituer à l'administration. Le moyen soulevé contre le titre de recettes a été considéré comme non assorti des précisions juridiques suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et le requérant n'avait pas contesté l'arrêté préalable de placement en congé de maladie ordinaire. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506632(TA38-2506632)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution de l'ordonnance du 17 juin 2025, qui lui enjoignait de réexaminer la demande de titre de séjour de M. A et de lui délivrer un document provisoire. Le montant total de l'astreinte a été fixé à 3 900 euros pour la période du 20 juin au 29 juillet 2025. La demande de M. A visant à porter l'astreinte à 500 euros par jour ou à modifier l'injonction a été rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.