Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507405(TA38-2507405)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 25 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut d'examen particulier de la situation de l'étudiant et d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la progression et de la validation de ses études en BTS.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2504420(TA38-2504420)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B. Celle-ci sollicitait une provision de 12 000 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement dans les délais légaux, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le juge a estimé que la créance n'était pas sérieusement contestable, car Mme B avait refusé deux offres de logement, dont une conforme à la décision de la commission, sans justifier de circonstances particulières rendant ces refus légitimes. En conséquence, la carence fautive de l'État n'a pas été retenue, et la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507479(TA38-2507479)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant le renouvellement de sa carte de résident. La requérante invoquait notamment l'urgence, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, Mme A s'est désistée de ses conclusions à fin de suspension, ce dont le tribunal lui a donné acte. Par ailleurs, elle a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507674(TA38-2507674)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante péruvienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours sans motif légitime. Il a estimé que les allégations de violences conjugales étaient trop imprécises et non corroborées, et qu'elle aurait pu demander l'asile parallèlement à ses démarches pour un titre de séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2508008(TA38-2508008)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B pour contester le refus d’attribution d’une carte mobilité inclusion mention "invalidité" et le rejet de ses demandes d’allocation aux adultes handicapés et de prestation de compensation du handicap. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son incompétence matérielle. Il a rappelé que, en application des articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ces litiges relèvent de la compétence exclusive de la juridiction judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée et transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2507025(TA38-2507025)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à M. B A, ressortissant mexicain, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence, l'intéressé étant en situation irrégulière et privé d'allocations chômage, et a considéré que la demande était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'administration de délivrer une telle attestation lorsque la demande de renouvellement a été déposée dans les délais. L'astreinte a été fixée à 50 euros par jour de retard, et l'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocat du requérant au titre de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502489(TA38-2502489)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait le traitement accéléré du renouvellement du titre de séjour de son fils. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 12 avril 2024, faute de réponse de la préfecture dans les deux mois suivant la demande. La mesure sollicitée, visant à contourner cette décision implicite, ne pouvait être prononcée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car elle ferait obstacle à son exécution. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504470(TA38-2504470)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de l'urgence liée à sa situation médicale et professionnelle. Le juge constate qu'un rendez-vous lui a déjà été fixé au 15 juillet 2025 et estime que la mesure sollicitée n'est pas utile au sens de l'article L. 521-3, car il lui appartenait de contester un éventuel refus d'avancement de ce rendez-vous par la voie du référé-suspension (article L. 521-1). La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504593(TA38-2504593)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Celle-ci demandait d'enjoindre à la société des Remontées Mécaniques de Megève (SRMM) de restituer des biens du domaine skiable de Demi-Quartier, sous astreinte, afin d'assurer la continuité du service public. Le juge a estimé que la commune de Saint-Gervais-les-Bains ne disposait d'aucun titre ni compétence pour réclamer la restitution de biens appartenant à une autre collectivité, et que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, la SRMM ne s'étant pas opposée aux opérations de constat. La demande de frais irrépétibles a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504684(TA38-2504684)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir le transfert de son dossier de renouvellement de titre de séjour vers la préfecture de l'Essonne. La préfète de la Haute-Savoie ayant procédé à ce transfert le 16 mai 2025, le juge a constaté que la demande principale était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Concernant la demande de mesures utiles pour l'instruction du dossier par la préfecture de l'Essonne, le tribunal s'est déclaré territorialement incompétent, cette préfecture relevant du ressort du tribunal administratif de Versailles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2505487(TA38-2505487)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande de suspension de l’avenant n°16 à la délégation de service public du domaine skiable d’Avoriaz, au motif d’un vice de procédure et d’une modification substantielle du contrat. La commune de Morzine ayant retiré l’acte contesté par une délibération du 14 juin 2025, le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Cette décision s’appuie sur les articles L. 554-1 du code de justice administrative et L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2506147(TA38-2506147)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de délivrer à M. A, ressortissant américain, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La solution retenue repose sur l'urgence constatée, le visa du requérant ayant expiré sans qu'il ait reçu le document nécessaire pour justifier de la régularité de son séjour, malgré un dossier complet déposé depuis plus de deux mois. Le tribunal a appliqué l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose à l'administration de délivrer cette attestation en cas de dépassement des délais d'instruction.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205906(TA38-2205906)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS HM Clause d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 et 2019. La société contestait le rejet partiel de sa réclamation par l’administration fiscale, qui avait limité le dégrèvement au montant de 30 000 euros par an demandé dans sa première réclamation du 19 décembre 2020, considérant comme forclose sa seconde réclamation du 27 janvier 2021. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conclusions de la société étaient irrecevables car la réclamation du 27 janvier 2021, qui portait sur un montant supérieur, avait été présentée après l’expiration du délai de réclamation prévu à l’article R.*196-2 du livre des procédures fiscales. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales relatives aux délais de réclamation et à la régularisation des demandes.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2506612(TA38-2506612)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante indienne d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence, justifiée par la perte de son contrat de travail et de ses droits à France Travail. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 18 août 2025 en cours d'instance, le juge a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507224(TA38-2507224)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à une ressortissante guinéenne, mère d’une enfant réfugiée. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment l’absence de motivation et la méconnaissance de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire à très bref délai, et a rejeté la requête sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2507282(TA38-2507282)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de Mme B, ressortissante tunisienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée satisfaite pour un refus de renouvellement de titre de séjour et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 10 f) de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un certificat de résidence de dix ans à titre provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507382(TA38-2507382)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" de Mme A, ressortissante israélienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que la délivrance d'une simple attestation de prolongation d'instruction ne suffisait pas à écarter cette urgence. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2507963(TA38-2507963)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Hilaire de Brens. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant, dresser un constat des désordres et proposer des mesures de nature à mettre fin à un péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de vingt-quatre heures et déposer son rapport sous cinq jours.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2507964(TA38-2507964)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de La Côte-Saint-André visant à obtenir une expertise sur un immeuble menaçant ruine. Sur le fondement des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert avec pour mission d'examiner le bâtiment, de constater l'état des lieux et des mitoyens, et de proposer des mesures pour mettre fin à un éventuel péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2403312(TA38-2403312)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de l’Isère du 25 janvier 2024 lui ordonnant la remise de ses armes. Par un mémoire du 10 juillet 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 juillet 2025.

Résumé IA