Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2508042(TA38-2508042)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme A. Ces derniers demandaient au juge d'enjoindre au maire d'Annemasse d'interdire le festival "Musical'été 2025" ou de faire respecter les limites d'émergences sonores, invoquant une atteinte à leur droit de vivre dans un environnement respectueux de leur santé (article 1er de la Charte de l'environnement). La solution retenue est le rejet de la demande, le juge estimant qu'il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions à fin d'injonction.
N° TA38-2508036(TA38-2508036)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de Mme B concernant une décision du 8 juillet 2025 la maintenant en congé de longue maladie. La requérante n'a pas justifié de l'urgence, se bornant à affirmer que l'arrêté ne correspondait pas à sa situation médicale sans autre précision. De plus, les moyens soulevés (insuffisance de motivation, qualité du signataire, divergence d'appréciation médicale) étaient trop imprécis pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2504903(TA38-2504903)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire par le ministre de l'intérieur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée, conformément à l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée le 16 mai 2025, Mme A n'a pas fourni un exemplaire signé dans le délai imparti. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président a prononcé le rejet de la requête par ordonnance.
N° TA38-2507293(TA38-2507293)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant albanais. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ne justifiant pas de démarches suffisantes pour accéder à son compte Anef malgré les difficultés techniques alléguées. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à une urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte. M. B a toutefois été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2504402(TA38-2504402)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie refusant son recours pour une offre de logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal en application de l’article R. 772-6 du code de justice administrative, le requérant n’a pas fourni les justificatifs nécessaires dans le délai imparti. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2508009(TA38-2508009)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "priorité ou invalidité". Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce contentieux relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l’ordre administratif. En conséquence, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence et, en application de l’article 32 du décret du 27 février 2015, transmet l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble.
N° TA38-2506917(TA38-2506917)
Refus de carte mobilité inclusion – stationnement – Tribunal administratif de Grenoble – irrecevabilité manifeste pour défaut de production de la décision attaquée. Le tribunal a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation de l’Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement", au motif que, malgré une demande de régularisation, il n’avait pas produit la décision contestée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507959(TA38-2507959)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours contestant la date de début de ses droits à l’allocation aux adultes handicapés (AAH), fixée au 1er avril 2025 par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Isère. Le juge a constaté que, selon les articles L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale, ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Vienne, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2507354(TA38-2507354)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire d'Echirolles réglementant les horaires d'ouverture des commerces de nuit. Le juge a considéré que l'arrêté contesté, bien que notifié individuellement, présente un caractère réglementaire. En conséquence, la requête en annulation de la société GL SHOP, introduite plus de deux mois après la publication de l'acte, était tardive et irrecevable. Cette irrecevabilité a privé la demande de suspension de tout fondement, rendant inutile l'examen de l'urgence ou du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2507590(TA38-2507590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 17 juillet 2025 ordonnant sa remise aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète du Rhône avait bien examiné sa situation personnelle, notamment au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également constaté que l'accord explicite des autorités suédoises pour la reprise en charge avait été obtenu, conformément au règlement (UE) n° 604/2013. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du même règlement était inopérant, faute de démonstration d'un risque de traitements inhumains ou dégradants en Suède.
N° TA38-2506682(TA38-2506682)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 27 février 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) ne lui avait été faite, le juge a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 30 septembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2507305(TA38-2507305)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2507471(TA38-2507471)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Loire suspendant le permis de conduire de M. A pour neuf mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du comportement dangereux du requérant, contrôlé positif aux stupéfiants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505915(TA38-2505915)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. A C. Ce dernier, étudiant camerounais, sollicitait 4 900 euros en réparation du préjudice lié au retard de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas suffisamment certaine, car l'administration a démontré que le dossier de l'intéressé n'était pas complet lors du dépôt, ce qui a justifié le délai de traitement. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige une obligation non sérieusement contestable pour l'octroi d'une provision.
N° TA38-2504980(TA38-2504980)
Le Tribunal administratif de Grenoble a accordé une provision de 3 300 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un hébergement d'urgence, en raison de la carence persistante de l'État à lui fournir un logement malgré une décision de la commission de médiation et une précédente injonction. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, la carence fautive ayant causé des troubles dans les conditions d'existence. Le tribunal a également mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2507470(TA38-2507470)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait la suspension de son permis de conduire pour neuf mois, décidée par le préfet de la Haute-Loire le 28 avril 2025. La requête a été jugée tardive car déposée le 17 juillet 2025, soit après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, qui courait à compter de la notification de la décision le 30 avril 2025. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA38-2507477(TA38-2507477)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante camerounaise, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La préfète de l’Isère a soulevé un non-lieu à statuer en raison d’une décision explicite de refus intervenue postérieurement, mais le juge a estimé que cette décision se substituait au refus implicite, maintenant ainsi l’objet du litige. Toutefois, la condition d’urgence n’a pas été retenue, la requérante n’apportant pas d’éléments suffisants pour démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré son besoin de suivi médical. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA38-2507251(TA38-2507251)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité et ayant refusé des rendez-vous proposés par la préfecture pour finaliser sa demande. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2507422(TA38-2507422)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a rejeté la requête de Mme B. La condition d’urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n’était plus remplie dès lors que la préfète avait délivré une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 24 octobre 2025, régularisant ainsi la situation de l’intéressée. Le juge a donc estimé qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507456(TA38-2507456)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour opposé à un ressortissant algérien. Le juge a reconnu l’urgence, le refus de renouvellement du titre entraînant une précarité professionnelle et financière pour le requérant. Cependant, il a estimé que le moyen unique invoqué, tiré de la méconnaissance de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien, n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande de suspension a donc été rejetée, de même que les conclusions à fin d’injonction, l’administration ayant déjà délivré une attestation de prolongation d’instruction en cours d’instance. Le requérant a néanmoins été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle.