Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507533(TA38-2507533)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence de la préfète de l'Isère. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-10 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507547(TA38-2507547)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant un arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 prononçant une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'interdiction de retour était légale, car elle était fondée sur l'obligation de quitter le territoire français du 24 mai 2024, devenue définitive, et que l'autorité administrative avait suffisamment motivé sa décision en tenant compte de la situation personnelle de l'intéressé, notamment de l'absence de menace à l'ordre public et de l'absence de circonstances humanitaires. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'annulation de l'assignation à résidence et à la suppression de son signalement, tout en l'admettant provisoirement à l'aide juridictionnelle. Cette décision s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506143(TA38-2506143)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de régulariser sa situation administrative. La requérante invoquait l'urgence liée à la perte de son allocation adulte handicapé et à un risque d'expulsion. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressée une carte de résident de dix ans, ce qui a conduit Mme B à se désister de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA38-2505042(TA38-2505042)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C épouse D d'une demande de suspension de la décision implicite de refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour "membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne". Le tribunal a jugé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et a écarté l'argument de la préfète selon lequel la délivrance d'une nouvelle attestation de prolongation d'instruction aurait fait disparaître la décision implicite de refus. La solution retenue est fondée sur l'interprétation des articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2403020(TA38-2403020)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement d’instance de M. D et M. B concernant leur contestation d’une décision de la CAF de l’Isère relative au remboursement d’un trop-perçu de prime d’activité. Les requérants, qui avaient initialement demandé l’annulation de la décision et une remise de dette totale, se sont désistés de ces conclusions. Le tribunal a rejeté leur demande de condamnation de la CAF au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative et article 37 de la loi du 10 juillet 1991).
N° TA38-2402099(TA38-2402099)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B A de son opposition à une contrainte émise par France travail pour le recouvrement d’un indu d’allocation de retour à l’emploi de 44 764,6 euros. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA38-2403068(TA38-2403068)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active de 3 373,65 euros. La requête, enregistrée le 3 mai 2024 contre une décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours administratif, était tardive au regard du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2503132(TA38-2503132)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous et un récépissé avec autorisation de travail avant l'expiration de son titre de séjour. La préfète de l'Isère a fait valoir que l'intéressé s'était vu délivrer un récépissé valable du 1er avril au 30 juillet 2025. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes au titre des frais de justice.
N° TA38-2409904(TA38-2409904)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement de M. B de ses conclusions tendant à l’annulation de la décision ministérielle « 48SI » et à la restitution de son permis de conduire. Le requérant maintenait uniquement sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre une somme à la charge de l’État. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500012(TA38-2500012)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B contestant la décision de retrait de points sur son permis de conduire. Le juge a constaté que la requête était tardive, car le délai de recours de deux mois contre la décision "48SI" d'invalidation du permis, notifiée en septembre 2021, était expiré. Le recours gracieux formé en octobre 2024 n'a pas rouvert ce délai. Par ailleurs, les infractions des 2 décembre 2022 et 14 février 2021 n'avaient pas donné lieu à retrait de points. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501768(TA38-2501768)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. C de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l’annulation de décisions implicites du ministre de l’intérieur portant retrait de points sur son permis de conduire. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA38-2503122(TA38-2503122)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département de la Drôme de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, le requérant n'a pas produit ce recours dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505027(TA38-2505027)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, a liquidé l'astreinte prononcée le 11 avril 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour défaut d'enregistrement de la demande d'asile de Mme A. Constatant un retard de 28 jours dans l'exécution de l'injonction, le juge a modéré le montant de l'astreinte, initialement fixé à 1 400 euros, pour le ramener à 1 000 euros. L'ordonnance admet également Mme A au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2506188(TA38-2506188)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, concerne une demande de Mme A visant à obtenir la modification des mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 9 mai 2025, laquelle avait suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande sous astreinte. Le juge constate que la préfète, bien qu'ayant délivré une autorisation provisoire de séjour, n'a pas procédé au réexamen de la demande, ce qui constitue un défaut d'exécution de l'ordonnance initiale. Sur le fondement de l'article L.521-4 du code de justice administrative, le juge fait droit à la requête en modifiant les mesures ordonnées, notamment en augmentant le montant de l'astreinte à 200 euros par jour de retard et en prononçant la liquidation de l'astreinte déjà due.
N° TA38-2506701(TA38-2506701)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre de la commune des Gets pour inexécution d'une précédente ordonnance du 8 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la commune de réexaminer la demande d'aide au retour à l'emploi (ARE) de M. B sous astreinte de 200 euros par jour. Le tribunal a constaté que la commune n'avait procédé au réexamen que le 17 juin 2025, soit 54 jours après l'expiration du délai, et a liquidé l'astreinte à 5 000 euros, tout en rejetant la demande de majoration de son taux comme devenue sans objet.
N° TA38-2507309(TA38-2507309)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait accordé à M. A l'autorisation d'accéder à une formation d'agent privé de sécurité le 24 juillet 2025, postérieurement à l'introduction de sa requête. Cette décision a implicitement retiré le refus initial du 25 mars 2025, rendant sans objet les conclusions de M. A tendant à la suspension de ce refus, à l'injonction et à l'astreinte. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2507441(TA38-2507441)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du 10 juillet 2025 ordonnant sa remise aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la préfète du Rhône avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que l'accord de prise en charge par la Belgique était démontré et que la demande de transfert avait été effectuée dans les délais prévus par le règlement UE n°603/2013. Enfin, le tribunal a considéré que l'arrêté ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 17 du règlement n°604/2013.
N° TA38-2507331(TA38-2507331)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial pour l'épouse et les enfants de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation des époux étant relativement brève et les certificats médicaux produits insuffisamment circonstanciés pour établir une atteinte grave et immédiate aux intérêts du requérant. La solution retenue écarte l'application des articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, invoqués par le requérant.
N° TA38-2507546(TA38-2507546)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 14 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère l'avait assigné à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant n'apportait pas la preuve de l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-3, L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507816(TA38-2507816)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un refus d'instruction dans la famille. Les requérants n'établissent pas l'urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures, et leur requête est jugée manifestement irrecevable. Aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée.