Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507783(TA38-2507783)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. A, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de son inscription universitaire. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, qui régit le séjour des étudiants sénégalais en France.
N° TA38-2506841(TA38-2506841)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, ressortissant afghan, du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment à Cluses. La solution retenue fait droit à la demande de la préfète de la Haute-Savoie, en application des articles L. 542-1, L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a écarté la contestation sérieuse relative à la notification de la sortie d'hébergement et a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu du maintien sans droit ni titre de l'intéressé après le rejet définitif de sa demande d'asile.
N° TA38-2502689(TA38-2502689)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B qui sollicitait une injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un titre de séjour pour soins, devait déposer sa demande de renouvellement via la plateforme numérique ANEF conformément à l'arrêté du 28 septembre 2023, et qu'une attestation de prolongation lui serait délivrée lors de ce dépôt, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502688(TA38-2502688)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A qui rencontrait des difficultés pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de sa carte de séjour. En cours d'instance, la préfecture de l'Isère lui a accordé un rendez-vous, ce qui a conduit M. A à se désister de ses demandes principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2502463(TA38-2502463)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A afin d’obtenir une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a convoqué la requérante à un rendez-vous le 1er avril 2025, rendant sa demande d’injonction sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Toutefois, il a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du CJA).
N° TA38-2507368(TA38-2507368)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme A d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "priorité ou invalidité", a rejeté sa requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. En conséquence, l’ordonnance a transmis l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Vienne, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits.
N° TA38-2507364(TA38-2507364)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme A d’un recours contre le refus de remise gracieuse d’un indu de prestations familiales de 3 079,01 euros, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, conformément à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, et donc de la compétence de l’ordre judiciaire. En application de l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le tribunal a rejeté la requête et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, juridiction territorialement compétente.
N° TA38-2507569(TA38-2507569)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande du Syndicat Intercommunal de Gestion des Terrains d'Accueil (SIGETA) visant à obtenir l'expulsion immédiate de M. C B d'une aire d'accueil pour gens du voyage. Le juge a estimé que le SIGETA n'établissait pas l'urgence nécessaire à une telle mesure, notamment en raison de l'absence de preuve de troubles graves à l'ordre public ou de risques sanitaires immédiats, et a relevé que M. B était à jour de ses redevances. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage.
N° TA38-2502462(TA38-2502462)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, qui avait demandé à être convoqué en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La condition d’urgence n’a donc pas été examinée sur le fond, la préfète ayant convoqué l’intéressé à un rendez-vous. Le tribunal a condamné l’État à verser 600 euros à l’avocat de M. B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2506546(TA38-2506546)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 27 mars 2025, dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté qu'aucune offre d'hébergement n'avait été proposée à l'intéressé, malgré la décision de la commission, et que l'urgence persistait. L'ordonnance applique également l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 pour admettre provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2507843(TA38-2507843)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B A qui sollicitait une injonction de délivrance d'un titre de séjour étudiant. Le juge estime que cette demande est irrecevable car elle ne vise pas une mesure provisoire mais une décision définitive, ce qui excède sa compétence. De plus, une décision implicite de rejet étant née du silence de l'administration après quatre mois, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2206128(TA38-2206128)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la Société Immobilière Carrefour d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021 concernant un local commercial situé à Échirolles. La société contestait le coefficient de localisation retenu dans le calcul de la valeur locative, et a soulevé une question prioritaire de constitutionnalité relative aux dispositifs de planchonnement et de lissage issus du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la demande de transmission de la QPC et, au fond, a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, rejetant ainsi l’intégralité des conclusions de la société. La décision s’appuie notamment sur les articles 1498, 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.
N° TA38-2506910(TA38-2506910)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l'Isère sur la demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale" de Mme B, ressortissante congolaise. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 423-22 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme B et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA38-2503378(TA38-2503378)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de M. A, qui demandait à se voir communiquer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant s'est désisté après avoir obtenu une convocation de la préfète de l'Isère. Le juge a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2507831(TA38-2507831)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Sainte Luce, a ordonné une expertise d’un immeuble situé au 27 rue du Cercle, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. La mission confiée à l’expert consiste à examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. L’expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. La solution retenue fait droit à la demande communale en vue d’assurer la sécurité publique et celle des occupants.
N° TA38-2507714(TA38-2507714)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère d'examiner sa demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 25 juin 2024. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2506669(TA38-2506669)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A visant à obtenir l'instruction effective de sa demande de carte de résident. Le requérant invoquait l'urgence liée à un projet immobilier compromis par l'absence d'un justificatif de séjour valide accepté par les banques. La préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer en produisant une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 juillet 2025. Le tribunal a appliqué les articles R. 432-1, R. 432-2 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'avis du Conseil d'Etat du 6 mai 2025, pour rappeler qu'une attestation de prolongation ne fait pas obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet.
N° TA38-2506540(TA38-2506540)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de Mme C. Celle-ci contestait le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien. Le préfet a abrogé la décision litigieuse et rouvert l'instruction de la demande, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Les autres conclusions de la requête ont été rejetées.
N° TA38-2502922(TA38-2502922)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A, qui avait demandé une injonction à la préfecture de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de droits au séjour. La requérante s'est désistée après que la préfète a fait valoir qu'une décision favorable avait été prise sur sa demande de titre de séjour. Le juge a toutefois condamné l'État à verser à Mme A une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507082(TA38-2507082)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante bénéficie d’une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 10 août 2025, et n’établit pas de projet de voyage imminent hors de l’espace Schengen. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte.