Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502689(TA38-2502689)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B qui sollicitait une injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un titre de séjour pour soins, devait déposer sa demande de renouvellement via la plateforme numérique ANEF conformément à l'arrêté du 28 septembre 2023, et qu'une attestation de prolongation lui serait délivrée lors de ce dépôt, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502688(TA38-2502688)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A qui rencontrait des difficultés pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de sa carte de séjour. En cours d'instance, la préfecture de l'Isère lui a accordé un rendez-vous, ce qui a conduit M. A à se désister de ses demandes principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507177(TA38-2507177)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 juillet 2025 par lequel la préfète de l'Isère avait ordonné à M. A de se dessaisir de ses armes et interdit toute acquisition ou détention d'armes. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'atteinte grave et immédiate portée à la pratique sportive de haut niveau du requérant, licencié de la fédération française de Ball-Trap et sélectionné pour des championnats du monde. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503046(TA38-2503046)

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme C, ressortissante kosovare, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 22 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La juridiction écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et la méconnaissance du droit d'être entendu. Elle juge également que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2307287(TA38-2307287)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant à M. A B, ressortissant tunisien, la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507642(TA38-2507642)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A B qui demandait à pouvoir redoubler sa première année de PASS suite au refus de l’Université Grenoble Alpes. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande, n’a pas introduit de requête distincte en annulation de la décision contestée, et ne s’est pas prévalue d’une atteinte grave à une liberté fondamentale. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-2, L. 522-3, R. 411-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204125(TA38-2204125)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SAS Plasma Technology Innovation Center (PTIC) visant à obtenir la restitution du crédit d'impôt recherche (CIR) au titre de l'année 2020. La juridiction a estimé que la société n'avait pas démontré que ses projets de développement expérimental, bien qu'innovants, présentaient le caractère de nouveauté requis par l'article 49 septies F de l'annexe III au code général des impôts. Le tribunal a relevé que la requérante n'avait pas précisé les résultats obtenus, les connaissances nouvelles acquises, ni les verrous technologiques surmontés, se bornant à des descriptions générales. En conséquence, la solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2506493(TA38-2506493)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 27 février 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) n'avait été proposée, le juge a enjoint le relogement avant le 30 septembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507673(TA38-2507673)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Savoie suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la nécessité impérieuse de son permis pour son activité professionnelle et en raison du délai de quatre mois entre la notification de la décision et sa demande de suspension. La requête a été rejetée sur le seul fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507302(TA38-2507302)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 avril 2025 par laquelle la commission de médiation de l'Isère avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande d'hébergement de Mme A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 441-2-3 III et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, ou la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. Mme A a néanmoins été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507310(TA38-2507310)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A B d’une contestation relative aux conditions de remboursement d’une pension alimentaire fixées par la caisse d’allocations familiales, a rejeté sa requête pour incompétence de la juridiction administrative. Le juge a rappelé que, conformément à l’article L. 213-3 du code de l’organisation judiciaire, les litiges portant sur l’obligation alimentaire relèvent de la compétence exclusive du juge aux affaires familiales, relevant de l’autorité judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507805(TA38-2507805)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. B A, qui contestait un prélèvement sanguin sur son troupeau dans le cadre de la lutte contre la brucellose. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car elle ne précisait pas le fondement juridique de la demande (L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative) et ne contenait ni conclusions claires ni moyens de droit suffisants. En application des articles L. 522-3, R. 411-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou du bien-fondé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503010(TA38-2503010)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 25 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B, ressortissante marocaine, l'a obligée à quitter le territoire et a fixé le pays de destination. La juridiction retient que la requérante justifie du caractère réel et sérieux de ses études, malgré des échecs initiaux liés à une maladie de Crohn, et que le refus méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour à Mme B sous deux mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 900 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503052(TA38-2503052)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 20 février 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de vice de procédure, estimant que le préfet n'était pas en situation de compétence liée. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a rejeté les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501620(TA38-2501620)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 lui retirant sa carte de résident pour fraude, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a estimé que la décision de retrait était fondée sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, la préfecture ayant démontré que le titre avait été obtenu de manière frauduleuse, notamment par le paiement en espèces. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les autres mesures ont été jugées légales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501596(TA38-2501596)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 14 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière, de ses antécédents judiciaires et du caractère récent de son mariage. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2404730(TA38-2404730)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, dans le cadre de son recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence d’opposition, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a en outre condamné l’État à verser 900 euros à l’avocat de M. A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2303478(TA38-2303478)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de l'Isère de classer sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l’absence de production d’une traduction conforme de l’acte de naissance par un traducteur agréé, ne constitue pas une décision faisant grief et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue s’appuie sur les articles 9 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205170(TA38-2205170)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Club Med, qui demandait la décharge partielle ou totale de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2019 et 2020. La société soutenait ne plus exercer d'activité depuis septembre 2019. Le tribunal a jugé la réclamation irrecevable pour tardiveté, en application de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales, les impositions ayant été mises en recouvrement en 2019 et 2020 et la société en ayant eu connaissance certaine à ces dates. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404473(TA38-2404473)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction, suite à la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction par la préfète de l’Isère. Le requérant contestait un refus implicite de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire faute d’urgence et de demande préalable. Il a condamné l’État à verser 900 euros à M. A au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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