Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506764(TA38-2506764)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en application de la loi du 10 juillet 1991. En conséquence, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais d'instance, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2301040(TA38-2301040)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait le refus du directeur du centre pénitentiaire de Valence de modifier son régime d’escorte lors d’extractions médicales. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute d’objet, dès lors que l’administration a démontré que M. B n’avait jamais fait l’objet d’aucune extraction médicale, rendant la décision attaquée non susceptible de lui faire grief. Le tribunal s’est fondé sur les articles L. 6 et D. 215-5 du code pénitentiaire. En conséquence, le bénéfice de l’aide juridictionnelle a été retiré à M. B.
N° TA38-2401439(TA38-2401439)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B D contestant la décision du ministre de l'intérieur du 23 janvier 2024 qui retirait des points de son permis de conduire et constatait sa perte de validité. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points pour des infractions des 7 novembre 2018 et 18 janvier 2020, car ces points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a appliqué les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, mais la décision finale n'est pas précisée dans l'extrait fourni.
N° TA38-2401118(TA38-2401118)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C D contestant la décision 48SI du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire et les retraits de points pour onze infractions routières. Le tribunal a constaté que le ministre avait retiré la décision 48SI après l'introduction de la requête, prononçant un non-lieu à statuer sur ce point. Pour les infractions restantes, le tribunal a rejeté les conclusions de M. D, estimant que l'administration avait prouvé la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour les infractions constatées par radar automatique, et que le défaut d'information allégué pour l'infraction du 13 septembre 2020 était sans incidence en raison d'une condamnation pénale définitive. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2400503(TA38-2400503)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C contestant la décision du ministre de l'intérieur du 14 décembre 2023 qui retirait des points de son permis de conduire et constatait son invalidation. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 11 septembre 2019, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction du recours. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, pour les infractions des 10 juillet 2019, 11 septembre 2019 et 17 juillet 2023, le tribunal a considéré que le paiement de l'amende forfaitaire par M. C établissait qu'il avait reçu l'information préalable obligatoire prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, rejetant ainsi ce moyen.
N° TA38-2507584(TA38-2507584)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 juin 2025 de la ministre de l’éducation nationale refusant la révision de l’affectation de M. B dans l’académie de Créteil. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas justifié avoir formé un recours en annulation au fond ni produit la copie de cette requête, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette condition de recevabilité, la demande a été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2400306(TA38-2400306)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 5 décembre 2023 retirant un point de son permis de conduire, renotifiant des retraits antérieurs et constatant l’invalidation de son permis. Le tribunal a d’abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre cinq retraits de points déjà restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits, jugeant que cette notification n’affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, il a écarté le moyen tiré du défaut d’information préalable, l’administration ayant apporté la preuve de la délivrance des informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2506979(TA38-2506979)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour demander la suspension de deux décisions du centre hospitalier Alpes Léman : la fin de sa formation d'ambulancier SMUR et son affectation en diabéto-néphrologie. La requérante invoquait l'urgence, notamment la perte du bénéfice de sa formation, et un doute sérieux sur la légalité des décisions, fondé sur des moyens d'incompétence, de vice de procédure et de discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a examiné la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en appréciant objectivement si les effets des actes litigieux portaient une atteinte grave et immédiate à sa situation.
N° TA38-2408607(TA38-2408607)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A C contestant la décision du préfet de la Drôme du 11 septembre 2024 invalidant pour fraude son épreuve théorique du permis de conduire. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que, bien que créatrice de droits, elle pouvait être retirée sans délai en raison de la fraude établie. La preuve de la fraude est apportée par l’administration, notamment par le fait que M. A C a passé l’examen dans un centre défavorablement connu des Hauts-de-Seine sans justifier de sa présence sur place. La requête est rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507179(TA38-2507179)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, Mme B justifiant contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants français. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer provisoirement un titre de séjour à l'intéressée dans un délai de quinze jours, sans astreinte.
N° TA38-2507218(TA38-2507218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire modificatif délivré par le maire de Moirans. Les requérantes contestaient notamment l'irrégularité de l'affichage, la méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à l'insertion paysagère, aux servitudes et à la voirie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du caractère limité des travaux autorisés par le permis modificatif et de l'intérêt à leur réalisation rapide. La requête a donc été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
N° TA38-2507362(TA38-2507362)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 9 juillet 2025 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert vers la Lituanie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé, et que la requérante avait bien reçu les informations prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3, 17 et 22 du même règlement. En conséquence, la demande d'annulation pour excès de pouvoir a été rejetée.
N° TA38-2402072(TA38-2402072)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 29 novembre 2023 retirant des points de son permis de conduire et constatant sa perte de validité. Le juge a estimé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'ensemble des infractions, soit par la signature électronique du contrevenant, soit par l'envoi d'avis de contravention ou de titres exécutoires. Par conséquent, les moyens soulevés par M. B ont été écartés et la décision attaquée a été jugée légale.
N° TA38-2507314(TA38-2507314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A B, ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 14 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de six mois et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 233-1, L. 234-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la menace à l'ordre public était caractérisée et que le requérant ne justifiait pas d'un droit au séjour permanent. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions contestées.
N° TA38-2400832(TA38-2400832)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant la décision 48 SI du 9 novembre 2023 du ministre de l'intérieur, qui retirait des points de son permis de conduire et constatait sa nullité. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 30 septembre et 1er octobre 2020, les points ayant été restitués et la décision retirée. Il a jugé irrecevables les conclusions concernant l'infraction du 24 octobre 2020, les points ayant été restitués avant l'introduction de la requête. S'appuyant sur les articles L. 222-3 et R. 222-3 du code de la route, le tribunal a annulé le retrait de points pour l'infraction du 5 mai 2022, faute de preuve de délivrance des informations obligatoires, mais a rejeté les autres moyens, validant les retraits pour les infractions du 26 septembre 2022 et du 8 avril 2023.
N° TA38-2400675(TA38-2400675)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 27 novembre 2023 retirant huit points de son permis de conduire et constatant sa perte de validité. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations préalables obligatoires, prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, pour les deux infractions contestées (18 février 2022 et 18 avril 2022). Cette preuve a été établie par le paiement des amendes forfaitaires, ce qui implique la réception des avis de contravention contenant les mentions requises. En conséquence, la décision de retrait de points et d'invalidation du permis a été jugée légale.
N° TA38-2400580(TA38-2400580)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire turc contre un permis français. La requérante invoquait l'incompétence du signataire de la décision, mais le tribunal a écarté ce moyen, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a rappelé que, selon l'article R. 222-3 du code de la route, l'échange doit être demandé dans un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale en France. Mme C ayant acquis sa résidence le 9 décembre 2021 et présenté sa demande le 12 octobre 2023, soit après l'expiration de ce délai, le refus était légal, indépendamment de ses difficultés personnelles. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2400480(TA38-2400480)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur de retirer trois points de son permis de conduire. Le requérant soutenait que son solde de points devait être de neuf, mais le tribunal a constaté qu'il avait commis plusieurs infractions de quatrième classe, dont une nouvelle le 9 août 2023, interrompant le délai de trois ans prévu à l'article L. 223-6 du code de la route. En conséquence, la décision de retrait de points n'était pas entachée d'erreur. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2400313(TA38-2400313)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet de l'Isère invalidant pour fraude sa réussite à l'épreuve théorique du permis de conduire. Le juge unique a estimé que l'administration établissait l'existence d'une fraude dans le centre d'examen, et que M. B n'apportait pas la preuve probante de sa présence effective à l'épreuve, malgré ses affirmations. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la route.
N° TA38-2507544(TA38-2507544)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de son exclusion temporaire de six mois prononcée par la ville de Grenoble, invoquant une situation d'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales en raison d'un harcèlement moral. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, la sanction n'étant pas une mesure déguisée et ne prenant effet qu'à compter du 20 août 2025. La requête est donc rejetée sans instruction ni audience.