Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507673(TA38-2507673)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Savoie suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la nécessité impérieuse de son permis pour son activité professionnelle et en raison du délai de quatre mois entre la notification de la décision et sa demande de suspension. La requête a été rejetée sur le seul fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA38-2507690(TA38-2507690)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de la Tour du Pin suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a considéré que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'acte, n'était pas remplie en raison de la gravité de l'infraction (171 km/h au lieu de 80 km/h), qui prime sur les besoins professionnels invoqués. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des autres moyens.
N° TA38-2404473(TA38-2404473)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction, suite à la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction par la préfète de l’Isère. Le requérant contestait un refus implicite de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la demande d’aide juridictionnelle provisoire faute d’urgence et de demande préalable. Il a condamné l’État à verser 900 euros à M. A au titre des frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2205122(TA38-2205122)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait les cotisations d'impôt sur le revenu auxquelles il avait été assujetti au titre des années 2014 à 2018 pour une activité occulte de récupération de métaux. Le tribunal a jugé que la procédure d'évaluation d'office était régulière, M. A n'ayant pas déclaré son activité ni déposé de déclarations fiscales, et que le débat oral et contradictoire avait eu lieu. La proposition de rectification a été considérée comme suffisamment motivée. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée, ainsi que la demande de frais de justice.
N° TA38-2307355(TA38-2307355)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A contestant le refus d'agrément pour adoption d'un pupille de l'État, pris par la présidente du conseil départemental de la Drôme. Le tribunal a considéré que la requérante devait être regardée comme demandant également l'annulation de la décision initiale de refus du 25 avril 2023. Sur le fond, le tribunal a rappelé les dispositions des articles L. 225-2 et R. 225-4 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent une évaluation des capacités d'accueil et du contexte psychologique du demandeur. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après examen des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, le défaut de motivation et la méconnaissance des textes applicables.
N° TA38-2205018(TA38-2205018)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. C et Mme D. Les requérants contestaient la qualification des sommes facturées par la SARL Echafaudage SA, imposées comme revenus de capitaux mobiliers, et demandaient leur requalification en bénéfices industriels et commerciaux. Le tribunal a jugé que les factures ayant été émises par la société, les sommes correspondaient à des prestations de cette dernière et non à une activité personnelle de M. C, justifiant ainsi l'imposition retenue par l'administration sur le fondement des articles 34 et 109-1 du code général des impôts.
N° TA38-2502424(TA38-2502424)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, malgré la présence en France depuis 2018 et des éléments d'intégration professionnelle et sportive. Cette décision est fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence d'exécution d'une précédente mesure d'éloignement et de liens familiaux insuffisamment établis.
N° TA38-2501642(TA38-2501642)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant vénézuélien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le juge a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence en France du requérant depuis 2019, de l'intégration professionnelle de son épouse et de la scolarisation de leurs deux enfants. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à M. B un titre de séjour "vie privée et familiale" sous trois mois, et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocate au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2204347(TA38-2204347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Egregore, qui contestait son assujettissement à l’impôt sur les sociétés en tant que marchand de biens pour les exercices 2016 à 2018. La société soutenait l’absence d’intention spéculative et, à titre subsidiaire, une erreur de calcul du bénéfice imposable. Le tribunal a partiellement donné raison à l’administration, qui avait déjà prononcé un dégrèvement partiel pour 2016, et a rejeté le surplus des demandes. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du 1° du I de l’article 35 du code général des impôts et sur les règles de procédure fiscale (articles L. 193 et R. 193-1 du livre des procédures fiscales).
N° TA38-2501599(TA38-2501599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 lui retirant son certificat de résidence de dix ans pour fraude, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que le retrait était fondé sur l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration, permettant le retrait à tout moment d'un acte obtenu par fraude, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a estimé que la fraude était établie par l'absence de dossier et d'empreintes, un délai d'instruction anormalement court, et le non-respect des conditions de délivrance. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ont été écartés.
N° TA38-2507527(TA38-2507527)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé un titre de séjour à M. B, étudiant étranger, et l'a obligé à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui a formé son recours au fond le 19 juillet 2025, n'a justifié d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire une intervention rapide du juge des référés, malgré sa situation de précarité administrative et financière. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2507784(TA38-2507784)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Nyons fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé au 171 chemin du coucou, constater les désordres et l'état des bâtiments mitoyens, et déterminer s'il existe un péril imminent. L'expert devra proposer des mesures de sauvegarde et déposer son rapport sous cinq jours, conformément aux articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502421(TA38-2502421)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) comme inopérant contre la décision d'éloignement, et a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH, compte tenu de sa courte durée de séjour et de ses attaches familiales au Bénin. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2507808(TA38-2507808)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision de refus d'enregistrement de la demande d'asile de M. A B, ressortissant angolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, faisant l'objet d'une procédure de réadmission "Dublin III", avait été informé de son transfert vers le Portugal et ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à la notion de "fuite" dans le cadre du règlement UE n°604/2013.
N° TA38-2207078(TA38-2207078)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme B contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017-2018, résultant de la requalification de la SCI Egregore en marchand de biens soumise à l'impôt sur les sociétés. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de la proposition de rectification. Il a également jugé que la SCI exerçait une activité spéculative de cession d'immeubles, la rendant passible de l'impôt sur les sociétés, et que les sommes distribuées à Mme B étaient imposables sur le fondement des articles 109 et 111 du code général des impôts. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de décharge et les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2208350(TA38-2208350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, M. I et la SCP notariale, demandant l’annulation de la décision du 4 juillet 2022 par laquelle le garde des sceaux a refusé le retrait de M. F, associé notaire. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte, son insuffisante motivation, et la méconnaissance des articles 29 du décret du 2 octobre 1967 et L. 242-1 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente, et qu’elle ne méconnaissait pas les textes applicables, notamment la loi du 29 novembre 1966 et le décret du 2 octobre 1967. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête, y compris les conclusions à fin d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503063(TA38-2503063)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 7 mars 2025 par lequel le préfet de la Savoie a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant camerounais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée du séjour en France (depuis 2013), de la présence de ses quatre enfants scolarisés et de son insertion professionnelle. En conséquence, il enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour sollicité sous trois mois et une autorisation provisoire de séjour sous dix jours. L'État est condamné à verser 900 euros au requérant au titre des frais de justice.
N° TA38-2208373(TA38-2208373)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu pour les années 2013 à 2019 et des pénalités correspondantes. Le tribunal a jugé que la procédure d'évaluation d'office était régulière, l'activité occulte étant caractérisée pour la période en litige, et que le défaut de motivation de la décision implicite de rejet de leur réclamation était inopérant. Il a également estimé que la charge de la preuve incombait aux requérants, qui n'ont pas démontré le caractère exagéré des rectifications. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 73, L. 68, L. 169 du livre des procédures fiscales et L. 193 du même code.
N° TA38-2208544(TA38-2208544)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme C, médecin algérienne, contestant le refus du Centre national de gestion (CNG) de l'autoriser à exercer la radiologie en France et lui imposant un parcours de consolidation des compétences. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation sur sa formation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que l'appréciation portée sur son parcours, au regard des dispositions de la loi du 21 décembre 2006 et du code de la santé publique, n'était pas entachée d'erreur. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2503005(TA38-2503005)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut d’examen de la situation personnelle et d’absence de saisine de la commission du titre de séjour. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’article 3 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, sans méconnaître les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.