Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2506973(TA38-2506973)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de la Haute-Savoie d’une demande d’expulsion d’un hébergement pour demandeurs d’asile (HUDA) occupé sans droit par une famille déboutée de l’asile. La juridiction a constaté que le droit au maintien sur le territoire français et le droit à l’hébergement avaient pris fin en application des articles L. 542-1 et L. 551-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Après une mise en demeure infructueuse, la condition d’urgence a été reconnue, justifiant l’évacuation des lieux. Le tribunal a donc enjoint aux occupants de quitter les lieux sans délai et autorisé le recours à la force publique en cas de besoin.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506909(TA38-2506909)

Regroupement familial – Injonction de notification – Tribunal Administratif de Grenoble – Ordonnance de référé (art. L.521-3 CJA). Le juge des référés a enjoint à la préfète de l'Isère de notifier à M. B et de transmettre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration sa décision favorable au regroupement familial du 19 mars 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La mesure a été jugée utile et urgente en raison de l'absence d'exécution de cette décision, malgré la séparation prolongée de la famille. Cette injonction se fonde sur les articles L.521-3 du code de justice administrative et R.434-30 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504173(TA38-2504173)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de traiter sa demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant" ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours avait fait naître une décision implicite de rejet le 20 février 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui n'est pas permis dans le cadre de ce référé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506752(TA38-2506752)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Après l'introduction de la requête, la préfète de l'Isère a délivré l'attestation sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 800 euros à Mme B.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507364(TA38-2507364)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme A d’un recours contre le refus de remise gracieuse d’un indu de prestations familiales de 3 079,01 euros, s’est déclaré incompétent. Il a estimé que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, conformément à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, et donc de la compétence de l’ordre judiciaire. En application de l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015, le tribunal a rejeté la requête et transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire d’Annecy, juridiction territorialement compétente.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2506477(TA38-2506477)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Isère de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, l'affaire a été transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506245(TA38-2506245)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 3 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendu, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant français (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et proportionnée, et a confirmé la légalité de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans faire droit aux demandes d'annulation ou d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507661(TA38-2507661)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A et M. B dirigée contre l'arrêté du 17 juillet 2025 du préfet de la Haute-Savoie les mettant en demeure de quitter des parcelles agricoles à Perrignier. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable car tardive, la notification de l'arrêté ayant eu lieu le 21 juillet à 15h00 et la requête n'ayant été enregistrée que le 22 juillet à 15h38, soit au-delà du délai de 24 heures prévu par l'article R. 779-2 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, ainsi que les conclusions accessoires relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502702(TA38-2502702)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressée à un rendez-vous, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, la demande ayant perdu son objet. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507368(TA38-2507368)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par Mme A d’un recours contre le refus du président du conseil départemental de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "priorité ou invalidité", a rejeté sa requête pour incompétence de la juridiction administrative. Il a estimé que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire. En conséquence, l’ordonnance a transmis l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Vienne, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015 relatif au Tribunal des conflits.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2502701(TA38-2502701)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfecture de l'Isère a convoqué la requérante à un rendez-vous le 26 mars 2025, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros à Mme C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502689(TA38-2502689)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B qui sollicitait une injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, titulaire d'un titre de séjour pour soins, devait déposer sa demande de renouvellement via la plateforme numérique ANEF conformément à l'arrêté du 28 septembre 2023, et qu'une attestation de prolongation lui serait délivrée lors de ce dépôt, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 425-9 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502688(TA38-2502688)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A qui rencontrait des difficultés pour obtenir un rendez-vous en vue du renouvellement de sa carte de séjour. En cours d'instance, la préfecture de l'Isère lui a accordé un rendez-vous, ce qui a conduit M. A à se désister de ses demandes principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant. La décision applique les dispositions du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2207515(TA38-2207515)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021 concernant un appartement inoccupé dont il a hérité. Le juge a rappelé que la taxe foncière est due en raison de la possession du bien, et non de son utilisation. Pour obtenir un dégrèvement pour vacance sur le fondement de l'article 1389 du code général des impôts, le propriétaire doit prouver que l'inoccupation est indépendante de sa volonté et que le bien est normalement destiné à la location, ce que M. B n'a pas démontré, n'ayant pas justifié de diligences pour le louer. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507004(TA38-2507004)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 27 juin 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a jugé que la simple délivrance d'un rendez-vous par la préfecture ne constitue pas une exécution suffisante des mesures ordonnées. En conséquence, il a rejeté la demande de non-lieu à statuer de la préfète et a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507718(TA38-2507718)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme D, ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui n'avait jamais été titulaire d'un titre de séjour et se trouvait en situation irrégulière depuis 2020, ne justifiait pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2301383(TA38-2301383)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement d’instance de Mme A. Celle-ci avait demandé une expertise médicale et une condamnation du centre hospitalier de Valence pour des préjudices liés à un lymphome B. Faute d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505658(TA38-2505658)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui avait demandé à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La condition d'urgence était invoquée en raison de la précarité de sa situation administrative compromettant son apprentissage. La préfète de l'Isère ayant convoqué le requérant à un rendez-vous, le désistement a été considéré comme pur et simple. L'État a été condamné à verser 600 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2507709(TA38-2507709)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 28 juillet 2025, a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Isère de lui accorder l'allocation aux adultes handicapés. Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 821-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a ordonné le renvoi de l'affaire devant le pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l'article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204595(TA38-2204595)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur les requêtes de la SCI Najwil, qui contestait les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020, 2021 et 2022 concernant seize locaux à Pont-de-Claix. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les parties des impositions ayant déjà fait l'objet de dégrèvements en cours d'instance. Pour le surplus, portant sur 3 919 m² de locaux vacants, la société demandait un reclassement en catégorie DEP2 ou, à défaut, l'application d'un coefficient de 0,5. Le tribunal a rejeté ces demandes, jugeant que la catégorie BUR1 était justifiée et qu'aucun coefficient de réduction n'était applicable, en application des articles 324 AA et suivants de l'annexe III au code général des impôts.

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