Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2108392(TA38-2108392)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme G d’un recours en excès de pouvoir contre un certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Montagny le 8 juillet 2021, ainsi que contre le rejet de leur recours gracieux. Le tribunal a jugé que ce certificat, en imposant une prescription nouvelle, procédait en réalité au retrait partiel de la décision tacite de non-opposition née le 30 mai 2021. Il a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le recours gracieux avait prorogé le délai de recours contentieux. Sur le fond, le tribunal a annulé le certificat en tant qu’il comportait une prescription, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés. Cette décision s’appuie sur les articles R. 424-13 du code de l’urbanisme et R. 600-2 du même code.
N° TA38-2507524(TA38-2507524)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de redoublement de Mme B en première année à l’IEP de Grenoble. La requérante contestait cette décision fondée sur sa note de sport, invoquant son endométriose et l’absence d’aménagement. Le juge a constaté que Mme B n’avait pas introduit de requête distincte en annulation au fond, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été rejetée comme irrecevable sans examen de l’urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2205164(TA38-2205164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 21 juillet 2025, a donné acte du désistement d'instance de M. B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période 2017-2019. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. La solution retenue est donc le constat du désistement, sans examen au fond du litige fiscal.
N° TA38-2505699(TA38-2505699)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Savoie de lui accorder une orientation professionnelle en milieu protégé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R.241-35 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application de l'article R.611-8-6 du code de justice administrative, la notification de cette demande est réputée avoir été reçue. L'ordonnance se fonde sur l'article R.222-1 4° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA38-2506923(TA38-2506923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la communauté de communes Val Guiers refusant l'accès de l'enfant des requérants au périscolaire et à la cantine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat justifiant une intervention en référé, malgré les difficultés d'organisation familiale et professionnelle invoquées. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'illégalité de l'obligation vaccinale ou de l'atteinte au droit à l'éducation, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA38-2506191(TA38-2506191)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A C visant à suspendre la décision du maire de Charavines du 4 juin 2025 prolongeant sa suspension administrative pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas un bouleversement de ses conditions d'existence malgré la privation de la part indemnitaire de son traitement, et l'impact sur sa santé n'étant pas suffisamment établi. En outre, le juge a relevé que les refus réitérés d'exécuter ses tâches par l'agent entravaient le bon fonctionnement du service, ce qui ne créait pas de doute sérieux sur la légalité de la mesure conservatoire. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA38-2507191(TA38-2507191)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités italiennes et son interdiction de circuler sur le territoire français. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Toulon, lieu de résidence du requérant, en application des articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond de la condition d’urgence ou des moyens soulevés.
N° TA38-2506154(TA38-2506154)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 14 avril 2025. Cette ordonnance avait suspendu le refus de renouvellement de son titre de séjour et enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, sous astreinte. Le tribunal constate que si la préfète a bien délivré l'autorisation provisoire de séjour, elle n'a pas procédé au réexamen de la situation de Mme A dans le délai imparti. En conséquence, le juge des référés fait droit à la demande de Mme A et ordonne la liquidation partielle de l'astreinte à hauteur de 3 120 euros pour la période de retard constatée, tout en renvoyant la question du réexamen au fond.
N° TA38-2108397(TA38-2108397)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D B et M. A B, qui demandaient l’annulation de la délibération du 12 juillet 2021 approuvant la révision du plan local d’urbanisme (PLU) de Lépin-le-Lac. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance du rapport d’enquête publique et le classement en zone naturelle de certaines parcelles. Le tribunal a jugé que l’intégration des pièces prévues à l’article R. 153-8 du code de l’urbanisme dans le dossier d’enquête n’est pas obligatoire, et que les autres moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans application des articles L. 600-9 du code de l’urbanisme ou L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507489(TA38-2507489)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence, Mme A étant bloquée en Côte d'Ivoire sans document de séjour, ce qui l'empêche de rejoindre son époux en France, d'exercer son emploi et de se présenter à un rendez-vous préfectoral. Il a estimé que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales, notamment à sa liberté d'aller et de venir et à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme A une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de vingt-quatre heures, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2507459(TA38-2507459)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande du GAEC B et du syndicat Coordination rurale visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2025 ordonnant l'abattage total de leur cheptel bovin infecté par la dermatose nodulaire contagieuse. Le juge a considéré que la mesure d'abattage, bien que grave, s'inscrivait dans le cadre spécifique des polices sanitaires prévu par le règlement (UE) 2016/249 et les textes nationaux, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée. La condition d'urgence n'a pas été retenue comme déterminante face à l'impératif de santé publique et de lutte contre une épizootie.
N° TA38-2507399(TA38-2507399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais demandant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale. Le juge a reconnu l'urgence, mais a estimé que le refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il a relevé que la préfète avait mis à disposition du requérant le "kit OFII" nécessaire à l'instruction de sa demande, ce qui ne caractérisait pas une carence administrative. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais d'instance.
N° TA38-2502454(TA38-2502454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Elle a estimé que le refus de séjour était justifié par la menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de condamnations pénales récentes et graves. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) ont été jugées légales, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA38-2502469(TA38-2502469)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 18 décembre 2024. Cet arrêté retirait sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier", refusait un titre "vie privée et familiale", et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
N° TA38-2506195(TA38-2506195)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 24 octobre 2024, avant le 30 septembre 2025. La requérante n'ayant reçu aucune offre de logement adapté (T5-T6), la carence de l'administration a été constatée. L'injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er octobre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2507411(TA38-2507411)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait à ce qu'il soit enjoint à la préfète de la Haute-Savoie de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour le 20 février 2025, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande n'étant plus en cours d'instruction, le refus de délivrer une nouvelle attestation ne constituait pas une illégalité manifeste.
N° TA38-1908403(TA38-1908403)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C. Celle-ci tendait à obtenir la décharge de la taxe forfaitaire sur la cession de terrains nus rendus constructibles (article 1529 du code général des impôts) et l'annulation de la délibération du conseil municipal de La Chapelle-du-Bard refusant son exonération. Le tribunal a relevé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de réclamation préalable et que le conseil municipal était incompétent pour statuer sur la demande d'exonération. Sur le fond, le moyen tiré de ce que le terrain était constructible depuis plus de dix-huit ans a été écarté.
N° TA38-2507487(TA38-2507487)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour opposé à Mme B, ressortissante camerounaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières malgré son irrégularité prolongée et la poursuite d'une activité professionnelle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507452(TA38-2507452)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 13 mai 2025 interdisant les vols de loisir au départ ou à l'arrivée d'une plate-forme en Haute-Savoie. Les requérants, M. B et la fédération française de planeur ultra-léger motorisé, n'ont pas justifié avoir formé un recours au fond contre cette décision, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En l'absence de cette copie, la requête en référé a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2507451(TA38-2507451)
Refus de titre de séjour pour parent d'enfant français. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus implicite de délivrance d'un certificat de résidence. La condition d'urgence n'est pas caractérisée, la requérante n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire immédiate.