Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504424(TA38-2504424)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. F et Mme C, un couple de ressortissants étrangers, contre les arrêtés préfectoraux du 16 octobre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et, pour M. F, lui interdisant le retour pour un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à l’incompétence de l’auteur de l’acte et à l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont donc été confirmées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2504659(TA38-2504659)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 12 avril 2025 par lequel le préfet de la Savoie imposait à M. A, ressortissant algérien, une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. La décision a été annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, le préfet ayant cessé ses fonctions le 26 mars 2025, avant la signature de l'arrêté. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A sous trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours. L'État a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507144(TA38-2507144)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 6 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, M. B ayant pu présenter sa situation lors de son audition par les services de gendarmerie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507070(TA38-2507070)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car sa demande d'asile était un réexamen. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen sérieux de sa situation. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de sa vulnérabilité particulière, malgré ses allégations médicales et familiales, pour justifier une dérogation au refus légal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507053(TA38-2507053)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 3 juillet 2025 prolongeant son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était légalement fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les difficultés personnelles liées à l'état de santé de M. B et aux modalités de pointage ne constituaient pas une erreur manifeste d'appréciation, l'administration n'ayant pas à adapter les obligations de pointage à chaque situation individuelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507037(TA38-2507037)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral portant interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a relevé d’office que le requérant n’avait pas intérêt à agir, l’arrêté attaqué visant un tiers (M. B D) et non le requérant lui-même. Malgré cette information, M. A n’a pas dirigé ses conclusions contre l’arrêté le concernant, produit en défense. La requête a donc été jugée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2506234(TA38-2506234)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 17 avril 2025, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant qu'aucune offre n'avait été proposée à l'intéressé, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO) et à l'hébergement d'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503030(TA38-2503030)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 12 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également rejeté les griefs tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien, notamment faute pour le requérant de justifier d'une résidence en France depuis l'âge de dix ans. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506768(TA38-2506768)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 27 juin 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. A au Centre pénitentiaire de Valence jusqu'au 25 septembre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la nécessité de préserver l'ordre public au sein de l'établissement et du comportement de l'intéressé, qui n'est pas adapté à la détention ordinaire. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207633(TA38-2207633)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A pour contester le refus de la commune des Echelles de lever un arrêté de péril imminent et le refus d’autorisation d’occupation du domaine public pour étayer son immeuble. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A, considérant que le refus de mainlevée de l’arrêté de péril était fondé et que la décision de ne pas autoriser l’occupation du domaine public n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2501667(TA38-2501667)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 3 février 2025 par lequel le préfet de l'Isère obligeait M. C, ressortissant russe débouté du droit d'asile, à quitter le territoire français. L'annulation est motivée par l'incompétence de l'auteur de l'acte, signé au nom d'un préfet qui n'était plus en fonction à cette date. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. La décision se fonde sur les articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302578(TA38-2302578)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. E, étudiant en soins infirmiers, qui contestait son exclusion définitive de l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du Centre hospitalier Alpes-Léman. Le tribunal a jugé que la décision d'exclusion, prise par la directrice de l'IFSI après avis de la section pédagogique compétente, n'était entachée d'aucun vice de procédure ou d'incompétence. Il a notamment estimé que les conditions de convocation et de déroulement de la réunion étaient régulières au regard des articles 15 et 16 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306501(TA38-2306501)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et régulière en la forme. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'absence de mention de la qualité de l'auteur de l'acte, ainsi que celui relatif à une insuffisance de motivation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2306341(TA38-2306341)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de Mme B contre le rejet de sa demande de chèque énergie pour 2022. Le juge a rappelé que le chèque énergie est attribué sur la base des données fiscales, mais qu'une réclamation est possible en cas de correction de la situation fiscale du demandeur. En l'espèce, Mme B n'a pas démontré que la rectification de ses revenus lui ouvrait droit au bénéfice du chèque, ni que son absence du fichier des bénéficiaires résultait d'une erreur des services fiscaux. Par conséquent, le tribunal a rejeté sa requête, confirmant la décision de l'Agence des services de paiement fondée sur les articles R. 124-1 et R. 124-7-2 du code de l'énergie.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2306197(TA38-2306197)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse de deux indus de prime d'activité (684,36 € et 330,51 €). La requérante ne démontrait pas sa situation de précarité, l'appréciation des ressources devant se faire au niveau de l'ensemble du foyer composé avec son conjoint, dont les revenus n'étaient pas révélés. Le juge a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406192(TA38-2406192)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (4ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A C contre le rejet de sa candidature en première année de master de droit privé et des affaires à l’Université Grenoble Alpes. Le tribunal annule la décision initiale de la commission d’admission au motif que celle-ci émanait d’une autorité incompétente, rappelant que seul l’administrateur provisoire de l’université était compétent en vertu des articles L. 612-6 et L. 712-2 du code de l’éducation et des statuts de l’UGA. En revanche, le refus du recours gracieux n’est pas annulé, les vices propres de cette décision étant inopérants.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406499(TA38-2406499)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante brésilienne mariée à un Français. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante justifiant d'une communauté de vie continue avec son époux depuis leur mariage en 2020 et de la naissance de leur enfant en 2021. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, dont la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408796(TA38-2408796)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E contestant le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que le requérant, qui souffrait de diabète et de problèmes de mobilité, ne justifiait pas d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni d'un besoin systématique d'aide humaine ou technique pour ses déplacements, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision a été prise en formation de juge unique dans le cadre d'un recours de plein contentieux.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2403515(TA38-2403515)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision orale du 25 avril 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal retient que cette décision a été prise par une autorité incompétente et qu'elle est entachée d'une erreur de droit, le dossier de M. A étant complet et sa demande non abusive. La solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502024(TA38-2502024)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de l’Isère du 17 octobre 2024 rejetant sa demande de logement prioritaire. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte. La demande de remboursement des frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. Le jugement applique les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de justice administrative.

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