Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2306105(TA38-2306105)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de Mme E contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 6 495 euros pour la période d'août 2021 à mars 2023. La requérante soutenait que sa vie maritale n'avait débuté qu'en juillet 2022, mais le tribunal retient, sur la base d'un faisceau d'indices (versement de la quasi-totalité du salaire du concubin, domiciliation commune), l'existence d'une vie de couple stable et continue depuis octobre 2019. En application des articles L. 821-1, L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l'habitation, la solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé de l'indu.
N° TA38-2306386(TA38-2306386)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un titre exécutoire émis par le département de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 24 839,49 euros. La requérante soutenait que le département avait irrégulièrement pris en compte un forfait sur son assurance-vie et des loyers, et invoquait sa bonne foi. Le tribunal a jugé que la prise en compte du capital de l’assurance-vie était régulière sur la base des articles L. 132-1 et R. 132-1 du code de l’action sociale et des familles, et que l’absence de déclaration des ressources du foyer, notamment les salaires du fils, justifiait l’indu. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la validité du titre exécutoire.
N° TA38-2306397(TA38-2306397)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en affirmant avoir toujours déclaré ses ressources. Le tribunal a jugé que, même si elle avait déclaré ses revenus à l'URSSAF, elle n'avait pas informé France Travail de sa reprise d'activité non salariée, et qu'en application des articles L. 5425-1 et R. 5425-1 du code du travail, le cumul intégral de l'allocation avec ses revenus d'activité n'était possible que pendant trois mois. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2306434(TA38-2306434)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 31 juillet 2023 par laquelle le préfet de la Drôme a refusé d'enregistrer la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B. Le tribunal juge que le préfet ne pouvait légalement refuser l'enregistrement au motif d'une précédente mesure d'éloignement non exécutée, en l'absence de caractère abusif ou dilatoire de la demande et d'un dossier incomplet. Cette solution est fondée sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2300294(TA38-2300294)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant autrichien, contestant le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de libre prestation de services pour l'activité d'accompagnateur de moyenne montagne et la décision de le soumettre à une épreuve d'aptitude. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la procédure prévue à l'article R. 212-93 du code du sport avait été respectée, le préfet n'étant pas tenu de solliciter des informations complémentaires avant de prendre sa décision. Enfin, le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu constater une différence substantielle entre la formation de M. E et celle requise en France, justifiant ainsi la mesure d'épreuve d'aptitude.
N° TA38-2306717(TA38-2306717)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année 2019 d'un montant de 396,37 euros, réclamé par la caisse d'allocations familiales de l'Isère. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, car Mme B vivait en concubinage, ce qui modifiait la composition de son foyer et ses droits au revenu de solidarité active (RSA), en application des articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'article 515-8 du code civil. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge de la dette.
N° TA38-2306835(TA38-2306835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi pour six mois, prononcée par Pôle emploi (devenu France Travail) pour fausses déclarations. Le tribunal a écarté les moyens de forme (défaut de signature et insuffisance de motivation) comme infondés. Sur le fond, il a estimé que la sanction était justifiée, car M. C avait omis de déclarer la prolongation de son arrêt maladie, ce qui constitue une fausse déclaration au sens de l'article L. 5412-2 du code du travail. La décision a donc été jugée légale, sans erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2306838(TA38-2306838)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B C contestant les décisions implicites de la caisse d'allocations familiales de l'Isère confirmant deux trop-perçus d'aide personnalisée au logement (552,98 €) et de prime d'activité (1 401,54 €). Le requérant soutenait que les indus étaient infondés car il avait toujours déclaré ses ressources et ne percevait pas la pension alimentaire retenue par la caisse. Le tribunal a examiné le bien-fondé de la décision de récupération au regard des dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les indus.
N° TA38-2306908(TA38-2306908)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait l’annulation du refus de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 509,94 euros et l’octroi de cette remise. Mme B invoquait que la dette avait été contractée par son ex-concubin et qu’elle n’en était pas responsable, mais le tribunal a jugé que ces arguments ne pouvaient être utilement soulevés dans le cadre d’une demande de remise gracieuse, faute de contestation préalable du bien-fondé de l’indu. La décision s’appuie sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, conditions non établies en l’espèce.
N° TA38-2504388(TA38-2504388)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 24 mars 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un certificat de résidence à Mme A, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée, compte tenu de son état de santé grave, de sa perte d'autonomie et de sa dépendance vis-à-vis de ses enfants résidant en France. La solution retenue se fonde sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504389(TA38-2504389)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère a refusé un titre de séjour à M. A, ressortissant bangladais, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal juge que la préfète ne pouvait refuser le séjour au motif que l'intéressé ne produisait pas d'autorisation de travail, alors que la demande d'autorisation de travail, qui incombe à l'employeur, était en cours d'instruction. Cette solution est fondée sur les articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, L. 5221-5 et R. 5221-1 du code du travail, ainsi que sur le principe selon lequel le préfet doit instruire la demande d'autorisation de travail avant de statuer sur le séjour.
N° TA38-2306932(TA38-2306932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant la décision du département de la Haute-Savoie mettant fin à ses droits au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a examiné le fond du droit, constatant que la décision était fondée sur le montant des ressources de l'intéressé, qui dépassait le plafond légal, et non sur un défaut de déclaration. En application des articles L. 262-2 et R. 262-7 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a estimé que M. C ne pouvait prétendre au RSA pour la période en litige. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le département.
N° TA38-2504426(TA38-2504426)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation et que le refus était fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que M. A ne justifiait pas de circonstances particulières permettant de le dispenser de la présentation d'un visa long séjour, malgré sa réussite universitaire. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2306971(TA38-2306971)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant un indu d’allocation de logement familiale de 1 673 euros et la contrainte émise pour recouvrer le solde de 961,52 euros. Le juge a estimé que l’indu, résultant d’une mise à jour tardive des ressources par l’administration, n’était pas contestable sur le fond. S’agissant de la demande de remise gracieuse, le tribunal a considéré que M. C ne justifiait pas de sa bonne foi et que sa situation de précarité ne suffisait pas à obtenir une remise supplémentaire, confirmant ainsi la décision de la mutualité sociale agricole des Alpes du Nord. La décision s’appuie sur les articles 1302 du code civil et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA38-2504433(TA38-2504433)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a rejeté les requêtes de M. B C et Mme D A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés du 18 mars 2025 du préfet de la Haute-Savoie les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation concernant l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement et d'interdiction de retour prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504469(TA38-2504469)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B C d’une demande d’exécution d’un jugement du 4 avril 2024 annulant un arrêté préfectoral lui interdisant la détention d’armes et retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal constate que le préfet a retiré l’inscription de M. C du fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes et lui a versé la somme de 1 500 euros due au titre des frais de justice. S’agissant du rétablissement de la validation du permis de chasser, le tribunal relève que cette validation est annuelle et relève de la compétence du directeur général de l’Office français de la biodiversité, et non du préfet. Par conséquent, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution, les mesures relevant de la compétence préfectorale ayant été exécutées.
N° TA38-2504899(TA38-2504899)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de riverains du champ de tir militaire de Sacconges (Annecy). Les requérants sollicitaient cette mesure pour évaluer les nuisances acoustiques actuelles et futures liées au projet de nouveau stand de tir (STOé), en vue d’une éventuelle action indemnitaire. Le tribunal a considéré que l’expertise était utile, malgré les études existantes, car elle permettrait une analyse contradictoire et complète, notamment sur l’usage simultané des installations. La mission confiée à l’expert inclut la description de l’environnement sonore, la simulation des nuisances futures, et l’évaluation des préjudices pour chaque requérant.
N° TA38-2505322(TA38-2505322)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de la société La Marquise 5 du domaine public ferroviaire qu'elle occupait sans droit ni titre dans la gare de Thonon-les-Bains. La mesure a été jugée urgente et utile car le maintien de l'occupante faisait obstacle à la commercialisation de l'emplacement, nécessaire à la continuité du service public ferroviaire. La société a été condamnée à libérer les lieux sous astreinte de 500 euros par jour de retard et à verser 2 000 euros aux sociétés requérantes. La décision applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation du domaine public.
N° TA38-2406566(TA38-2406566)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus d'autorisation d'instruction en famille pour sa fille. La demande dirigée contre la décision initiale du 16 mai 2024 a été jugée irrecevable, car cette décision avait été remplacée par celle de la commission académique du 13 juin 2024. Concernant cette dernière, le tribunal a estimé qu'elle était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen particulier de la situation de l'enfant. Le moyen tiré de la méconnaissance du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation a été écarté, le tribunal considérant que la requérante n'établissait pas l'existence d'une situation propre à l'enfant justifiant une instruction en famille.
N° TA38-2405976(TA38-2405976)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 11 juillet 2024 du recteur de l’académie de Grenoble prononçant l’exclusion définitive de son fils du collège. En cours d’instance, le recteur a retiré cette décision le 26 août 2024 et l’a remplacée par une nouvelle sanction d’exclusion avec sursis. Le tribunal a constaté que le retrait de la décision initiale était devenu définitif, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. En application du code de l’éducation et du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.