Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405737(TA38-2405737)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, considérant que la délivrance d'une carte temporaire d'un an ne privait pas la requête de son objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus, estimant que M. B remplissait les conditions des articles L. 433-4 et L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir une carte pluriannuelle. Il a enjoint à la préfète de délivrer ce titre dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2405017(TA38-2405017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de refus du préfet de la Haute-Savoie de délivrer un récépissé à Mme B, ressortissante camerounaise, estimant que son dossier de demande de titre de séjour était complet et non abusif, en application des articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également annulé la décision implicite de refus de titre de séjour pour défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 232-4 et L. 232-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à la préfète de délivrer un récépissé à Mme B dans un délai de quinze jours et de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2404779(TA38-2404779)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C, ressortissants ukrainiens, qui contestaient le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil après leur demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les requérants n'établissaient pas que leur vulnérabilité n'avait pas été prise en compte, ni que le refus méconnaissait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent de refuser ces conditions en cas de demande de réexamen, sous réserve de l'évaluation de la vulnérabilité.
N° TA38-2204169(TA38-2204169)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la sanction d'exclusion de tout établissement supérieur pendant 5 ans prononcée par la section disciplinaire de l'IEP de Grenoble pour perturbation d'examens et plagiat. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant la composition de la section disciplinaire régulière et le quorum respecté, et n'a pas retenu le défaut d'impartialité. Il a également rejeté les moyens de fond, considérant que les faits étaient établis et que la sanction n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles R. 811-10, R. 811-14, R. 811-20, R. 811-23 et R. 811-32 du code de l'éducation.
N° TA38-2403531(TA38-2403531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de Mme D, ressortissante nigériane, contre un arrêté du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. La préfète a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant d'un rendez-vous accordé pour renouveler le dossier, mais le tribunal l'a rejetée, constatant l'absence de retrait de l'arrêté et l'incertitude sur la délivrance du titre. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, estimant que le préfet n'avait pas suffisamment examiné la contribution effective de Mme D à l'entretien et à l'éducation de son enfant français, en méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506961(TA38-2506961)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2025 par lequel la préfète de la Savoie l'avait assigné à résidence. Le juge a écarté le moyen tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, faute pour le requérant de démontrer cette illégalité. Il a également jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2403801(TA38-2403801)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 12 janvier 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé à Mme A, ressortissante angolaise, le bénéfice d'un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal retient que, faute de mémoire en défense, la préfète est réputée avoir acquiescé aux faits établissant que Mme A est victime de la prostitution. La décision est annulée pour méconnaissance de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles, le préfet n'ayant pas pris en compte cette qualité de victime ni ses besoins sanitaires, sociaux et professionnels. Il est enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2300374(TA38-2300374)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la suspension implicite de ses conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car le droit au maintien sur le territoire français de Mme A avait pris fin suite au rejet de sa demande d'asile pour irrecevabilité par l'OFPRA, conformément aux articles L. 542-2 et L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été considérée comme irrecevable en l'absence de décision administrative faisant grief, et les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et les vices de procédure, ont été écartés comme infondés.
N° TA38-2406499(TA38-2406499)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme A, ressortissante brésilienne mariée à un Français. Le tribunal a jugé que ce refus méconnaissait les articles L. 423-1 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante justifiant d'une communauté de vie continue avec son époux depuis leur mariage en 2020 et de la naissance de leur enfant en 2021. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, dont la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2406192(TA38-2406192)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (4ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A C contre le rejet de sa candidature en première année de master de droit privé et des affaires à l’Université Grenoble Alpes. Le tribunal annule la décision initiale de la commission d’admission au motif que celle-ci émanait d’une autorité incompétente, rappelant que seul l’administrateur provisoire de l’université était compétent en vertu des articles L. 612-6 et L. 712-2 du code de l’éducation et des statuts de l’UGA. En revanche, le refus du recours gracieux n’est pas annulé, les vices propres de cette décision étant inopérants.
N° TA38-2403515(TA38-2403515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision orale du 25 avril 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen, et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal retient que cette décision a été prise par une autorité incompétente et qu'elle est entachée d'une erreur de droit, le dossier de M. A étant complet et sa demande non abusive. La solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2401586(TA38-2401586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption du maire de Saint-Sorlin-en-Valloire, a constaté que cette décision avait été abrogée par un arrêté municipal du 13 mars 2025 et n’avait reçu aucun commencement d’exécution. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, considérant que le litige avait perdu son objet. Les demandes présentées par les parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2400968(TA38-2400968)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du préfet de la Drôme du 7 décembre 2023 refusant le regroupement familial pour les deux enfants de M. D, ressortissant colombien. Le tribunal juge que le motif tiré de l'instabilité des ressources est entaché d'erreur d'appréciation, les revenus du couple étant stables et suffisants au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également le motif fondé sur l'intérêt supérieur des enfants, estimant que la seule séparation de quatre ans ne suffit pas à démontrer que leur venue en France serait contraire à cet intérêt au sens de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La décision est annulée et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande.
N° TA38-2306506(TA38-2306506)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la pénalité administrative de 2 502 euros infligée à M. B par la présidente du conseil départemental de la Drôme pour défaut de déclaration de ressources ayant entraîné un indu de revenu de solidarité active. Le tribunal a estimé que le département n'avait pas apporté la preuve du caractère intentionnel des fausses déclarations, condition requise par l'article L. 262-52 du code de l'action sociale et des familles pour prononcer une telle sanction. En conséquence, la décision du 11 octobre 2023 a été annulée.
N° TA38-2306501(TA38-2306501)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et régulière en la forme. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'absence de mention de la qualité de l'auteur de l'acte, ainsi que celui relatif à une insuffisance de motivation. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2306341(TA38-2306341)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de Mme B contre le rejet de sa demande de chèque énergie pour 2022. Le juge a rappelé que le chèque énergie est attribué sur la base des données fiscales, mais qu'une réclamation est possible en cas de correction de la situation fiscale du demandeur. En l'espèce, Mme B n'a pas démontré que la rectification de ses revenus lui ouvrait droit au bénéfice du chèque, ni que son absence du fichier des bénéficiaires résultait d'une erreur des services fiscaux. Par conséquent, le tribunal a rejeté sa requête, confirmant la décision de l'Agence des services de paiement fondée sur les articles R. 124-1 et R. 124-7-2 du code de l'énergie.
N° TA38-2306197(TA38-2306197)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse de deux indus de prime d'activité (684,36 € et 330,51 €). La requérante ne démontrait pas sa situation de précarité, l'appréciation des ressources devant se faire au niveau de l'ensemble du foyer composé avec son conjoint, dont les revenus n'étaient pas révélés. Le juge a appliqué l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui subordonne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA38-2306181(TA38-2306181)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 990,31 euros et le titre exécutoire émis pour son recouvrement. Le juge a écarté les moyens d’incompétence et d’absence de saisine de la commission de recours amiable, le département ayant démontré la régularité de la procédure. Sur le fond, le tribunal a considéré que l’indu était fondé, M. D n’ayant pas déclaré sa situation de couple, ce qui modifiait ses droits au RSA. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 262-41 et R. 262-89 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA38-2305645(TA38-2305645)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C contestant un indu d'allocation de logement sociale de 614 euros et les retenues sur sa prime d'activité. La requérante soutenait ne pas avoir été informée de son droit à une neutralisation de ses revenus, mais le tribunal a jugé que cette circonstance était sans incidence sur le bien-fondé de la dette, la neutralisation ayant été appliquée irrégulièrement. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1, R. 822-14 et R. 822-15 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2302578(TA38-2302578)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. E, étudiant en soins infirmiers, qui contestait son exclusion définitive de l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du Centre hospitalier Alpes-Léman. Le tribunal a jugé que la décision d'exclusion, prise par la directrice de l'IFSI après avis de la section pédagogique compétente, n'était entachée d'aucun vice de procédure ou d'incompétence. Il a notamment estimé que les conditions de convocation et de déroulement de la réunion étaient régulières au regard des articles 15 et 16 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. E.