Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406192(TA38-2406192)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (4ème chambre) concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. A C contre le rejet de sa candidature en première année de master de droit privé et des affaires à l’Université Grenoble Alpes. Le tribunal annule la décision initiale de la commission d’admission au motif que celle-ci émanait d’une autorité incompétente, rappelant que seul l’administrateur provisoire de l’université était compétent en vertu des articles L. 612-6 et L. 712-2 du code de l’éducation et des statuts de l’UGA. En revanche, le refus du recours gracieux n’est pas annulé, les vices propres de cette décision étant inopérants.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300374(TA38-2300374)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la suspension implicite de ses conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car le droit au maintien sur le territoire français de Mme A avait pris fin suite au rejet de sa demande d'asile pour irrecevabilité par l'OFPRA, conformément aux articles L. 542-2 et L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été considérée comme irrecevable en l'absence de décision administrative faisant grief, et les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et les vices de procédure, ont été écartés comme infondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506956(TA38-2506956)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 21 mai 2025 retirant le placement provisoire en congé pour invalidité imputable au service de Mme C et de la décision du 20 mai 2025 refusant la reconnaissance de l'imputabilité de son accident. La requérante invoquait l'urgence financière liée à un indu de rémunération et des moyens de doute sérieux, notamment l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2506821(TA38-2506821)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la préfète de l'Isère avait accordé le bénéfice du regroupement familial à M. B le 3 juillet 2025, rendant sans objet sa demande de suspension de la décision implicite de rejet initiale. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 360 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue repose sur la disparition de l'objet du litige suite à la décision favorable de l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506912(TA38-2506912)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé-suspension par Mme B et l’entreprise « La Verrière » pour contester la légalité d’un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire d’Aix-les-Bains à la SARL JAG, ainsi que les refus implicites de prendre un arrêté interruptif de travaux et de dresser un procès-verbal d’infraction. Les requérantes invoquaient l’urgence et l’existence de doutes sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison de la poursuite de travaux malgré une précédente suspension ordonnée par le juge des référés. La commune d’Aix-les-Bains a contesté la recevabilité de la requête, l’intérêt à agir des requérantes et la condition d’urgence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de suspension et d’injonction, et a mis à la charge des requérantes une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2400968(TA38-2400968)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du préfet de la Drôme du 7 décembre 2023 refusant le regroupement familial pour les deux enfants de M. D, ressortissant colombien. Le tribunal juge que le motif tiré de l'instabilité des ressources est entaché d'erreur d'appréciation, les revenus du couple étant stables et suffisants au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également le motif fondé sur l'intérêt supérieur des enfants, estimant que la seule séparation de quatre ans ne suffit pas à démontrer que leur venue en France serait contraire à cet intérêt au sens de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La décision est annulée et il est enjoint au préfet de réexaminer la demande.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2205945(TA38-2205945)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait l'arrêté du maire de Chatuzange-le-Goubet du 10 mars 2022 refusant un permis de construire modificatif pour l'installation d'une baie vitrée de 2,4 mètres sur un bâtiment situé dans les abords du château de Pizançon. Le tribunal a jugé que le maire était lié par l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France (ABF), émis en application des articles L. 621-30 et L. 632-2 du code du patrimoine, et que cet avis n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité du refus de permis et rejette les conclusions de M. C.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2408796(TA38-2408796)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E contestant le refus du département de l'Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que le requérant, qui souffrait de diabète et de problèmes de mobilité, ne justifiait pas d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ni d'un besoin systématique d'aide humaine ou technique pour ses déplacements, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision a été prise en formation de juge unique dans le cadre d'un recours de plein contentieux.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2306341(TA38-2306341)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de Mme B contre le rejet de sa demande de chèque énergie pour 2022. Le juge a rappelé que le chèque énergie est attribué sur la base des données fiscales, mais qu'une réclamation est possible en cas de correction de la situation fiscale du demandeur. En l'espèce, Mme B n'a pas démontré que la rectification de ses revenus lui ouvrait droit au bénéfice du chèque, ni que son absence du fichier des bénéficiaires résultait d'une erreur des services fiscaux. Par conséquent, le tribunal a rejeté sa requête, confirmant la décision de l'Agence des services de paiement fondée sur les articles R. 124-1 et R. 124-7-2 du code de l'énergie.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2403789(TA38-2403789)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 24 mai 2024 par laquelle le préfet de l'Isère avait clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante angolaise. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit et de fait en considérant que la demande simultanée d'un autre titre de séjour par l'intéressée valait renonciation à sa demande de renouvellement de titre étudiant. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans les quinze jours. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506929(TA38-2506929)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante, qui avait obtenu une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction de son recours, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant la situation urgente. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507049(TA38-2507049)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 29 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente (secrétaire générale adjointe dûment habilitée) et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506846(TA38-2506846)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. La condition d'urgence, nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas remplie en l'espèce. En effet, la préfète a délivré à la requérante un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 18 août 2025, ce qui fait obstacle à ce que la décision attaquée produise une atteinte grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, la requête est rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2303599(TA38-2303599)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme F contestant deux titres exécutoires émis par le département de la Drôme, l'un pour une pénalité administrative de 2 784 euros et l'autre pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 13 513,35 euros. Le tribunal a joint ces deux affaires. Il a rappelé que, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le recours contre une décision de récupération d'indu a un caractère suspensif. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la régularité formelle du titre exécutoire relatif à l'indu de RSA.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506747(TA38-2506747)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante ivoirienne épouse d'un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme A dans un délai de huit jours, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302296(TA38-2302296)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, étudiant, contestant une décision de l'administrateur général de l'Institut polytechnique de Grenoble lui interdisant l'accès à l'école Grenoble INP - Ense3 pour 30 jours. Le tribunal a jugé que l'administrateur général, en tant que directeur de l'établissement, est compétent pour prendre une telle mesure conservatoire sur le fondement de l'article R. 712-8 du code de l'éducation, même si les faits se sont déroulés en dehors de l'établissement, dès lors qu'ils constituent une menace de désordre. La requête a été rejetée, les moyens soulevés (incompétence, vice de procédure, erreur de droit, etc.) n'étant pas fondés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506717(TA38-2506717)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. B, ressortissant kosovar. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de ce refus, lequel méconnaissait l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à la préfète de délivrer un récépissé autorisant le travail et a rejeté les conclusions relatives à la suspension du refus de titre de séjour, faute d'urgence caractérisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506799(TA38-2506799)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, ressortissant algérien, conteste le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Lors de l'audience, le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure de référé étant close par le désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506992(TA38-2506992)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, qui demandaient l'annulation des arrêtés du 2 juillet 2025 prolongeant leur assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la préfète de l'Isère avait procédé à un examen réel de leur situation. Il a estimé que la mesure était adaptée, nécessaire et proportionnée, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506996(TA38-2506996)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, était saisi par la société Container Trading WFW GMBH d'une demande d'annulation de la procédure de passation d'un lot d'un accord-cadre pour la fourniture de composteurs, organisée par Valence Romans Agglo. En cours d'instance, la collectivité a déclaré la procédure sans suite en application de l'article R. 2185-1 du code de la commande publique. Le juge a constaté que les conclusions aux fins d'annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions des parties.

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