Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300374(TA38-2300374)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la suspension implicite de ses conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était légale, car le droit au maintien sur le territoire français de Mme A avait pris fin suite au rejet de sa demande d'asile pour irrecevabilité par l'OFPRA, conformément aux articles L. 542-2 et L. 551-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été considérée comme irrecevable en l'absence de décision administrative faisant grief, et les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et les vices de procédure, ont été écartés comme infondés.
N° TA38-2507367(TA38-2507367)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de démarches suffisantes pour obtenir un rendez-vous et n'établissait donc pas l'utilité de la mesure sollicitée. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2205945(TA38-2205945)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait l'arrêté du maire de Chatuzange-le-Goubet du 10 mars 2022 refusant un permis de construire modificatif pour l'installation d'une baie vitrée de 2,4 mètres sur un bâtiment situé dans les abords du château de Pizançon. Le tribunal a jugé que le maire était lié par l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France (ABF), émis en application des articles L. 621-30 et L. 632-2 du code du patrimoine, et que cet avis n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité du refus de permis et rejette les conclusions de M. C.
N° TA38-2507163(TA38-2507163)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 mai 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas joint à sa requête la copie de la requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions, sans examen de l'urgence ni du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2507120(TA38-2507120)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par la préfète de l'Isère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits, des moyens et des conclusions exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président du tribunal a donc rejeté la requête par ordonnance sans inviter la requérante à la régulariser.
N° TA38-2506199(TA38-2506199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation de la Haute-Savoie le 21 novembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite, le tribunal a enjoint à la préfète de la Haute-Savoie d'assurer son logement avant le 30 septembre 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er novembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2506692(TA38-2506692)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La solution retenue est que la demande se heurte à une contestation sérieuse, car la préfète de l'Isère a établi, sans être contredite, que le dossier de la requérante n'était pas complet, condition préalable posée par l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507385(TA38-2507385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante invoquait l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir la modification d'une précédente ordonnance, mais le juge a constaté que cette ordonnance du 1er juillet 2025 s'était bornée à constater un non-lieu à statuer, sans avoir ordonné de mesures. En l'absence de mesures ordonnées, le juge ne pouvait être saisi sur ce fondement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2506880(TA38-2506880)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A B épouse C, ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation précaire suite au refus de renouvellement de son titre et à l'absence d'attestation de prolongation d'instruction. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2506875(TA38-2506875)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du 26 juin 2025 de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité. Il a également considéré que les autorités allemandes avaient donné leur accord explicite pour la reprise en charge de M. A, conformément au règlement (UE) n°604/2013. La décision s'appuie sur les articles L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règlements européens applicables.
N° TA38-2506862(TA38-2506862)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A épouse B, ressortissante indonésienne, pour contester la clôture de sa demande de titre de séjour et les refus implicites de renouvellement de son titre "vie privée et familiale" et de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au droit au séjour du conjoint de français. En défense, la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer, ayant délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 octobre 2025, et a invité la requérante à déposer une nouvelle demande de titre en tant que conjointe de français. Le tribunal a constaté que la délivrance de cette attestation rendait sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, tout en rejetant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306979(TA38-2306979)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B contestant une mise en demeure de la CAF de l’Isère pour le remboursement d’un indu d’allocation de logement sociale de 228 euros. Le juge unique estime que M. B n’apporte pas la preuve qu’il n’a pas perçu les sommes, alors que l’indu résulte du versement continu de l’allocation après son départ du logement en décembre 2019. La solution est fondée sur les articles L. 821-1 et L. 822-10 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article 1302 du code civil relatif à la restitution des paiements indus.
N° TA38-2306974(TA38-2306974)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant un indu de prime d'activité de 8 576,56 euros. Le juge a estimé que le requérant, bien qu'ayant déclaré ses revenus aux services fiscaux, n'avait pas effectué les déclarations trimestrielles requises auprès de la caisse d'allocations familiales, seule base de calcul de ses droits. La solution retenue est fondée sur les articles L. 841-1, L. 842-3 et L. 842-4 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2107317(TA38-2107317)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 20 septembre 2021 par lequel le directeur de l'Établissement Public Foncier Local (EPFL) de Savoie avait exercé le droit de préemption sur une parcelle à Saint-Christophe-sur-Guiers, que M. E souhaitait acquérir. La solution retenue est fondée sur l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délibération du conseil d'administration de l'EPFL déléguant ce pouvoir au directeur n'ayant pas fait l'objet d'une publicité suffisante pour être opposable aux tiers. En conséquence, le tribunal a prononcé l'annulation pour excès de pouvoir sans examiner les autres moyens de la requête, en application des articles R. 324-2 du code général des collectivités territoriales et du code de l'urbanisme.
N° TA38-2106834(TA38-2106834)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Réauville de dresser un procès-verbal d’infraction aux règles d’urbanisme à l’encontre de la SARL GN2M, pour utilisation commerciale d’un hangar agricole en zone A. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer, estimant que la cessation alléguée de l’activité litigieuse ne privait pas le recours d’objet. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, au motif que le refus de dresser un procès-verbal n’est pas une décision relative à l’occupation ou à l’utilisation du sol. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’analyse porte sur la recevabilité du recours.
N° TA38-2308103(TA38-2308103)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions des 19 octobre 2023 et 25 novembre 2024 par lesquelles le préfet de la Drôme refusait le regroupement familial à M. B, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur la seule présence en France de l'épouse, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la stabilité du foyer, des ressources du requérant et du parcours de procréation médicale assistée de l’épouse. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet d’accorder le regroupement familial dans un délai d’un mois et a condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2307739(TA38-2307739)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours en plein contentieux contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Haute-Savoie du 4 octobre 2023, rejetant sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleuse handicapée. En cours d’instance, Mme C a informé le tribunal avoir obtenu cette reconnaissance et s’est désistée de sa requête. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et qu’il n’y avait pas d’obstacle à lui donner acte. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige, en application des dispositions du code de justice administrative.
N° TA38-2306644(TA38-2306644)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement familiale de 2 817 euros. Le juge a estimé que l’indu résultait d’une omission déclarative de revenus, sans que la requérante ne démontre sa bonne foi ou une situation de précarité justifiant une remise. La décision s’appuie sur le code de la construction et de l’habitation et rappelle les critères d’appréciation de la bonne foi pour les omissions déclaratives.
N° TA38-2401586(TA38-2401586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption du maire de Saint-Sorlin-en-Valloire, a constaté que cette décision avait été abrogée par un arrêté municipal du 13 mars 2025 et n’avait reçu aucun commencement d’exécution. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, considérant que le litige avait perdu son objet. Les demandes présentées par les parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2400510(TA38-2400510)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le requérant contestait le refus du département de la Drôme, arguant d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que la prothèse totale de genou dont il est porteur constitue une aide extérieure au sens des dispositions du code de l'action sociale et des familles, justifiant ainsi l'attribution de la carte. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017.