Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506950(TA38-2506950)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour obtenir la liquidation provisoire de l'astreinte assortissant une précédente ordonnance du 15 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a constaté que si la délivrance du document provisoire avait été exécutée, l'injonction de réexamen ne l'avait pas été pendant 62 jours. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, il a liquidé provisoirement l'astreinte à 6 200 euros et, sur le fondement de l'article L. 521-4, a porté son montant à 150 euros par jour de retard.
N° TA38-2400130(TA38-2400130)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le réexamen du jugement n°1907512 du 14 octobre 2021 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car il n'appartient pas au tribunal de réexaminer ses propres décisions déjà jugées. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
N° TA38-2400312(TA38-2400312)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait son ajournement au concours interne de gardien brigadier de police municipale suite à une note éliminatoire de 3/20 à l'épreuve orale. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer au jury pour apprécier les mérites d'un candidat. En conséquence, le moyen soulevé, tiré de l'insuffisance de la notation, a été jugé inopérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2400426(TA38-2400426)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un titre de perception émis pour un indu de solde de 3 438,26 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et un défaut de mise à jour de son dossier familial, sans contester la légalité du titre. Le juge a estimé que ce moyen était inopérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir, car il n'appartient pas au juge administratif d'accorder un plan d'apurement ou un effacement amiable. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2400464(TA38-2400464)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait des explications sur le calcul de sa pension de retraite. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions formelles, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut fournir de conseils juridiques et doit se prononcer uniquement sur les moyens et conclusions soumis. Cette décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA38-2504873(TA38-2504873)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 24 novembre 2021, qui enjoignait à l'État d'héberger Mme B sous peine d'une astreinte mensuelle de 500 euros. Constatant que Mme B avait cessé de contacter le service d'hébergement d'urgence (le 115) depuis septembre 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à la somme de 5 000 euros, due par l'État au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires de Mme B ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable.
N° TA38-2400094(TA38-2400094)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de l’ASL Les Coquelicots comme relevant de l’incompétence de la juridiction administrative. L’association demandait la reconnaissance de canalisations d’eau potable comme ouvrages publics, à la suite d’une rupture ayant entraîné un préjudice financier. Le tribunal a estimé que le litige se rattachait à la fourniture d’un service public industriel et commercial, régi par des rapports de droit privé avec l’usager. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a renvoyé la connaissance du litige à l’ordre judiciaire.
N° TA38-2401649(TA38-2401649)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son reclassement à l'échelon 6 lors de sa promotion au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe en 2022. La requérante se bornait à demander une explication sur la différence de traitement avec une collègue promue en 2016, sans invoquer aucun moyen de droit tendant à établir l'illégalité de la décision attaquée. Le juge a considéré que cette requête était manifestement irrecevable, faute pour Mme A d'avoir exposé des moyens au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA38-2401660(TA38-2401660)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait une modification de son avancement de grade et d’indice. La requête a été jugée irrecevable car M. B n’a pas produit la décision administrative attaquée complète, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2401892(TA38-2401892)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Total Energies Electricité et Gaz France comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La société contestait deux titres exécutoires émis le 22 mars 2023 par le collège René Cassin pour un montant de 17 100 euros. Le tribunal a jugé que la notification des titres mentionnait correctement les voies et délais de recours, conformément à l'article R. 421-5 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 20 mars 2024, soit plus de deux mois après la notification, était donc tardive.
N° TA38-2507376(TA38-2507376)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Grenoble du 9 juillet 2024 réglementant la circulation et le stationnement dans une zone piétonne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les syndicats requérants n'avaient pas formé de recours au fond contre cet arrêté, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, le délai de recours contre cet arrêté réglementaire, affiché le 12 juillet 2024, était expiré depuis le 13 septembre 2024, le rendant définitif.
N° TA38-2507275(TA38-2507275)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension d'un refus de dérogation scolaire pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête au fond en annulation, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2507281(TA38-2507281)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de travail. Le juge a relevé que cette procédure ne permet que la suspension d'une décision administrative et que le requérant n'avait pas introduit de requête en annulation distincte. Par ailleurs, la demande fondée sur l'article L. 521-2 du même code a été écartée faute d'allégation d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2507295(TA38-2507295)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association Action grand passage et de M. A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain situé à Saint-Girod sous 48 heures. Le tribunal a estimé que le refus des occupants d'utiliser l'aire de grand passage de Voglans, pourtant réservée et conforme au schéma départemental, n'était pas justifié. Il a également jugé que le stationnement illicite, caractérisé par des branchements dangereux sur une borne incendie et l'éclairage public, constituait un risque pour la sécurité publique au sens de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000. Les engagements des requérants à quitter les lieux ou à les nettoyer ont été considérés comme sans incidence sur la légalité de l'arrêté.
N° TA38-2506836(TA38-2506836)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant communiqué un rendez-vous à l'intéressée, le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais les conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2506279(TA38-2506279)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Bluffy visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2025. Cet arrêté mandatait d'office une dépense obligatoire de 102 398,90 euros au titre des frais de scolarité pour les années 2015 à 2022. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription quadriennale (loi n°68-1250) ou d'un vice de procédure, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2507294(TA38-2507294)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme C A qui sollicitait un hébergement d'urgence pour sa famille. Le juge rappelle que le droit à l'hébergement d'urgence, prévu à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, impose à l'État une obligation de moyens, mais qu'une carence caractérisée n'est constituée qu'en cas de conséquences graves pour l'intéressé. En l'espèce, compte tenu de la saturation des hébergements d'urgence et des circonstances particulières de la famille (arrivée récente de Turquie, refus d'hébergement par la famille résidant en France), le juge estime que l'administration n'a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2507288(TA38-2507288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci se plaignait de ne pouvoir obtenir un rendez-vous en ligne pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de conjointe de Français. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, faute pour la requérante d’avoir invoqué un fondement juridique, justifié d’une situation d’urgence ou formulé une demande explicite d’injonction. La solution retenue est le rejet de la requête, sans mesure d’injonction.
N° TA38-2507240(TA38-2507240)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait d'enjoindre à la préfecture de Grenoble de lui délivrer son titre de séjour. Le juge a estimé que cette demande, relative à une mesure individuelle de police, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun, lieu de résidence du requérant à Créteil (Val-de-Marne). En application des articles L. 521-3, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence territoriale.
N° TA38-2507190(TA38-2507190)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Toulon, compétent car correspondant au lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée.