Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2506600(TA38-2506600)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 27 août 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande devenue sans objet. Il a toutefois admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2203664(TA38-2203664)

Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi par la société Isère Fibre de deux requêtes contestant des titres de recettes émis par le département de l'Isère pour des pénalités de retard liées à la validation d'un avant-projet définitif (APD) dans le cadre d'une délégation de service public. Le tribunal a constaté que le premier titre de recette avait été retiré et remplacé, rendant la requête correspondante sans objet. Sur le second titre, la société soutenait que l'APD contesté ne relevait pas des documents prévus par la convention et qu'il avait été tacitement validé. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la pénalité était fondée sur les stipulations contractuelles applicables. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions reconventionnelles du département tendant au paiement d'intérêts, une collectivité publique ne pouvant demander au juge une mesure qu'elle a le pouvoir de prendre elle-même.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203577(TA38-2203577)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Isère Fibre contestant un titre de recette émis par le département de l'Isère pour une pénalité de 262 091,82 euros, liée à un retard dans la remise des dossiers des ouvrages exécutés (DOE) dans le cadre d’une délégation de service public. Le tribunal a relevé que le département avait retiré le titre initial et émis un nouveau titre, rendant sans objet les conclusions principales de la société. Il a également jugé irrecevables les conclusions reconventionnelles du département demandant des intérêts au taux légal, une collectivité publique ne pouvant solliciter du juge une mesure qu’elle peut prendre elle-même. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur les demandes principales et le rejet des conclusions reconventionnelles, sans application des textes spécifiques au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506564(TA38-2506564)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. D, ressortissant congolais, et du refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. D ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière, compte tenu notamment de l'ancienneté de son séjour irrégulier et de l'absence de perspective immédiate de régularisation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501787(TA38-2501787)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d'une demande d'exécution d'un précédent jugement, assortie d'une astreinte. Après que la préfète de la Savoie a justifié avoir exécuté la décision en délivrant une autorisation provisoire de séjour, M. A s'est désisté de ses conclusions en exécution. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 450 euros à M. A au titre des frais de procès.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507158(TA38-2507158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 juillet 2025, a rejeté la requête de M. A B qui demandait la rectification de l'acte de naissance de son fils. Le juge a constaté que cette demande relevait de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles 99 du code civil et 1048 du code de procédure civile. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2507190(TA38-2507190)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Toulon, compétent car correspondant au lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507217(TA38-2507217)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait, en raison de l'expiration de son titre de séjour, la délivrance d'une attestation de décision favorable ou de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas porté d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, car le délai d'instruction de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré. La condition d'urgence n'a pas été jugée suffisante pour caractériser une violation des dispositions de l'article R. 431-15-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507216(TA38-2507216)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus d’enregistrement de demande d’asile présentée par un ressortissant angolais. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant avait lui-même provoqué sa situation en ne se conformant pas à un arrêté de transfert vers le Portugal, dont la légalité avait été confirmée. La décision attaquée n’ayant pas pour effet direct de l’éloigner de sa famille, la requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506938(TA38-2506938)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre (gens du voyage) installés sur un terrain du domaine public de l'université Grenoble Alpes. La mesure a été jugée urgente et utile en raison des risques pour la sécurité publique liés à des branchements électriques illicites et à l'utilisation dangereuse de bornes incendie. La demande de l'université tendant au remboursement des frais de procédure a été rejetée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2506911(TA38-2506911)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise pour constater les conditions de détention de M. D au centre pénitentiaire de Valence. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, estimant que les faits invoqués, susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine, se rattachent à un litige indemnitaire relevant du juge administratif. L'expert devra notamment décrire l'état des cellules, des sanitaires et des parties communes, en se référant à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. M. D a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500645(TA38-2500645)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 5 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de violation du droit d’être entendu, estimant la procédure régulière. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 613-1 et L. 612-10) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme (article 8).

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506334(TA38-2506334)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer une carte de résident à Mme A. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de précarité de la requérante, mère célibataire de deux enfants dont l'un est réfugié. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En revanche, la demande de suspension du refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501202(TA38-2501202)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l’arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que la préfète de l’Isère n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace pour l’ordre public, en raison de ses condamnations pénales pour violence conjugale et conduite sans permis. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de ses attaches familiales persistantes au Cameroun. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500690(TA38-2500690)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 20 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que le préfet avait correctement appliqué ces textes en tenant compte de la courte durée de présence de M. B, de l'absence de menace pour l'ordre public et de l'absence de circonstances humanitaires justifiant une dérogation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de M. B, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503403(TA38-2503403)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 février 2025 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus de titre ne méconnaissait pas les articles L. 422-1 et L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de sérieux et de cohérence du parcours universitaire de l'intéressée. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507068(TA38-2507068)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C A qui demandait à ce qu'il soit enjoint au préfet de la Haute-Savoie de lui proposer un hébergement d'urgence pour elle et sa famille. La requérante, de nationalité française, dormait dans sa voiture avec son mari et ses trois enfants après avoir fui la Turquie. Le juge a estimé qu'au vu de la saturation généralisée des hébergements d'urgence et des circonstances de l'espèce, notamment l'absence de détresse médicale ou psychique grave et la possibilité de recourir à sa famille résidant en France, l'administration n'avait pas commis de carence caractérisée portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles relatifs au droit à l'hébergement d'urgence.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410322(TA38-2410322)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par l'association syndicale libre du Lavachet d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire et de démolir délivré par le maire de Tignes à la société STGM. En cours d'instance, la commune a indiqué que l'arrêté contesté avait été retiré, et l'association requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 11 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507175(TA38-2507175)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A B. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas introduit de requête en annulation distincte contre cette décision, condition préalable à la recevabilité d’une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En l’absence de ce recours principal, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2507043(TA38-2507043)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du centre pénitentiaire de Valence de lui restituer ses biens, se déclare incompétent. Il constate que M. B avait été transféré à Villefranche-sur-Saône avant sa demande, rendant le directeur de Valence incompétent et faisant naître une décision implicite de rejet imputable au centre de Villefranche-sur-Saône. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Lyon, territorialement compétent.

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