Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501202(TA38-2501202)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l’arrêté préfectoral du 19 décembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que la préfète de l’Isère n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que la présence de M. B constituait une menace pour l’ordre public, en raison de ses condamnations pénales pour violence conjugale et conduite sans permis. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de ses attaches familiales persistantes au Cameroun. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500690(TA38-2500690)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 20 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que le préfet avait correctement appliqué ces textes en tenant compte de la courte durée de présence de M. B, de l'absence de menace pour l'ordre public et de l'absence de circonstances humanitaires justifiant une dérogation. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes de M. B, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500645(TA38-2500645)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 5 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de violation du droit d’être entendu, estimant la procédure régulière. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction. Les textes appliqués incluent le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment les articles L. 613-1 et L. 612-10) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme (article 8).

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410322(TA38-2410322)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par l'association syndicale libre du Lavachet d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire et de démolir délivré par le maire de Tignes à la société STGM. En cours d'instance, la commune a indiqué que l'arrêté contesté avait été retiré, et l'association requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 11 juillet 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative, mettant ainsi fin à l'instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506334(TA38-2506334)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer une carte de résident à Mme A. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de précarité de la requérante, mère célibataire de deux enfants dont l'un est réfugié. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En revanche, la demande de suspension du refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2308457(TA38-2308457)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 8 décembre 2023 du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de M. B. Le juge retient un vice de procédure, constatant que les observations écrites du détenu, produites avant la décision, n'ont pas été effectivement prises en compte par le ministre, privant ainsi l'intéressé d'une garantie prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. La solution est fondée sur le principe selon lequel un vice de procédure n'entraîne l'annulation que s'il a privé le requérant d'une garantie.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203918(TA38-2203918)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B G, adjoint administratif en gendarmerie, qui contestait un blâme infligé le 25 avril 2022 pour des propos dénigrants tenus dans un courriel. Le juge a estimé que la sanction était suffisamment motivée et fondée sur des faits établis, constituant un manquement aux obligations professionnelles. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation, de la violation du principe non bis in idem et du harcèlement moral, faute d'éléments probants. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le décret n°2014-513 du 20 mai 2014.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506938(TA38-2506938)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre (gens du voyage) installés sur un terrain du domaine public de l'université Grenoble Alpes. La mesure a été jugée urgente et utile en raison des risques pour la sécurité publique liés à des branchements électriques illicites et à l'utilisation dangereuse de bornes incendie. La demande de l'université tendant au remboursement des frais de procédure a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207295(TA38-2207295)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, technicien supérieur en chef du développement durable, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'évaluation professionnelle (CREP) pour l'année 2022. Le juge unique a estimé que la procédure d'évaluation avait été régulière, M. A ne démontrant pas avoir formulé d'observations dans le délai imparti après notification du projet de CREP. Sur le fond, le tribunal a considéré que l'appréciation portée sur ses résultats professionnels, jugés partiellement insuffisants, n'était pas entachée d'erreur manifeste. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif à l'entretien professionnel dans la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208092(TA38-2208092)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, de nationalité marocaine, qui contestait le refus du préfet de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le motif tiré du non-respect du délai de trois mois pour déposer la demande après l'entrée en France, prévu à l'article L. 426-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, suffisait à fonder légalement la décision. Les autres moyens, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204268(TA38-2204268)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A D, inspecteur des finances publiques, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire du 10 mai 2022. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que les faits reprochés (geste à connotation violente envers sa supérieure hiérarchique), reconnus par l'intéressé, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, et la suspension n'a pas été considérée comme une sanction déguisée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206754(TA38-2206754)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Grenoble Alpes Métropole, qui demandait à être remboursée de la moitié des sommes versées suite à un précédent jugement la déclarant responsable de dégradations immobilières, en imputant une part de responsabilité à la commune de Varces-Allières-et-Risset. Le tribunal a jugé que les désordres provenaient principalement d'un défaut de conception du réseau d'eaux pluviales et du ralentisseur, imputable à la métropole, tandis que le défaut de nettoyage des avaloirs par la commune n'était qu'une cause accessoire. En conséquence, la responsabilité de la commune a été fixée à 20 %, la condamnant à verser 3 764,33 euros à Grenoble Alpes Métropole, sur le fondement des principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2506911(TA38-2506911)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise pour constater les conditions de détention de M. D au centre pénitentiaire de Valence. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, estimant que les faits invoqués, susceptibles de porter atteinte à la dignité humaine, se rattachent à un litige indemnitaire relevant du juge administratif. L'expert devra notamment décrire l'état des cellules, des sanitaires et des parties communes, en se référant à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. M. D a également été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507189(TA38-2507189)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 23 mai 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La condition d'urgence n'a pas été retenue pour le refus de titre de séjour, le requérant ne justifiant d'aucune conséquence particulière sur sa situation personnelle, tandis que les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire français ont été jugées irrecevables en raison de l'effet suspensif automatique du recours au fond. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 512-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506667(TA38-2506667)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions en suspension et injonction, après que le préfet de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité du refus implicite de renouvellement, fondé sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506137(TA38-2506137)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Tignes à la société financière Mont-Blanc pour un bâtiment de soixante logements. Les requérants, voisins immédiats du projet, ont été reconnus comme ayant un intérêt à agir. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas démontré un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension avant le jugement au fond. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité invoqués, notamment ceux tirés de la méconnaissance du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506626(TA38-2506626)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension des permis de construire initial et modificatif délivrés à Mme C par la commune de Chamonix-Mont-Blanc. Cette suspension avait été ordonnée en raison d'un vice relatif à l'emprise au sol d'un ascenseur à voitures, contraire à l'article 1 UA 9 du plan local d'urbanisme. La délivrance d'un second permis modificatif le 22 mai 2025, supprimant cette structure, a régularisé le seul vice retenu, faisant disparaître tout doute sérieux sur la légalité des autorisations. En conséquence, la levée de la suspension a été prononcée.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2506951(TA38-2506951)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société AREA. Celle-ci sollicitait une expertise préventive afin de dresser un état descriptif des propriétés bâties situées à proximité du chantier d'aménagement de la Voie Réservée aux Transports en Commun (VRTC) A480 Sud Grenoble. Le juge a considéré que cette mesure, visant à constater l'état actuel des immeubles avant le début des travaux et à déterminer les causes d'éventuels dommages futurs, présentait un caractère utile. En conséquence, une experte a été désignée avec pour mission de réaliser ces constatations et de suivre l'évolution des désordres pendant la durée du chantier.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506893(TA38-2506893)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Enseignes 74 contestant un appel d'offres de la communauté de communes du Genevois. La société n'a pas précisé le fondement juridique de son recours et n'a pas produit le contrat attaqué, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également relevé que la requête, interprétée comme un recours pour excès de pouvoir contre la décision de rejet de son offre, était irrecevable car un concurrent évincé doit contester la validité du contrat devant le juge du contrat. La décision a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2505948(TA38-2505948)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A C d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète a produit une attestation de décision favorable prise le 17 mai 2025, justifiant de la régularité du séjour et du droit au travail du requérant. Le juge a constaté que les conclusions aux fins de suspension étaient devenues sans objet et n'y a pas statué. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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