Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206039(TA38-2206039)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme G, gardien de la paix de la police nationale, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Est du 8 juillet 2022 la déclarant définitivement inapte à ses fonctions. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, une incompétence de l’autorité, une erreur de droit et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions dirigées contre les avis médicaux étaient irrecevables, ces avis étant des mesures préparatoires ne faisant pas grief. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n°86-442 du 14 mars 1986 et du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503561(TA38-2503561)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son époux. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la demande de communication des motifs n'avait pas été valablement formulée. Sur le fond, le tribunal a examiné l'affaire au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser la solution retenue sur ces moyens. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503417(TA38-2503417)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait obtenir un titre de séjour étudiant car il ne détenait pas le visa de long séjour requis pour cette catégorie, mais seulement un visa "stagiaire". La solution retenue est fondée sur les articles L. 422-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la première délivrance d'une carte de séjour à la production d'un visa de long séjour approprié.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503408(TA38-2503408)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. D C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 28 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office le droit au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de M. C était fondée sur l'article L. 423-23 du même code. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207246(TA38-2207246)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C D, enseignante, d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d’allocation temporaire d’invalidité (ATI) suite à un accident de service ayant affecté son oreille droite, malgré un état antérieur de surdité gauche. L’administration avait estimé que le taux d’incapacité permanente partielle imputable à l’accident était inférieur à 10 %, seuil requis par l’article 65 de la loi du 11 janvier 1984 et le décret du 6 octobre 1960. La requérante contestait cette appréciation, soutenant que l’expertise médicale avait retenu un taux de 15 % pour la perte auditive droite et 5 % pour les acouphènes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur le barème indicatif prévu à l’article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et en tenant compte de l’état antérieur pour évaluer le taux d’incapacité rémunérable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2503119(TA38-2503119)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F, suite au décès de son épouse survenu le 29 décembre 2023 au centre hospitalier de Valence après un accouchement compliqué d’une hémorragie post-partum. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’éclairer les conditions de prise en charge et les éventuels manquements. L’expert devra notamment déterminer si un retard de diagnostic ou une faute médicale a entraîné une perte de chance pour la patiente, et distinguer les préjudices imputables à l’établissement de ceux liés à l’état initial. Les dépens sont réservés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506299(TA38-2506299)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à modifier les injonctions prononcées dans une précédente ordonnance (n°2500025 du 24 janvier 2025) qui avait suspendu le refus implicite de regroupement familial et enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande. Constatant l'inexécution de cette première ordonnance, le juge avait déjà, par une ordonnance ultérieure (n°2504264), enjoint à la préfète de statuer sous astreinte de 200 euros par jour. Le tribunal a rejeté la demande de modification des mesures, estimant que les injonctions déjà prononcées étaient suffisantes pour assurer l'exécution de la décision initiale. Il a également rejeté la demande de liquidation de l'astreinte, faute pour le requérant de démontrer que la préfète n'avait pas pris de mesures équivalentes. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409077(TA38-2409077)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir l'exécution du jugement du 25 avril 2023 annulant sa sanction d'exclusion temporaire de deux ans. Le tribunal rappelle que l'annulation d'une décision d'éviction illégale implique nécessairement la reconstitution de la carrière de l'agent, incluant la reconstitution de ses droits sociaux et le versement des cotisations salariales et patronales par l'administration. La solution retenue consiste à préciser les mesures d'exécution découlant de l'annulation, sans toutefois remettre en cause l'autorité de la chose jugée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2308344(TA38-2308344)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant le classement sans suite de sa demande de regroupement familial pour son fils mineur par l'OFII et le rejet implicite de cette demande par le préfet de l'Isère. Le tribunal a rejeté la requête comme tardive, considérant que M. A avait eu connaissance de la décision implicite de rejet dans un délai raisonnable, sans avoir formé de recours dans le délai d'un an. La décision s'appuie sur les articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 421-5 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303573(TA38-2303573)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 4 avril 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme avait infligé un avertissement à une assistante maternelle. La sanction a été jugée insuffisamment motivée, car elle ne comportait pas l'énoncé des motifs de droit exigé par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203815(TA38-2203815)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C, professeure des écoles, qui contestait le refus de la secrétaire générale de l’académie de Grenoble de lui octroyer un congé de longue maladie pour dépression. La juridiction a d’abord écarté le moyen d’incompétence, la signataire disposant d’une délégation régulièrement publiée. Sur le fond, le tribunal a jugé que la requérante n’apportait aucun élément médical probant pour démontrer que son état remplissait les conditions légales (impossibilité d’exercer, soins prolongés, gravité confirmée) prévues par l’article 34 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n°86-442 du 14 mars 1986. En conséquence, la décision de refus n’est pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207071(TA38-2207071)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, un ancien militaire, qui contestait un titre de perception de 1 516,84 euros émis pour un indu de solde. Le tribunal a jugé que le requérant avait perçu deux fois sa rémunération pour la période du 6 au 30 novembre 2020 et qu'il n'était pas en situation régulière (absence de service fait) du 29 octobre au 4 novembre 2020, ce qui justifiait la répétition des sommes. Il a également écarté l'application de l'article L. 321-2 du code de justice militaire, réservé aux sanctions pour désertion, et a rappelé que, conformément à l'article 115 de la loi de finances pour 2018, le maintien de la solde en congé maladie ne débute qu'au deuxième jour. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506571(TA38-2506571)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant à Mme C une autorisation provisoire de séjour en tant qu'accompagnante d'enfant mineur malade. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la grave pathologie respiratoire de sa fille de quatre ans et de la précarité administrative et financière de la requérante. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304736(TA38-2304736)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. G et Mme A demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 7 octobre 2022 par le maire d'Aix-les-Bains pour l'extension et la surélévation d'une construction avec création de trois logements. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance du dossier de permis de construire et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme intercommunal Grand Lac (articles 2.1.2 et 4.1). Le tribunal a examiné les moyens soulevés, dont la compétence du signataire et le respect des articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, pour conclure au rejet des conclusions d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503416(TA38-2503416)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, contestant le refus de titre de séjour, le retrait de sa carte de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte. Il a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que Mme B, entrée sous un visa "saisonnier", ne justifiait pas d'un visa de long séjour requis pour une première délivrance de titre en qualité de conjoint de Français, et que la condition de six mois de vie commune prévue à l'article L. 423-2 n'était pas remplie à la date de la décision. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206961(TA38-2206961)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme A, professeure handicapée, contestant les décisions de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant sa demande d'affectation et de révision d'affectation pour motif médical. Le tribunal a joint les deux instances. Il a considéré que Mme A contestait en réalité les propositions d'affectation qui lui avaient été faites, et non une décision de refus explicite. La solution retenue n'est pas explicitement énoncée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles R. 911-12 et R. 911-19 du code de l'éducation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506607(TA38-2506607)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 mai 2025 du chef d’établissement du centre de détention de Châteaudun suspendant le permis de visite de Mme B jusqu’au 5 septembre 2025. La requérante invoquait notamment le non-respect de la procédure contradictoire et le caractère disproportionné de la sanction. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503410(TA38-2503410)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation étant régulière. Ensuite, jugeant que Mme D ne justifiait pas de liens familiaux intenses en France, ni d'une insertion sociale ou professionnelle malgré une arrivée récente, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2400343(TA38-2400343)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère d’admettre son épouse et ses trois enfants au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet était née à l’expiration du délai de six mois prévu à l’article R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les courriels postérieurs de la préfecture n’avaient pas empêché sa naissance. Il a estimé que les moyens soulevés par M. A, tirés d’un vice de procédure, de la méconnaissance des articles L. 434-7 et L. 434-8 du même code, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504817(TA38-2504817)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a examiné les requêtes de Mme D et M. E, qui contestaient des arrêtés préfectoraux du 31 mars 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment l'insuffisance de motivation, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance de l'article L. 423-21 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur l'application des articles L. 423-21, L. 612-2 du CESEDA, et de l'article 8 de la CEDH.

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