Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2507011(TA38-2507011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour suite à l'annulation d'un précédent refus de titre. Le juge a estimé que l'absence de ce document ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés, car M. A pouvait justifier de sa situation régulière par le jugement d'annulation et par la mise en fabrication de son titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505972(TA38-2505972)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision du recteur de l'académie de Grenoble refusant des dispenses de matières (histoire-géographie, technologie, instruction morale et civique) pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a constaté qu'en raison de l'achèvement de l'année scolaire, la décision contestée était entièrement exécutée, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, tout en admettant provisoirement la requérante à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2506643(TA38-2506643)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, un ressortissant guinéen, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que l'OFII avait, en cours d'instance le 7 juillet 2025, décidé de rétablir rétroactivement ces droits à compter du 6 juin 2025. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, tout en enjoignant à l'OFII de procéder avec diligence à la mise en œuvre effective de ce rétablissement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506642(TA38-2506642)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant la décision de l'OFII du 13 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision était motivée par son absence lors d'un réacheminement vers l'Espagne le 7 mai 2025, la déclarant en fuite. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que la requérante n'avait pas établi d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation des articles L. 551-16 et D. 551-18 du CESEDA. Les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais d'instance ont donc été rejetées.
N° TA38-2504330(TA38-2504330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de M. A, dont la maison subit des infiltrations d'eau. La mesure a été jugée utile car la cause des désordres, potentiellement imputable au domaine public de la commune ou du département, n'est pas déterminée. La demande d'injonction de produire des documents a été rejetée comme irrecevable. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505580(TA38-2505580)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. et Mme D d'une demande de suspension des décisions du 28 avril 2025 du DASDEN de l'Ardèche les mettant en demeure de scolariser leurs enfants. Le juge des référés a constaté qu'à la date de son ordonnance, l'année scolaire 2024-2025 étant achevée, les requérants n'étaient plus tenus de scolariser leurs enfants et que la décision contestée se trouvait entièrement exécutée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et a rejeté les demandes présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506554(TA38-2506554)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante s'étant elle-même placée dans une situation administrative complexe et ayant tardé à agir. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée.
N° TA38-2506552(TA38-2506552)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, un ancien mineur isolé poursuivant des études en alternance. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la menace que ce refus faisait peser sur son contrat d'alternance. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A sous trois mois et de lui délivrer une attestation de séjour provisoire sous quinze jours.
N° TA38-2206666(TA38-2206666)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision du 27 mai 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon, qui avait retenu trois trentièmes de la rémunération de M. B, un surveillant pénitentiaire, pour absence injustifiée. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve suffisante que l'agent avait été informé du changement de planning, et qu'il ne pouvait donc être considéré comme s'étant volontairement abstenu d'effectuer son service. La solution retenue se fonde sur l'article L. 711-2 du code général de la fonction publique, reprenant l'article 4 de la loi du 29 juillet 1961. Le tribunal a enjoint au ministre de la justice de rétablir la rémunération de M. B pour la période concernée.
N° TA38-2300817(TA38-2300817)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en plein contentieux par Mme B, agent du centre hospitalier Luzy-Dufeillant, a examiné le refus de l'établissement de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 5 janvier 2022. Le tribunal a jugé que la matérialité de l'accident était établie par un faisceau d'indices, incluant le témoignage oculaire d'une collègue, et que le délai entre l'accident et la première constatation médicale n'était pas de nature à remettre en cause sa crédibilité. Appliquant l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui pose une présomption d'imputabilité au service pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service, le tribunal a annulé la décision de refus et enjoint au centre hospitalier de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident.
N° TA38-2302160(TA38-2302160)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a annulé les sanctions d'exclusion temporaire de trois jours infligées à Mme B, agent communal, pour un discours d'hommage lors d'obsèques. La juridiction a jugé que la matérialité des faits reprochés (mise en cause de la commune et lien avec les conditions de travail) n'était pas établie, les témoignages étant contradictoires. En conséquence, la commune a été condamnée à verser 1 000 € à Mme B pour le préjudice moral subi. La décision s'appuie sur les articles L. 533-1 du code général de la fonction publique et 36-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988.
N° TA38-2506172(TA38-2506172)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A afin d'assortir d'une astreinte une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de regroupement familial. Constatant le défaut d'exécution de cette injonction, le juge a fait droit à la demande en modifiant les mesures ordonnées. Il a enjoint à la préfète de procéder au réexamen sous un délai de dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de l'accord franco-algérien.
N° TA38-2503408(TA38-2503408)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. D C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 28 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office le droit au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de M. C était fondée sur l'article L. 423-23 du même code. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2208073(TA38-2208073)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un fonctionnaire de police, qui contestait le refus de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de lui délivrer le titre de reconnaissance de la nation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la directrice de l'Office disposait d'une délégation de pouvoir régulière du ministre pour statuer sur ce titre. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et que les dispositions de l'article L. 311-4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, relatives à l'attribution exceptionnelle de la carte du combattant, étaient inopérantes pour contester le refus du titre de reconnaissance de la nation. Enfin, le tribunal a considéré que le requérant ne remplissait pas les conditions de service requises par les articles D. 331-1 à D. 331-4 du même code pour obtenir ce titre.
N° TA38-2208031(TA38-2208031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, factrice, qui contestait la décision de La Poste la déclarant guérie de son accident de service au 13 juin 2022. Le tribunal a estimé que l’employeur s’était fondé sur une expertise médicale et l’avis de la commission de réforme, et que la requérante n’apportait pas d’éléments suffisants pour remettre en cause cette appréciation. Il a également jugé inopérant le moyen relatif à une erreur sur le versement de l’indemnité de résidence, cette mention ne faisant pas grief. La décision s’appuie notamment sur les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 et n° 84-16 du 11 janvier 1984 relatives à la fonction publique.
N° TA38-2207246(TA38-2207246)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme C D, enseignante, d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d’allocation temporaire d’invalidité (ATI) suite à un accident de service ayant affecté son oreille droite, malgré un état antérieur de surdité gauche. L’administration avait estimé que le taux d’incapacité permanente partielle imputable à l’accident était inférieur à 10 %, seuil requis par l’article 65 de la loi du 11 janvier 1984 et le décret du 6 octobre 1960. La requérante contestait cette appréciation, soutenant que l’expertise médicale avait retenu un taux de 15 % pour la perte auditive droite et 5 % pour les acouphènes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur le barème indicatif prévu à l’article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et en tenant compte de l’état antérieur pour évaluer le taux d’incapacité rémunérable.
N° TA38-2506299(TA38-2506299)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à modifier les injonctions prononcées dans une précédente ordonnance (n°2500025 du 24 janvier 2025) qui avait suspendu le refus implicite de regroupement familial et enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande. Constatant l'inexécution de cette première ordonnance, le juge avait déjà, par une ordonnance ultérieure (n°2504264), enjoint à la préfète de statuer sous astreinte de 200 euros par jour. Le tribunal a rejeté la demande de modification des mesures, estimant que les injonctions déjà prononcées étaient suffisantes pour assurer l'exécution de la décision initiale. Il a également rejeté la demande de liquidation de l'astreinte, faute pour le requérant de démontrer que la préfète n'avait pas pris de mesures équivalentes. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2505282(TA38-2505282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur de fait. Il a jugé que les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'admission exceptionnelle des jeunes majeurs confiés à l'aide sociale à l'enfance, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2506285(TA38-2506285)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, annule l’arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le préfet de l’Isère a obligé M. A, ressortissant turc, à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le tribunal retient que le préfet a méconnu le droit d’être entendu garanti par le droit de l’Union européenne, en notifiant et rendant exécutoire l’arrêté dix-huit mois après son édiction, sans permettre à l’intéressé, désormais conjoint d’une ressortissante française, de présenter utilement sa situation personnelle. Cette annulation est prononcée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, sur le fondement de l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
N° TA38-2308344(TA38-2308344)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant turc, contestant le classement sans suite de sa demande de regroupement familial pour son fils mineur par l'OFII et le rejet implicite de cette demande par le préfet de l'Isère. Le tribunal a rejeté la requête comme tardive, considérant que M. A avait eu connaissance de la décision implicite de rejet dans un délai raisonnable, sans avoir formé de recours dans le délai d'un an. La décision s'appuie sur les articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article R. 421-5 du code de justice administrative.