Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505978(TA38-2505978)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme D. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer dans l'attente un document provisoire autorisant le travail, sous astreinte.
N° TA38-2504758(TA38-2504758)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, la méconnaissance de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
N° TA38-2505243(TA38-2505243)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an pris par la préfète de l'Isère. Le juge a estimé que le refus était légalement fondé sur la menace pour l'ordre public (article L. 432-1 du CESEDA), sans que M. A ne conteste ce motif. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-4 du CESEDA a été écarté comme inopérant sur la légalité de l'arrêté.
N° TA38-2503561(TA38-2503561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son époux. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la demande de communication des motifs n'avait pas été valablement formulée. Sur le fond, le tribunal a examiné l'affaire au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser la solution retenue sur ces moyens. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2505282(TA38-2505282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur de fait. Il a jugé que les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives à l'admission exceptionnelle des jeunes majeurs confiés à l'aide sociale à l'enfance, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière complète par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2505255(TA38-2505255)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant kosovar, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'arrêté ayant été signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2503417(TA38-2503417)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait obtenir un titre de séjour étudiant car il ne détenait pas le visa de long séjour requis pour cette catégorie, mais seulement un visa "stagiaire". La solution retenue est fondée sur les articles L. 422-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui subordonnent la première délivrance d'une carte de séjour à la production d'un visa de long séjour approprié.
N° TA38-2503408(TA38-2503408)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. D C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 28 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner d'office le droit au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la demande de M. C était fondée sur l'article L. 423-23 du même code. Enfin, le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de M. C au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2506172(TA38-2506172)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A afin d'assortir d'une astreinte une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de regroupement familial. Constatant le défaut d'exécution de cette injonction, le juge a fait droit à la demande en modifiant les mesures ordonnées. Il a enjoint à la préfète de procéder au réexamen sous un délai de dix jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et de l'accord franco-algérien.
N° TA38-2307114(TA38-2307114)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 4 septembre 2023 par laquelle le maire de Villefontaine avait licencié M. A, directeur de cabinet. Le juge a considéré que les motifs invoqués par la commune (perte de confiance fondée sur des manquements professionnels) étaient matériellement inexacts, faute pour la collectivité d’en apporter la preuve. La décision s’appuie sur l’article L. 333-1 du code général de la fonction publique, qui encadre le licenciement des collaborateurs de cabinet. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA38-2105936(TA38-2105936)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête des syndicats CGT, CFDT, FO et CFE de Grenoble Alpes Métropole. Ces derniers demandaient l'annulation de la délibération n°9 du 2 juillet 2021 fixant la durée annuelle de travail à 1 607 heures, avec une dérogation à 1 547 heures pour certains métiers liés à la pénibilité. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de forme concernant les délégations de pouvoir, le non-respect du délai de convocation et l'absence de note explicative de synthèse, en application des articles L. 2121-12, L. 2121-20 et L. 5211-1 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2506299(TA38-2506299)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à modifier les injonctions prononcées dans une précédente ordonnance (n°2500025 du 24 janvier 2025) qui avait suspendu le refus implicite de regroupement familial et enjoint à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande. Constatant l'inexécution de cette première ordonnance, le juge avait déjà, par une ordonnance ultérieure (n°2504264), enjoint à la préfète de statuer sous astreinte de 200 euros par jour. Le tribunal a rejeté la demande de modification des mesures, estimant que les injonctions déjà prononcées étaient suffisantes pour assurer l'exécution de la décision initiale. Il a également rejeté la demande de liquidation de l'astreinte, faute pour le requérant de démontrer que la préfète n'avait pas pris de mesures équivalentes. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2506571(TA38-2506571)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant à Mme C une autorisation provisoire de séjour en tant qu'accompagnante d'enfant mineur malade. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la grave pathologie respiratoire de sa fille de quatre ans et de la précarité administrative et financière de la requérante. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous astreinte.
N° TA38-2207599(TA38-2207599)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, proviseur de lycée, contestant le refus de la rectrice de l’académie de Grenoble de lui accorder une dérogation à l’obligation de résider dans son logement de fonction. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par l’agent, lié à la possession de chiens nécessitant un grand espace, relevait de convenances personnelles et ne figurait pas parmi les motifs dérogatoires prévus par la circulaire applicable. Il a estimé que la rectrice n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant la dérogation dans l’intérêt du service, compte tenu des impératifs de sécurité liés à la fonction. La décision s’appuie notamment sur les articles R. 216-5 du code de l’éducation, R. 2124-65 du code général de la propriété des personnes publiques, et l’article 34 du décret n°2001-1174 du 11 décembre 2001.
N° TA38-2400343(TA38-2400343)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère d’admettre son épouse et ses trois enfants au bénéfice du regroupement familial. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet était née à l’expiration du délai de six mois prévu à l’article R. 434-26 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les courriels postérieurs de la préfecture n’avaient pas empêché sa naissance. Il a estimé que les moyens soulevés par M. A, tirés d’un vice de procédure, de la méconnaissance des articles L. 434-7 et L. 434-8 du même code, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d’injonction et au titre des frais de justice.
N° TA38-2303573(TA38-2303573)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 4 avril 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Drôme avait infligé un avertissement à une assistante maternelle. La sanction a été jugée insuffisamment motivée, car elle ne comportait pas l'énoncé des motifs de droit exigé par les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la situation de l’intéressée dans un délai de deux mois.
N° TA38-2506311(TA38-2506311)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les injonctions prononcées le 11 février 2025 en raison de leur inexécution par la préfète de l'Isère. Il enjoint à cette dernière de réexaminer les demandes de titre de séjour de M. et Mme C et de prendre des décisions explicites sous dix jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de renouveler leurs récépissés sous 48 heures, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le tribunal a également procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte initiale à hauteur de 8 000 euros, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, et a condamné l'État à verser 600 euros aux requérants au titre des frais de procès.
N° TA38-2507091(TA38-2507091)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté fixant le pays de destination, a transmis la requête au Tribunal administratif de Nancy. Cette transmission est fondée sur les articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de rétention administrative. En l’espèce, le requérant était placé au centre de rétention de Metz au moment de l’introduction de sa requête, justifiant la compétence du tribunal de Nancy.
N° TA38-2208074(TA38-2208074)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule le refus de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) de reconnaître la qualité de combattant à M. A, fonctionnaire de police. La juridiction retient que l’administration a commis une erreur de droit en examinant la demande uniquement au regard des articles L. 311-2 et L. 311-3 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, sans se prononcer sur le fondement dérogatoire de l’article L. 311-4 du même code, que le requérant invoquait expressément. Le tribunal enjoint à l’ONACVG de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois.
N° TA38-2204987(TA38-2204987)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un surveillant pénitentiaire contestant le refus de l’inscrire sur la liste des candidats ayant validé l’unité de valeur n°1 pour l’accès au grade de surveillant brigadier (session 2020). La juridiction a relevé d’office la tardiveté de la requête, introduite le 4 août 2022, alors que le délai de recours contentieux de deux mois, prorogé par un recours gracieux, expirait le 16 mars 2022. Le recours hiérarchique formé ultérieurement n’a pas interrompu ce délai. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.