Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2204345(TA38-2204345)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme C d’une demande de décharge de prélèvements sociaux (9 108 € pour 2018 et 1 470 € pour 2019), au motif que Mme C, affiliée au régime de sécurité sociale suisse, ne pouvait être assujettie à ces prélèvements en vertu du principe d’unicité de législation sociale (règlement CE n° 883/2004 et jurisprudence de Ruyter). Après un dégrèvement partiel accordé par l’administration, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 4 juillet 2025.
N° TA38-2301056(TA38-2301056)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule la décision du 23 janvier 2023 par laquelle le directeur de l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A et Mme C, un couple guinéen demandeur d'asile accompagné de trois enfants en bas âge. Le tribunal juge que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la vulnérabilité des requérants, pourtant parents de jeunes enfants, conformément aux articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de réexaminer leurs droits dans un délai de quatre mois et condamne l'office à verser 1 000 euros à leur avocat au titre des frais d'instance.
N° TA38-2409633(TA38-2409633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté suffisamment motivé. Il a également jugé que les erreurs de fait alléguées (date d'entrée en France, attaches familiales) n'étaient pas établies ou n'étaient pas déterminantes. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2506178(TA38-2506178)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par Mme C pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'atteinte grave à la vie privée et familiale, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus au regard des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme C au titre des frais d'instance.
N° TA38-2506198(TA38-2506198)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d'urgence a été présumée remplie, le requérant étant maintenu en situation irrégulière depuis plus de trois mois malgré la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, M. A vivant avec ses enfants français et leur mère. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2409626(TA38-2409626)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour pour soins et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, sans que le texte ne précise davantage l'avis du collège de médecins. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2301036(TA38-2301036)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect par M. B de ses obligations de présentation aux autorités (classement en fuite), était suffisamment motivée et avait fait l'objet d'un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que la procédure prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avait été respectée, notamment en ce qui concerne la mise en demeure préalable et la prise en compte de la vulnérabilité. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA38-2409646(TA38-2409646)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la courte durée de son séjour en France et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale hors de France. Le moyen tiré de l'article 3 de la Convention européenne a été écarté comme inopérant contre l'obligation de quitter le territoire, et non étayé s'agissant de la fixation du pays de destination.
N° TA38-2203860(TA38-2203860)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme A B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (2009-2015) et des suppléments d’impôt sur le revenu (2007-2015). La requérante invoquait notamment l’irrégularité de la procédure de vérification, la violation du secret professionnel et des droits de la défense, ainsi que le défaut de communication d’éléments à décharge. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant la régularité des procédures de taxation d’office et d’évaluation d’office appliquées par l’administration fiscale. Les décisions s’appuient sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 47 C, L. 76 B et L. 54, ainsi que sur le code des relations entre le public et l’administration.
N° TA38-2410154(TA38-2410154)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de ses attaches familiales en Irak. Enfin, le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve des risques de traitements inhumains en cas de retour, ne justifiant pas d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention ou de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409642(TA38-2409642)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de l’Isère du 12 novembre 2024 lui retirant son titre de séjour pour fraude, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration avait été régulièrement respectée, M. B ayant été entendu et ayant pu présenter des observations écrites. Il a également écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2408990(TA38-2408990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de sa courte durée de séjour en France et de l'absence d'attaches familiales établies. Enfin, le tribunal a estimé que M. A n'apportait pas la preuve des risques de traitements inhumains en cas de retour en Afghanistan, ne justifiant pas d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention ou de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504592(TA38-2504592)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur du 29 avril 2025 et demandait réparation. Le requérant a informé le tribunal de son désistement le 16 juin 2025. La magistrate désignée a constaté qu'aucun obstacle ne s'opposait à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte du désistement d'instance et met fin à la procédure.
N° TA38-2408987(TA38-2408987)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) annule l'arrêté du préfet de la Savoie du 3 novembre 2024 obligeant M. B, ressortissant brésilien, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car M. B justifiait d’une entrée régulière en France, les ressortissants brésiliens étant exemptés de visa selon le règlement (UE) 2018/1806. En conséquence, l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français entraîne par voie de conséquence l’annulation des décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et interdisant le retour.
N° TA38-2410189(TA38-2410189)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que M. A ne pouvait utilement invoquer les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ces dispositions ne prévoyant pas une délivrance de plein droit d'un titre de séjour. La décision d'éloignement a été confirmée sur le fondement de l'article L. 611-1 du CESEDA.
N° TA38-2409634(TA38-2409634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du 4 novembre 2024 du préfet de l'Isère leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut d'examen de leur situation personnelle et d'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2409632(TA38-2409632)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 20 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506485(TA38-2506485)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne révélait ni défaut d'examen particulier ni erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier d'une présence stable, d'attaches familiales ou d'une intégration en France. S'agissant de l'interdiction de retour, le juge a considéré que la préfète avait correctement appliqué les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tenant compte des critères légaux, et qu'aucune circonstance humanitaire ne justifiait de ne pas l'édicter. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2506160(TA38-2506160)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, mère d'un enfant français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la durée anormalement longue de l'instruction et de la précarité financière de la requérante. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2506174(TA38-2506174)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de la Haute-Savoie refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d'un mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans les 48 heures. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.