Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2410184(TA38-2410184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de sa courte durée de séjour et de l'absence d'attaches familiales en France. Il a également jugé que le moyen tiré d'un risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Côte d'Ivoire (article 3 de la même Convention) n'était pas fondé, faute d'éléments probants. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour d'un an était légalement motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2202601(TA38-2202601)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de la SA Tecumseh Europe. La société demandait le remboursement d'un crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) au titre de l'année 2018, en soutenant que le plafond de rémunération devait être calculé sur la base d'une durée hebdomadaire réelle de 42 heures pour ses salariés au forfait jour. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 244 quater C du code général des impôts, le plafond de deux fois et demie le SMIC doit être calculé sur la durée légale du travail de 35 heures par semaine (soit 1 820 heures par an ou 218 jours), et non sur la durée réelle. La solution retenue est donc le rejet de la demande de remboursement.
N° TA38-2506198(TA38-2506198)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d'urgence a été présumée remplie, le requérant étant maintenu en situation irrégulière depuis plus de trois mois malgré la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, M. A vivant avec ses enfants français et leur mère. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2506324(TA38-2506324)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial formée par Mme C pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai de six mois prévu par les articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas expiré, aucune décision implicite de rejet n'étant née. En conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2506328(TA38-2506328)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme D épouse B, ressortissante argentine. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et caractérisée, et que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2506178(TA38-2506178)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé le regroupement familial sollicité par Mme C pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'atteinte grave à la vie privée et familiale, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus au regard des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme C au titre des frais d'instance.
N° TA38-2406858(TA38-2406858)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en décharge de la taxe d’habitation pour 2023. L’administration ayant accordé le dégrèvement sollicité, le tribunal a constaté le désistement de M. A sur ce point. Il a toutefois condamné l’État à verser 810 euros au requérant au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506007(TA38-2506007)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme C, conjointe d'un étranger titulaire d'un passeport talent. La condition d'urgence a été reconnue car la requérante n'avait jamais été admise provisoirement au séjour depuis le dépôt de sa demande en novembre 2024. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer dans l'attente un document provisoire autorisant le travail, sous astreinte.
N° TA38-2203862(TA38-2203862)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme A B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour 2009-2015 et des suppléments d'impôt sur le revenu pour 2007-2015. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure de vérification, la violation du secret professionnel et de ses droits de la défense, ainsi que le défaut de communication d'éléments à décharge. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et les pénalités correspondantes. La décision s'appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 47 C, L. 76 B et L. 54, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2505199(TA38-2505199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 juillet 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour. Le requérant, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, demandait l'annulation de cette décision et une injonction de délivrance d'un titre "vie privée et familiale". La solution retenue est un désistement d'instance, acté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506431(TA38-2506431)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison d'une demande de réexamen d'asile, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que l'OFII avait bien pris en compte la situation particulière et la vulnérabilité de la requérante, conformément aux dispositions de l'article D. 551-17 du même code et à la directive 2013/33/UE.
N° TA38-2203715(TA38-2203715)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A qui demandait l'annulation de la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Jean-de-Moirans a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). La requérante contestait notamment le classement de ses parcelles en zone UC, la généralisation des prescriptions de mixité sociale, et le défaut de concertation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 151-8, L. 151-15, L. 103-2 et L. 103-3 du code de l'urbanisme, ainsi que de l'article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2407380(TA38-2407380)
Désistement d'instance. Tribunal administratif de Grenoble. Donne acte du désistement pur et simple de Mme A de sa requête tendant à l'annulation de la décision d'exclusion définitive avec sursis de son fils. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501998(TA38-2501998)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision d’exclusion temporaire de 9 mois prise par l’institut de formation en soins infirmiers du CHU de Grenoble. Faute pour le requérant d’avoir confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 3 juillet 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2506882(TA38-2506882)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée, visant à obtenir une décision malgré ce refus implicite, faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne pouvait donc être prononcée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2506158(TA38-2506158)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer une carte de résident à M. B, parent d'enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation familiale et professionnelle précaire du requérant. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous 48 heures, sous astreinte.
N° TA38-2505638(TA38-2505638)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de Mme A. Celle-ci, reconnue prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025, n'a reçu aucune offre d'hébergement adaptée. Le tribunal enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer son hébergement avant le 31 août 2025, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2506885(TA38-2506885)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A qui demandait d’enjoindre à la CAF de l’Isère de traiter sa demande d’allocation logement sous astreinte. Le juge estime que si la situation financière du requérant est précaire, elle ne justifie pas une urgence nécessitant une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, et que l’absence de versement de l’APL ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2506402(TA38-2506402)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler la carte de résident de Mme A, ressortissante turque. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et a condamné l'État à lui verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2506405(TA38-2506405)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire et a jugé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée, après avoir vérifié la situation personnelle et familiale de l’intéressé au regard des articles L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue confirme la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence.