Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505841(TA38-2505841)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. C pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 3 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de carte de résident sous astreinte de 200 euros par jour. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette injonction, le juge a refusé de modifier les mesures ordonnées mais a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte, fixant la somme due à 8 000 euros. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505834(TA38-2505834)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Cette ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant n’a pas déposé de requête contenant des conclusions ou des moyens, ni régularisé sa demande dans le délai de recours contentieux. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation préalable à régulariser.
N° TA38-2408724(TA38-2408724)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant la décision du préfet de l'Isère du 3 septembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé qu'une telle décision, fondée sur l'absence de production d'un acte de naissance conforme, n'est pas susceptible de recours contentieux. La demande de M. A visant à obtenir un réexamen de sa situation par l'administration a été analysée comme un recours gracieux, sur lequel il n'appartient pas au juge de statuer. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505677(TA38-2505677)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 27 mars 2025, dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de 15 jours. La requérante, qui n'avait reçu aucune proposition d'hébergement, a obtenu gain de cause sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'ordonnance admet également Mme A à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA38-2505675(TA38-2505675)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne à la préfète de l'Isère d'accueillir M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 13 février 2025, dans une structure d'hébergement adaptée. Le tribunal constate qu'aucune offre n'a été proposée à l'intéressé et que l'urgence persiste. L'injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA38-2505199(TA38-2505199)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 juillet 2025, du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant sa demande de titre de séjour. Le requérant, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, demandait l'annulation de cette décision et une injonction de délivrance d'un titre "vie privée et familiale". La solution retenue est un désistement d'instance, acté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505507(TA38-2505507)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme invalidant les résultats de l’épreuve théorique du permis de conduire de M. B. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’irrégularité de la procédure contradictoire et l’absence de preuve de fraude, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505510(TA38-2505510)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme invalidant les résultats de l'épreuve théorique du permis de conduire de M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'irrégularité de la procédure contradictoire et l'absence de preuve de fraude, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA38-2505644(TA38-2505644)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le déféré de la préfète de l'Isère, a suspendu l'exécution de la délibération du 26 mars 2025 de la commune de Varces Allières et Risset instaurant un "congé de santé menstruelle" expérimental pour ses agents. Le juge a estimé que ce congé, qui ne présente aucun lien avec les catégories d'événements familiaux ou liés à la parentalité prévues par l'article L. 622-1 du code général de la fonction publique, était dépourvu de base légale et créait un doute sérieux sur sa légalité. En revanche, les dispositions de la délibération relatives aux autorisations spéciales d'absence "congé deuxième parent" et "interruption de grossesse" ont été jugées irrecevables car elles ne constituaient qu'une simple information, le maire devant les instituer par une note de service ultérieure.
N° TA38-2505656(TA38-2505656)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial demandé par Mme C pour son époux. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la naissance récente de l'enfant du couple et de l'isolement de la requérante. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, concernant les ressources et le logement. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C.
N° TA38-2505994(TA38-2505994)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction de la demande, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2505996(TA38-2505996)
Référé suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) – Tribunal administratif de Grenoble. La requérante contestait le refus implicite de délivrance d’un document de circulation pour étranger mineur (DCEM) pour sa fille. Le tribunal écarte l’exception d’irrecevabilité soulevée par la préfète, jugeant que le dossier de demande était complet au regard de l’annexe 10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Constatant l’urgence, liée à l’impossibilité pour l’enfant de poursuivre sa formation, et un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l’article L. 414-4 du CESEDA, le juge ordonne la suspension de la décision et enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte.
N° TA38-2506063(TA38-2506063)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par plusieurs associations pour suspendre l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de prendre les mesures nécessaires au respect du délai légal d’enregistrement des demandes d’asile, prévu à l’article L. 521-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la carence persistante de l’administration à respecter ce délai depuis août 2024 constituait une décision susceptible de recours. Il a jugé que la condition d’urgence était remplie, le non-respect systématique du délai privant les demandeurs d’asile de leurs droits fondamentaux, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de cette carence au regard des obligations légales. En conséquence, le tribunal a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète et lui a enjoint de prendre toutes mesures utiles pour respecter le délai de trois jours ouvrés d’enregistrement, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.
N° TA38-2505456(TA38-2505456)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, qui demandait l’exécution sous astreinte d’une précédente ordonnance du juge des référés. Cette ordonnance avait enjoint à la préfète de l’Isère de réexaminer la situation de M. B après l’invalidation des résultats de son épreuve théorique du permis de conduire. Le tribunal estime que l’inexécution de cette injonction est imputable à M. B, qui ne s’est pas présenté à la convocation en préfecture, le pli étant revenu non réclamé. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407789(TA38-2407789)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A pour contester la décision du 20 août 2024 de France travail Auvergne Rhône Alpes le radiant de la liste des demandeurs d'emploi. En cours d'instance, M. A a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 3 juillet 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n'a donc été rendue.
N° TA38-2203310(TA38-2203310)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A qui demandait l'annulation de la délibération du 23 mars 2022 du conseil municipal de Sallanches modifiant l'article 35 de son règlement intérieur relatif au bulletin d'information communal. La requérante soutenait que la réduction de l'espace d'expression réservé à l'opposition (une demi-page, soit 2 000 signes) méconnaissait l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la réduction de la taille de la publication et de l'augmentation de sa fréquence, cette diminution n'était pas constitutive d'une erreur manifeste d'appréciation et que l'espace accordé restait suffisant et équitablement réparti. Les conclusions accessoires à fin d'injonction et celles relatives aux frais d'instance ont également été rejetées.
N° TA38-2506766(TA38-2506766)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la SA Bizerba France. Celle-ci contestait la décision du Comité français d'accréditation (COFRAC) du 13 juin 2025 suspendant partiellement son accréditation pour la vérification périodique d'instruments de pesage. Le juge a estimé que la société ne démontrait pas l'urgence nécessaire, faute de preuves suffisantes sur l'impact financier ou la pérennité de ses relations contractuelles, d'autant que la suspension était partielle et potentiellement levable rapidement. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2502852(TA38-2502852)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur les 1° et 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide.
N° TA38-2502859(TA38-2502859)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, contestant les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence du signataire, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles 3, 8 et 13 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA38-2506488(TA38-2506488)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Saisi sur le fondement de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, compte tenu de son absence de démarche de régularisation et de son défaut d'insertion professionnelle stable. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.