Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2306819(TA38-2306819)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la préfète de l’Aube du 11 octobre 2023 prorogeant la validité de son permis de conduire jusqu’au 1er juin 2028. En cours d’instance, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 2 juillet 2025, sans examiner le fond de l’affaire. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur les règles de procédure du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306592(TA38-2306592)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus implicite de restitution de son permis de conduire roumain après une suspension de cinq mois. Le juge a estimé que le requérant n’établissait pas avoir demandé la restitution de son titre ni démontré que l’administration lui aurait illégalement imposé un échange de permis. Il a également relevé que l’arrêté préfectoral conditionnait la restitution à une visite médicale, dont M. B ne justifiait pas s’être soumis. En conséquence, les conclusions d’annulation, d’injonction et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2305719(TA38-2305719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C contestant deux décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la première décision (48M du 30 mars 2023), le ministre l'ayant implicitement retirée. Pour la seconde décision (48 du 20 avril 2023), le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, et d'absence d'information préalable, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2305042(TA38-2305042)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C. Celui-ci demandait l'annulation de l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel le préfet de l'Isère avait suspendu son permis de conduire pour cinq mois à la suite d'un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du principe du contradictoire. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait et que la procédure d'urgence prévue à l'article L. 224-2 du code de la route justifiait l'absence de procédure contradictoire préalable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409963(TA38-2409963)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, contestant l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée de son séjour (neuf mois) et de l'absence d'attaches familiales solides en France. Le tribunal a également jugé que les décisions d'interdiction de retour et de fixation du pays de destination n'étaient pas entachées d'illégalité, faute de démonstration de risques personnels en cas de retour au Kosovo. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409964(TA38-2409964)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C A, ressortissant angolais, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen et d'erreur de fait concernant l'obligation de quitter le territoire. Il a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte présence en France et de l'absence d'attaches familiales solides. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le tribunal ayant rejeté l'exception d'illégalité et les moyens tirés des articles 2 et 3 de la même convention.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304491(TA38-2304491)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier contestait le retrait de points de son permis de conduire suite à des infractions routières. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à une infraction de 2022, le point ayant déjà été restitué. Sur le fond, il a estimé que la réalité de l'infraction de 2020 était établie par l'émission d'un titre exécutoire pour amende majorée, et que le défaut de notification de la décision de retrait de points n'affectait pas sa légalité. La solution s'appuie sur les articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409965(TA38-2409965)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante macédonienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. En conséquence, le tribunal a validé l'ensemble des mesures d'éloignement, y compris l'interdiction de retour d'un an.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409966(TA38-2409966)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie du 18 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des erreurs d'appréciation sur l'interdiction de retour et le pays de destination. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300479(TA38-2300479)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du GAEC de Vercot contestant la suspension de son habilitation à utiliser l’AOP Reblochon par Certipaq. Le tribunal a jugé que les sanctions étaient fondées sur un plan de contrôle et un cahier des charges conformes aux directives de l’INAO, notamment en ce qui concerne l’exigence de traite biquotidienne et l’intervalle de huit heures, essentiels pour garantir les caractéristiques du Reblochon. Il a également écarté les moyens d’illégalité soulevés, considérant que le cahier des charges n’interdit pas l’usage des robots de traite et ne crée pas de discrimination. La demande de dommages-intérêts du GAEC a été rejetée, et ce dernier a été condamné à verser 1 500 euros à Certipaq au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300582(TA38-2300582)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du GAEC Les Montagnards contestant la suspension de son habilitation pour l’AOP Reblochon par Certipaq. Le tribunal a jugé que le plan de contrôle et le cahier des charges étaient légaux, notamment en ce que la double traite et l’intervalle de 8 heures constituent des éléments essentiels aux caractéristiques du Reblochon, sans discrimination envers les robots de traite. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur la directive de l’INAO du 4 juillet 2013.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506754(TA38-2506754)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C et M. B qui demandaient le transfert du suivi de leurs enfants placés à l'aide sociale à l'enfance de l'Isère vers la Corse. Le juge a estimé que la demande ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, car les modalités et le lieu du placement relèvent exclusivement du juge judiciaire. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409967(TA38-2409967)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 18 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des erreurs d'appréciation concernant l'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409968(TA38-2409968)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que le requérant justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que le moyen tiré de l'absence de certification de la signature électronique n'était pas fondé.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406537(TA38-2406537)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à solliciter une médiation avec l’agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes. Par un acte enregistré le 10 juin 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par une ordonnance du 2 juillet 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409973(TA38-2409973)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante burkinabée, contestant l'arrêté du préfet de la Savoie du 20 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intérêt supérieur de l'enfant à naître n'étant pas applicable, et qu'elle n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A, incluant l'annulation de l'arrêté et les injonctions. Les textes appliqués sont la Convention européenne des droits de l'homme et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2506813(TA38-2506813)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Romans-sur-Isère sur le fondement des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. Il désigne un expert avec pour mission d'examiner un immeuble situé rue de Loulle afin de constater les désordres, d'évaluer l'existence d'un péril imminent et de proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'expertise urgente préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2506820(TA38-2506820)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes Les Balcons du Dauphiné. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé à Montalieu-Vercieu, constater les désordres et l'état des bâtiments mitoyens, et déterminer s'il existe un péril imminent. La mission de l'expert, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, inclut la proposition de mesures de sécurité et l'établissement d'un échéancier. L'expert doit rendre son rapport sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500917(TA38-2500917)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 14 août 2024 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant kosovar, et lui faisant obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en interrompant le parcours de ce jeune adulte, arrivé en France à 13 ans, scolarisé et intégré socialement, sans lui permettre d'achever sa formation en alternance. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité et un document provisoire de séjour sous quinze jours. La décision se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2501333(TA38-2501333)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a reconnu l'existence d'une obligation non sérieusement contestable du centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice. Cette obligation résulte d'une faute médicale commise lors d'une ostéosynthèse du genou le 14 février 2022, dont le mauvais positionnement a été confirmé par une expertise. Le juge a accordé une provision totale de 11 738,37 euros à Mme C, incluant 2 400 euros pour le déficit fonctionnel temporaire, 4 000 euros pour les souffrances endurées, 3 470 euros pour les dépenses de santé actuelles et 1 868,37 euros pour les frais divers. La décision se fonde sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la santé publique.

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