Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505528(TA38-2505528)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B dans une structure d'hébergement adaptée. Le requérant avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 16 janvier 2025, mais aucune offre ne lui avait été proposée. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. M. B a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2502562(TA38-2502562)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le dégrèvement de la taxe d'habitation 2023 pour un logement à Annecy, au motif que sa réclamation préalable auprès de l'administration fiscale était tardive. En application des articles R. 190-1 et R*. 196-2 du livre des procédures fiscales, cette réclamation devait être présentée avant le 31 décembre 2024, mais elle a été reçue le 21 janvier 2025. La requête étant manifestement irrecevable et non régularisable, le tribunal l'a rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506339(TA38-2506339)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail à Mme B. La solution retenue est un non-lieu, car la préfète s'est engagée à délivrer le récépissé sollicité et a convoqué l'intéressée à un rendez-vous. L'ordonnance admet également Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2504551(TA38-2504551)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Savoie de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. En cours d’instance, la préfète a accordé le bénéfice du regroupement familial par une décision du 12 mai 2025. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais d’instance présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2504595(TA38-2504595)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui se plaignait de préjudices financiers causés par des sociétés privées (Free, Engie, Bouygues Télécom, EDF). La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions identifiables ni désignation claire d'un acte administratif faisant grief, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 1ère chambre a prononcé le rejet par ordonnance.
N° TA38-2504629(TA38-2504629)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'opposition du maire de La Pierre à sa déclaration préalable pour un carport. Le juge a constaté que le projet se situait dans les abords d'un monument historique et que l'architecte des Bâtiments de France avait émis un avis défavorable. En application de l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, un recours administratif préalable obligatoire auprès du préfet de région était requis, mais M. A ne l'avait pas exercé. Cette irrecevabilité manifeste n'a pas été régularisée malgré l'invitation du tribunal, entraînant le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505526(TA38-2505526)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme A Épouse B dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 16 janvier 2025, n'avait pas reçu de proposition d'hébergement. La décision se fonde sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au juge d'ordonner l'accueil lorsque l'urgence persiste. L'astreinte court à l'expiration d'un délai de 15 jours suivant la notification de l'ordonnance.
N° TA38-2504676(TA38-2504676)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant les tarifs de cantine et de périscolaire de la commune de La Tronche. Le juge a constaté que les conclusions du requérant, qui se bornaient à dénoncer des "abus" sans formuler de demande précise d'annulation ou de condamnation, étaient dépourvues de lien avec l'office du juge administratif. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ce dernier imposant un recours contre une décision dans un délai de deux mois.
N° TA38-2502608(TA38-2502608)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du préfet de l'Isère refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal juge que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet constitue une décision faisant grief, mais que les pièces fournies par M. B (document de circulation pour étranger mineur et jugement d'état civil) suffisent à justifier de sa nationalité azerbaïdjanaise en l'absence de passeport, malgré les articles R. 431-10 et R. 431-11 du CESEDA. Il enjoint à la préfète d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de 15 jours.
N° TA38-2505710(TA38-2505710)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement les astreintes prononcées à l'encontre de la préfète de l'Isère pour un montant total de 5 000 euros au profit de la famille A, ressortissants albanais demandeurs d'asile. La préfète ayant finalement proposé un hébergement d'urgence accepté par les requérants, le juge a constaté l'exécution des injonctions précédentes et n'a pas ordonné de nouvelle mesure. La décision se fonde sur les articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles relatifs à l'hébergement d'urgence.
N° TA38-2505200(TA38-2505200)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Immobilière Carrefour d'une demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024 concernant une allée piétonnière au sein d'un centre commercial. L'administration fiscale a accordé un dégrèvement total de 44 987 euros en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, la demande de frais d'instance a été rejetée, l'administration n'étant pas considérée comme la partie perdante.
N° TA38-2505384(TA38-2505384)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le dossier de demande était incomplet, faute pour le requérant d'avoir fourni un justificatif d'entrée régulière, pièce obligatoire selon l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence de l'administration n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours, mais un refus d'enregistrement. La requête a donc été rejetée, seule l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.
N° TA38-2506337(TA38-2506337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète s'est engagée à délivrer le document sollicité et a convoqué le requérant à un rendez-vous. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction. Il a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2506243(TA38-2506243)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la requête de M. B, était saisi d’une demande d’injonction visant à obtenir la communication de son dossier étudiant infirmier auprès de l’IFPS de Bourgoin-Jallieu (GHND), sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que l’administration avait déjà remis l’intégralité des documents sollicités au requérant, rendant ainsi sans objet la demande d’injonction. Par ailleurs, la demande de provision de 1 200 euros, fondée sur l’article R. 541-1 du même code, a été déclarée irrecevable car présentée simultanément dans la même requête que la demande de référé, en violation des règles de procédure distinctes applicables à chaque type de recours. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en injonction et rejeté les conclusions provisionnelles.
N° TA38-2502790(TA38-2502790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la demande de titre sur le fondement de l'article L. 421-1 du CESEDA était infondée, faute de visa long séjour et d'autorisation de travail préalable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 421-1, L. 412-1 du CESEDA et L. 5221-2 du code du travail, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2505628(TA38-2505628)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du certificat de résidence de M. A C, ressortissant algérien. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu du délai anormal d'instruction et des ruptures dans la délivrance de documents provisoires. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant.
N° TA38-2502789(TA38-2502789)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme refusait de délivrer un titre de séjour "travailleur saisonnier" à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait se fonder sur une lettre non reçue par l'employeur (retournée avec la mention "défaut d'accès ou d'adressage") pour conclure au caractère frauduleux de la demande. La solution retenue est fondée sur l'accord-cadre franco-tunisien du 28 avril 2008, qui régit la délivrance de ce titre, et non sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502792(TA38-2502792)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E A, ressortissant angolais, contestant un arrêté préfectoral du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a jugé que, malgré la présence de son père, d'un frère et d'une sœur en France, ses liens personnels et familiaux n'étaient pas suffisamment intenses pour caractériser une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2502825(TA38-2502825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Elle a également rejeté les griefs relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et au droit d'être entendu, considérant que le requérant avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504275(TA38-2504275)
Requête en excès de pouvoir d’un particulier souhaitant obtenir une autorisation de construire un garage. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exposé des moyens ou formulé des conclusions claires, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.