Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501038(TA38-2501038)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission exceptionnelle au séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la possibilité de reconstituer sa vie familiale au Kosovo.
N° TA38-2306238(TA38-2306238)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B contestant des décisions de retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté que, selon les relevés du ministre de l'intérieur, le permis de M. B était valide et crédité de 12 points suite à une reconstitution totale du solde. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction, les décisions attaquées étant devenues sans objet. Les conclusions de M. B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2305381(TA38-2305381)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Isère suspendant son permis de conduire pour six mois suite à une infraction liée à l'usage de stupéfiants. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du contradictoire, estimant que la procédure prévue par le code de la route, notamment l'article L. 235-1, constitue une procédure contradictoire particulière dispensant de l'application de l'article L. 121-1 du même code. Enfin, le tribunal a rappelé que la suspension administrative est une mesure de police indépendante de l'issue de la procédure pénale.
N° TA38-2506062(TA38-2506062)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 2 juillet 2025, a rejeté la requête de M. A B qui contestait une facture d'eau de 580,19 euros émise par la communauté de communes Bièvre Isère. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, estimant qu'il relève de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, qui qualifie le service public d'eau de service public industriel et commercial (SPIC), dont les litiges avec les usagers sont de droit privé.
N° TA38-2506796(TA38-2506796)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 27 septembre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a précisé que la délivrance d'attestations postérieures ne faisait pas obstacle à cette décision implicite et qu'il incombait à l'intéressé de contester ce refus par les voies de droit appropriées. L'ordonnance admet toutefois M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2506778(TA38-2506778)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, rejette la requête de M. B qui demandait l’exécution forcée d’un jugement du 19 septembre 2024. Le juge rappelle que l’article L. 521-4 du code de justice administrative ne permet que la modification de ses propres ordonnances, et non l’exécution d’un jugement rendu par une formation collégiale. La requête est donc jugée manifestement irrecevable sur ce fondement. En conséquence, la demande d’aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
N° TA38-2506071(TA38-2506071)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A, qui demandait une intervention du juge pour accélérer le traitement de sa demande de titre de séjour. La juridiction a rappelé qu'elle ne peut se substituer à l'administration ni adresser d'injonctions en dehors des cas prévus par la loi, et que sa saisine suppose un recours contre une décision. En l'espèce, la requérante ne demandait ni l'annulation d'un acte ni une condamnation pécuniaire, ce qui la rend irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance précise que cette irrecevabilité ne fait pas obstacle à un éventuel recours contre la décision implicite de rejet de sa demande.
N° TA38-2505769(TA38-2505769)
Requête en injonction de communication de documents administratifs (tableau des indemnités des élus et publication au compte rendu du conseil municipal). Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas justifié d'une demande préalable auprès de la commune et n'a formulé aucune conclusion en annulation ou en indemnité. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505721(TA38-2505721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B contestant le refus du syndicat intercommunal d'aménagement du Chablais (SIAC) d’accorder une subvention "Leader". Les requérants invoquaient un défaut de motivation et un conflit d’intérêts, mais leurs arguments étaient trop imprécis pour être examinés. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes dont les moyens ne sont pas assortis de précisions suffisantes.
N° TA38-2506080(TA38-2506080)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un différend avec le centre hospitalier Alpes-Isère concernant la consultation d’archives, mais n’a pas précisé les conclusions qu’il soumettait au juge. Cette omission constitue une violation des exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans inviter le requérant à la régulariser.
N° TA38-2504992(TA38-2504992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête demandant le réexamen de ses cotisations URSSAF. Le juge a constaté que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, défini à l’article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En application des articles L. 142-8 du même code et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire, la compétence pour en connaître appartient au tribunal judiciaire, non à la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504985(TA38-2504985)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A comme manifestement irrecevable. Cette requête, qui visait l'annulation du rejet de sa candidature au master énergie solaire par l'université de Savoie Mont-Blanc, était intégralement rédigée en anglais. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constatant que M. A n'avait pas régularisé sa requête en français malgré une demande en ce sens.
N° TA38-2504663(TA38-2504663)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de remise d’un indu d’aide personnalisée au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n’a pas régularisé sa demande en apposant sa signature, malgré une invitation en ce sens. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506350(TA38-2506350)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait le remboursement d’une somme prélevée sur son compte personnel de formation suite à la liquidation de son organisme de formation. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas au tribunal administratif d’enregistrer une plainte, cette compétence relevant des services de police ou de gendarmerie. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA38-2400196(TA38-2400196)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS So Gre Bat d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le refus tacite du maire de Veurey-Voroize de dresser un procès-verbal d’infraction urbanistique et de prendre un arrêté d’interdiction d’activité à l’encontre de la société Toutenvert. Par un mémoire du 17 juin 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était sans obstacle, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions des défenderesses au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2300671(TA38-2300671)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 2 juillet 2025, du désistement pur et simple de M. B A de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du maire de Coublevie du 9 août 2022 lui opposant un sursis à statuer sur sa demande de permis de construire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté ce désistement. Il a également condamné la commune de Coublevie à verser à M. A une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2205734(TA38-2205734)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la communication du budget 2022 de la SPL SAGES et l’annulation de divers actes relatifs à un aménagement. Le requérant s’est désisté de l’intégralité de son instance par un mémoire enregistré le 18 juin 2025. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions reconventionnelles de la SPL SAGES tendant à une amende pour recours abusif et à une indemnité au titre de l’article L. 761-1, ces demandes étant irrecevables ou non fondées en l’espèce.
N° TA38-2504931(TA38-2504931)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant sa demande de regroupement familial. Le désistement étant pur et simple, le tribunal l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande de M. B tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code), estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2505710(TA38-2505710)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé définitivement les astreintes prononcées à l'encontre de la préfète de l'Isère pour un montant total de 5 000 euros au profit de la famille A, ressortissants albanais demandeurs d'asile. La préfète ayant finalement proposé un hébergement d'urgence accepté par les requérants, le juge a constaté l'exécution des injonctions précédentes et n'a pas ordonné de nouvelle mesure. La décision se fonde sur les articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles relatifs à l'hébergement d'urgence.
N° TA38-2506719(TA38-2506719)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d’un certificat de résidence « vie privée et familiale » opposé à M. C, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, notamment en raison de l’absence de possession antérieure d’un titre de séjour et du caractère conditionnel de sa promesse d’embauche. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.