Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505919(TA38-2505919)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, prise le 30 juin 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A B contre un arrêté préfectoral d’éloignement (OQTF, interdiction de retour de deux ans). Le tribunal constate qu’à la date de l’arrêté attaqué, le requérant résidait à Évry-Courcouronnes (Essonne). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2503923(TA38-2503923)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui demandait une intervention pour accélérer le traitement de sa demande de titre de séjour. La juridiction a jugé cette demande manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative ni à la condamnation d’une personne publique, ce qui excède les pouvoirs du juge administratif. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503919(TA38-2503919)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance constate ce désistement et clôt l'instance.
N° TA38-2503531(TA38-2503531)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de l’EURL LSP Sécurité privée. Celle-ci demandait la décharge de droits de TVA d’un montant de 52 721 euros. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total de ces droits le 9 avril 2025, le litige est devenu sans objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par la société.
N° TA38-2502547(TA38-2502547)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil municipal de Saint Jorioz du 28 octobre 2024 portant acquisition d’une parcelle pour un euro. Par un mémoire du 19 mai 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de son instance et de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 juin 2025. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’a été tranchée.
N° TA38-2503499(TA38-2503499)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux visant à contester une décision de récupération d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 757,29 euros. Par un mémoire, le requérant a informé le tribunal de son désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA38-2502766(TA38-2502766)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’annulation d’un permis de construire modificatif délivré par le maire d’Huez. Le juge a constaté que les moyens soulevés par le requérant, tirés de la méconnaissance du plan local d’urbanisme et du plan d’occupation des sols, étaient dépourvus de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, ces moyens ont été jugés manifestement irrecevables. La requête a donc été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA38-2502746(TA38-2502746)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de la taxe sur les logements vacants à laquelle il était assujetti pour l’année 2024. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé un dégrèvement total de l’imposition contestée. Constatant que la requête était ainsi devenue sans objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, prononcé un non-lieu à statuer par ordonnance.
N° TA38-2502855(TA38-2502855)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les résultats scolaires faibles de l'intéressé et la présence de sa famille en Guinée, alors que ses résultats étaient en constante progression et qu'il était bien intégré dans son apprentissage. Cette décision est fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.
N° TA38-2501080(TA38-2501080)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 30 juin 2025, donne acte du désistement de Mme A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un désistement d'office, sans examen au fond du litige.
N° TA38-2504154(TA38-2504154)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le refus de titre de séjour, fondé sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Cette solution a été retenue en raison du manque de sérieux de la formation suivie par le requérant et de l'absence d'attaches familiales en France, ce qui ne méconnaissait pas non plus l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2506666(TA38-2506666)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de M. C qui sollicitait la substitution d'une garantie hypothécaire sur un bien situé à Brunstatt-Didenheim à celle initialement constituée sur un bien à Sausheim. Le juge rappelle que le sursis de paiement prévu à l'article L. 277 du livre des procédures fiscales prend fin avec le jugement au fond du tribunal, rendant à nouveau exigibles les impositions maintenues à la charge du contribuable. Par conséquent, la demande de substitution de garantie, fondée sur l'article R. 277-4 du même code, est devenue sans objet et est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2505238(TA38-2505238)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour. La préfète de l’Isère soutenait qu’il n’y avait pas lieu de statuer en raison de la délivrance d’un récépissé, mais le juge a écarté cette exception, rappelant que le silence gardé pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet. La condition d’urgence n’a pas été retenue, car le requérant ne bénéficie pas de la présomption d’urgence applicable aux refus de renouvellement et n’a pas démontré de circonstances particulières justifiant une urgence, malgré sa situation familiale et professionnelle. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni des stipulations conventionnelles invoquées.
N° TA38-2405000(TA38-2405000)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales tendant à l'annulation du refus de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et à l'injonction. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et n'a pas fait droit à la demande de frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506369(TA38-2506369)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une opposition à une contrainte émise par la CAF pour un indu de prestation d'accueil du jeune enfant. Le juge a constaté que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 142-1 et L. 511-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence et ordonné la transmission du dossier au pôle social du tribunal judiciaire d'Annecy, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2506193(TA38-2506193)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'injonction, la préfète de l'Isère lui ayant accordé le rendez-vous sollicité pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat.
N° TA38-2502853(TA38-2502853)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, considérant que la précédente obligation de quitter le territoire français de 2019 avait été régulièrement notifiée. Il a également jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé, de son absence d'attaches familiales en France et de sa connaissance défavorable des services de police. La décision s'appuie sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503081(TA38-2503081)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. et Mme C. Ces derniers demandaient la réduction de leur impôt sur le revenu pour les années 2021 à 2023. L'administration fiscale leur ayant accordé satisfaction par des décisions postérieures à l'introduction de la requête, le litige est devenu sans objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à leur verser une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2506267(TA38-2506267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. C, ressortissant russe, contre un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités croates. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, l'absence d'examen de sa vulnérabilité liée à sa transidentité, et une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement suivie et que la situation personnelle de M. C, notamment son parcours de transition, ne caractérisait pas un risque de traitement inhumain ou dégradant en cas de transfert vers la Croatie. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté de remise.
N° TA38-2506662(TA38-2506662)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de délivrance d’un titre de séjour présentée par M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé étant dépourvu de titre de séjour depuis plus de huit mois sans justifier de circonstances particulières. La requête a été jugée manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision. Les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ont été appliquées.