Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2503531(TA38-2503531)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de l’EURL LSP Sécurité privée. Celle-ci demandait la décharge de droits de TVA d’un montant de 52 721 euros. L’administration fiscale ayant accordé un dégrèvement total de ces droits le 9 avril 2025, le litige est devenu sans objet. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par la société.
N° TA38-2503499(TA38-2503499)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en plein contentieux visant à contester une décision de récupération d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 757,29 euros. Par un mémoire, le requérant a informé le tribunal de son désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA38-2506367(TA38-2506367)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours contestant le refus du département de la Drôme de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés et la carte mobilité inclusion. Le juge a constaté que ces litiges relèvent, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative et renvoie l’affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2502766(TA38-2502766)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’annulation d’un permis de construire modificatif délivré par le maire d’Huez. Le juge a constaté que les moyens soulevés par le requérant, tirés de la méconnaissance du plan local d’urbanisme et du plan d’occupation des sols, étaient dépourvus de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, ces moyens ont été jugés manifestement irrecevables. La requête a donc été rejetée sans instruction complémentaire.
N° TA38-2504981(TA38-2504981)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir une astreinte pour l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer sa situation et de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le tribunal a constaté que la préfète avait délivré une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 août 2025, rendant sans objet la demande d'injonction sous astreinte pour ce document. En l'absence d'élément nouveau justifiant une astreinte pour le réexamen de sa demande de titre de séjour, le tribunal a rejeté cette demande. Il a toutefois admis M. A à l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 500 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2506368(TA38-2506368)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours contre le refus du département de la Drôme de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et la carte mobilité inclusion. Par une ordonnance du 30 juin 2025, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de ce litige. Il a jugé que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ces décisions relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée et transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Valence.
N° TA38-2506163(TA38-2506163)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui exposait ses difficultés à travailler durant l’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la requête ne contenait pas l’énoncé des conclusions soumises au tribunal, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le requérant s’étant borné à solliciter un conseil juridique, ce qui n’entre pas dans les attributions du juge, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2505509(TA38-2505509)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 19 décembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) n'avait été proposée, le juge a enjoint le relogement avant le 31 août 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2505511(TA38-2505511)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 30 janvier 2025, avant le 31 août 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T1-T2) n'avait été proposée, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2505416(TA38-2505416)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger Mme B, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 26 septembre 2024. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T4-T5) ne lui avait été faite, le juge a enjoint son relogement avant le 31 août 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2505419(TA38-2505419)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation, dans une structure d'hébergement adaptée, sous astreinte de 500 euros par mois de retard. La requérante, qui n'avait pas reçu de proposition d'hébergement depuis la décision de la commission de médiation du 27 mars 2025, a vu sa demande jugée fondée sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à Mme B et mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2208587(TA38-2208587)
Litige relatif à une demande d'indemnisation pour faute dans le calcul d'une pension de retraite. Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le lieu d'assignation du paiement de la pension a été transféré à la DRFIP de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine, relevant du ressort du tribunal administratif de Rennes. En application des articles R. 312-13 et R. 351-3 du code de justice administrative, il transmet l'affaire à cette juridiction.
N° TA38-2506618(TA38-2506618)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir la délivrance d'un récépissé de première demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a convoqué l'intéressé pour lui remettre le document sollicité. Constatant que la mesure demandée avait été exécutée, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
N° TA38-2505497(TA38-2505497)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi de demandes de suspension de décisions implicites de refus de délivrance de cartes de résident. Pour la requête de Mme A, le tribunal a rejeté la demande, considérant qu'aucune décision de refus n'était née, le dossier de l'intéressée étant incomplet. Pour la requête de M. C, le tribunal a admis l'urgence et a ordonné la suspension de la décision implicite de refus, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. C et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2505242(TA38-2505242)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C épouse B d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français. La préfète opposait une fin de non-recevoir, arguant que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne faisait pas grief. Le juge a écarté cette exception, estimant que la préfète n'établissait pas le caractère incomplet du dossier, notamment en ne produisant pas les pièces téléversées par la requérante. La solution retenue est que le refus d'enregistrement constitue une décision faisant grief, ouvrant la voie au référé suspension. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506061(TA38-2506061)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de Mme D, ressortissante marocaine. La condition d'urgence a été présumée remplie et les moyens soulevés, notamment le droit au séjour en tant que mère d'un enfant mineur citoyen de l'Union européenne et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont créé un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de statuer explicitement sur la demande et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail, sous astreinte. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et la directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles.
N° TA38-2505669(TA38-2505669)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement et de l'absence de renouvellement systématique des attestations de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était, en l'état, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA38-2505687(TA38-2505687)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 avril 2025 par laquelle le président du syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG) a rejeté l'offre de la société Dott dans le cadre d'une procédure d'appel à manifestation d'intérêt pour l'exploitation de trottinettes et vélos électriques en libre-service. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par la société Dott (insuffisance de motivation, manquements à la transparence, critères sans lien avec l'objet de l'autorisation, irrégularité de la procédure au regard du code des transports, erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la condition posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2506184(TA38-2506184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans le cadre de sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions applicables. Il a estimé que M. C ne présentait pas de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation au refus automatique prévu pour les demandes de réexamen, et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation ou de la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
N° TA38-2504140(TA38-2504140)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus de renouvellement de son contrat par le Département de la Haute-Savoie et demandait des dommages et intérêts. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement, mettant fin à l'instance.