Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2304230(TA38-2304230)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement familiale et de prime d’activité de 2 727,89 euros. L’indu résultait d’une déclaration erronée des ressources du couple pour 2021, Mme B ayant déclaré des frais réels au lieu des salaires perçus. Le tribunal a estimé que cette omission, révélée par un échange avec les services fiscaux, ne permettait pas de retenir la bonne foi de la requérante, et que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise au regard des textes applicables (articles L. 845-3 et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation).
N° TA38-2505393(TA38-2505393)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l’Isère a refusé d’accorder le bénéfice du regroupement familial à M. D C, ressortissant soudanais titulaire d’une carte de résident. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l’instruction et de l’atteinte à la vie privée et familiale, aggravée par la situation politique au Soudan. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, le requérant soutenant remplir les conditions des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d’un mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais d’instance.
N° TA38-2505284(TA38-2505284)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal constate que le requérant réside au Portugal à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, il estime que le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Paris. Par conséquent, il ordonne le renvoi du dossier devant cette juridiction.
N° TA38-2506480(TA38-2506480)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B A. Ce dernier demandait à ce qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction et de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 8 décembre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande tendant à obtenir une décision est sans objet, et celle visant à obtenir une attestation fait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, rendant la requête manifestement irrecevable.
N° TA38-2505213(TA38-2505213)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d’un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence, nécessaire sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie. Il a relevé que la requérante, en situation irrégulière depuis plusieurs années, ne démontrait pas de circonstances particulières justifiant une urgence, la décision attaquée ne modifiant pas sa situation administrative préexistante. La requête a donc été rejetée par ordonnance en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2506523(TA38-2506523)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 26 mai 2025 suspendant le permis de visite de Mme D pour le centre de détention de Châteaudun. La requête est irrecevable car Mme D n'a pas présenté de requête en annulation distincte de cette décision, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction complémentaire.
N° TA38-2506541(TA38-2506541)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une saisie administrative à tiers détenteur formée par M. A B. Le juge a estimé que le litige, portant sur le recouvrement d’amendes forfaitaires et de forfaits de post-stationnement, relevait de la compétence exclusive du juge de l’exécution, et non de la juridiction administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles 530-2 et L. 213-6 du code de procédure pénale et du code de l’organisation judiciaire.
N° TA38-2408871(TA38-2408871)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B A de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses demandes de frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 700 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat.
N° TA38-2505372(TA38-2505372)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 mai 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a considéré que la condition d'urgence, en principe présumée pour un refus de renouvellement de titre de séjour, n'était pas remplie en l'espèce, et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision. Les conclusions dirigées contre l'arrêté du 24 novembre 2020 ont été rejetées comme tardives. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien.
N° TA38-2304116(TA38-2304116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Drôme de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 092,30 euros. Le juge a estimé que la condition de précarité financière n’était pas remplie, le quotient familial s’élevant à 795 euros, et que le requérant n’apportait aucun justificatif de sa situation. La décision s’appuie sur les articles L. 842-3 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2304037(TA38-2304037)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B pour contester une décision de la CAF de la Drôme du 22 mai 2023, qui ne lui accordait qu’une remise partielle de 329,49 euros sur un indu d’aide personnelle au logement de 658,97 euros. En cours d’instance, la CAF a annulé l’indu pour les périodes de novembre 2022 à février 2023, en application des articles R. 822-15 et R. 822-17 du code de la construction et de l’habitation, ne laissant qu’un solde de 132,21 euros pour mars 2023, déjà couvert par la remise initiale. Le tribunal a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2505713(TA38-2505713)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 25 juillet 2024 à l'encontre du préfet de l'Isère, qui n'avait pas délivré à M. C un récépissé l'autorisant à travailler. La préfète a justifié avoir exécuté cette décision en délivrant le 4 septembre 2024 un récépissé avec droit au travail, puis un titre de séjour valable jusqu'en 2028. En application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, le juge a constaté l'exécution complète de l'injonction et a estimé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte.
N° TA38-2402161(TA38-2402161)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions principales tendant à l’annulation de la décision implicite du préfet de la Savoie rejetant sa demande de regroupement familial pour son épouse, ainsi que de ses conclusions à fin d’injonction. En revanche, le tribunal a fait droit à sa demande accessoire en condamnant l’État à lui verser une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, qui permet de rembourser les frais exposés non compris dans les dépens.
N° TA38-2302830(TA38-2302830)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, concerne le recours de Mme A B contre une décision de la CAF de la Savoie lui accordant une remise partielle d’un indu de prime d’activité de 2 461,89 €, pour la période de juin 2021 à août 2022. Mme B sollicite l’annulation de cette décision et une remise gracieuse totale du solde de sa dette, en invoquant sa bonne foi, la responsabilité de la CAF et sa situation financière précaire. Le tribunal rappelle les dispositions des articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise gracieuse à la bonne foi ou à la précarité du débiteur, hors cas de fraude. Il précise que, pour apprécier la bonne foi en cas d’omission déclarative, il doit tenir compte de divers éléments comme la nature des ressources omises ou le caractère réitéré de l’omission.
N° TA38-2506465(TA38-2506465)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E C épouse B. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation de droits, au motif que sa demande de titre de séjour avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de cette décision implicite de rejet, ce qui la rendait irrecevable.
N° TA38-2505367(TA38-2505367)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction de la demande. Il a également considéré que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. B sous un mois et de lui délivrer, dans l'attente, un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
N° TA38-2304120(TA38-2304120)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours contre une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Isère ne lui accordant qu’une remise partielle de 150 euros sur un indu d’aide personnelle au logement de 600 euros. En cours d’instance, la requérante a informé le tribunal avoir soldé le remboursement de sa dette. Le juge unique a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2303977(TA38-2303977)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. E D qui contestait le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui délivrer la carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a rappelé que cette carte est attribuée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable leur capacité de déplacement à pied, notamment lorsque le périmètre de marche est inférieur à 200 mètres ou qu'une aide humaine ou technique est systématiquement nécessaire. Après examen des pièces du dossier, le tribunal a estimé que M. D n'établissait pas remplir ces conditions d'éligibilité fixées par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
N° TA38-2506092(TA38-2506092)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 7 février 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a clôturé la demande de titre de séjour de Mme E, ressortissante colombienne conjoint d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de l'absence de base légale de la clôture, fondée sur une simple erreur matérielle de la requérante dans le choix du formulaire, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail. La décision s'appuie sur les articles L. 233-2 et R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506398(TA38-2506398)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par la commune de Voiron pour l'installation d'une clôture. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, les arguments relatifs à la fermeture nocturne du square étant inopérants, le moyen tiré du plan local d'urbanisme étant insuffisamment précis, et celui lié à l'opportunité des investissements municipaux étant irrecevable. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.