Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 434/1714
N° TA38-2206454(TA38-2206454)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui demandait la condamnation du département de l'Isère à lui verser une indemnité compensatrice d'heures supplémentaires pour l'année 2020. Le requérant invoquait une délibération de la commission permanente du 21 mai 2010 prévoyant le maintien de la rémunération des heures supplémentaires en cas de réorganisation. Le tribunal a estimé que les pièces produites par M. B étaient insuffisamment circonstanciées pour établir l'existence d'heures supplémentaires ou d'astreintes non rémunérées au titre de l'année 2020.
N° TA38-2505169(TA38-2505169)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande d’injonction, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer, et M. B s’est désisté de son instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant que rien ne s’opposait à cette décision. L’affaire est ainsi close sans qu’il soit statué sur le fond du litige.
N° TA38-2506099(TA38-2506099)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour obtenir l'astreinte des injonctions faites à la préfète de l'Isère de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident et une attestation provisoire de séjour. Constatant que la préfète n'avait pas exécuté l'injonction de délivrer le duplicata dans le délai de deux mois imparti par une précédente ordonnance du 3 septembre 2024, et ce sans justification, le juge a renouvelé cette injonction sous astreinte de 50 euros par jour de retard. En revanche, la demande d'astreinte pour la délivrance d'une attestation a été rejetée, un rendez-vous étant fixé à bref délai pour remettre un récépissé. L'Etat a également été condamné à verser 900 euros à M. A B au titre des frais de justice.
N° TA38-2207116(TA38-2207116)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la communauté de communes du Pays de Cruseilles d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs (SARL SERIA, Atelier Chaneac Architecture, SAS Ingexco, SAS OBM Construction et société APAVE Sud Europe) sur le fondement de la garantie décennale, pour des désordres affectant les canalisations d'eau des vestiaires d'un stade sportif. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure mentionne que les sociétés défenderesses contestaient le caractère décennal des désordres et leur responsabilité. Les textes appliqués incluent le code des marchés publics et le code de justice administrative, notamment l'article L. 761-1 pour les frais de justice.
N° TA38-2301634(TA38-2301634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, qui contestait le refus de la préfète de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en qualité d’accompagnant d’étranger malade. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté, la secrétaire générale disposant d’une délégation régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour le requérant de justifier d’une intégration suffisante en France et de liens familiaux exclusifs sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
N° TA38-2301682(TA38-2301682)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'une expertise médicale concluant à son inaptitude. La juridiction a jugé que les conclusions de cette expertise ne constituent pas une décision administrative faisant grief, et sont donc insusceptibles de recours pour excès de pouvoir, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande du centre hospitalier tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
N° TA38-2301713(TA38-2301713)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A, agent territorial, contestant deux arrêtés du département de la Drôme relatifs à son congé de maladie. Le premier arrêté (21 septembre 2022) lui accordait un maintien à demi-traitement sans avis préalable du conseil médical, et le second (8 mars 2023) le plaçait en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que le département avait méconnu les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 en ne saisissant pas le conseil médical pour avis sur la demande de prolongation du congé de longue maladie de M. A, et que le simple refus du conseil de statuer ne constituait pas un avis régulier. En conséquence, les deux arrêtés ont été annulés pour vice de procédure, et il a été enjoint au département de saisir le conseil médical pour régulariser la situation de l'agent.
N° TA38-2506448(TA38-2506448)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 juin 2025 suspendant le traitement de M. A, un surveillant pénitentiaire. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas démontré de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et n’avait pas non plus introduit de recours en annulation au fond. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506444(TA38-2506444)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’une pénalité de 717,88 euros infligée à M. B par la communauté d’agglomération d’Annemasse pour non-raccordement au réseau d’assainissement. Le juge a constaté que la requête au fond de M. B avait déjà été rejetée par une ordonnance du 11 juin 2025, rendant la demande de suspension sans objet. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2301788(TA38-2301788)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, assistante maternelle, qui contestait la suspension puis le retrait de son agrément par le département de la Drôme. La requérante avait soulevé plusieurs moyens (incompétence de l’auteur des actes, défaut de motivation, vices de procédure, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation). Aucune des décisions attaquées n’a été examinée au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement de la requérante. Le jugement se fonde sur le code de justice administrative pour clore l’instance sans statuer sur la légalité des actes contestés.
N° TA38-2302320(TA38-2302320)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) était saisi par Mme A, infirmière stagiaire, contestant deux décisions du centre hospitalier Alpes-Isère : le refus de sa réintégration anticipée (13 octobre 2022) et son placement rétroactif en disponibilité d'office (24 octobre 2023). Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, estimant que les moyens soulevés (incompétence de l'auteur de l'acte, absence de saisine du conseil médical, méconnaissance des articles 29 et 37 du décret n°88-976 du 13 octobre 1988) n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions administratives, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°88-976.
N° TA38-2302761(TA38-2302761)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de Mme B, assistante maternelle, contre la commune de Saint-Egrève. La première requête (n°2306998) visait à obtenir réparation pour harcèlement moral présumé, tandis que la seconde (n°2302761) contestait la décision de la commune de lui demander de restituer du matériel de puériculture. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme B, considérant que les faits de harcèlement moral n'étaient pas établis et que la demande de restitution du matériel ne constituait pas une décision faisant grief. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative et le code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2302921(TA38-2302921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Chasse-sur-Rhône infligeant une exclusion temporaire de trois jours à un agent public. La juridiction a jugé que la participation de l’agent, en arrêt maladie avec sorties libres, à une manifestation de deux heures ne constituait pas une faute disciplinaire, aucun élément ne démontrant une incompatibilité avec son état de santé ou une manœuvre frauduleuse. L’arrêté a été annulé pour absence de caractère fautif des faits reprochés, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à l’agent au titre des frais de justice.
N° TA38-2208213(TA38-2208213)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F. Ces derniers demandaient l'annulation de l'arrêté du maire de Vérel-Pragondran fixant l'alignement individuel du chemin des Fontaines amont au droit de leur propriété. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en l'absence de plan d'alignement, s'était borné à constater les limites actuelles de la voie publique, conformément à l'article L. 112-1 du code de la voirie routière. Il a notamment relevé que le tracé de l'alignement suivait des éléments physiques (muret, mur-bahut) et prenait en compte les constructions existantes, sans erreur de droit.
N° TA38-2300978(TA38-2300978)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, technicienne de laboratoire contractuelle au CHUGA, qui contestait sa décision de mise en stage au 1er septembre 2022. La requérante invoquait l'illégalité de l'article 17 du décret n°2022-54 du 24 janvier 2022, qui a modifié les règles de classement indiciaire des techniciens de laboratoire médical en les faisant passer en catégorie A. Le tribunal a jugé que ce décret, qui prévoit la prise en compte de l'ancienneté uniquement pour les services accomplis après son entrée en vigueur, ne méconnaît ni le principe de sécurité juridique ni le principe d'égalité de traitement des agents. Par conséquent, la décision du CHUGA, qui a appliqué ces nouvelles dispositions sans prendre en compte l'ancienneté antérieure de Mme A, a été validée.
N° TA38-2303175(TA38-2303175)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé les décisions du 2 mars 2023 par lesquelles l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait retiré le bénéfice des conditions matérielles d'accueil à une famille de demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la procédure de retrait était irrégulière, faute pour l'administration d'avoir respecté le délai de quinze jours prévu pour permettre aux intéressés de présenter leurs observations, en méconnaissance de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que le motif de retrait, fondé sur la dissimulation d'une protection accordée en Italie, était illégal car il ne figurait pas parmi les cas limitativement énumérés par les textes applicables. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les requérants dans leurs droits pour la période concernée, sans toutefois assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA38-2303679(TA38-2303679)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative territoriale, qui contestait l'arrêté du président de Grenoble Alpes Métropole refusant de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 3 octobre 2022. La juridiction a écarté les moyens de procédure, estimant que le médecin de prévention avait bien été informé de la réunion du comité médical et que Mme B n'avait pas sollicité l'audition de son médecin traitant. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'accident n'était pas survenu dans le temps et le lieu du service, ni dans l'exercice des fonctions, et a donc validé la décision de l'administration. La solution s'appuie sur les articles L. 822-18 du code général de la fonction publique et 7 et 9 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.
N° TA38-2203241(TA38-2203241)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, agent territorial de la commune de La Tronche, qui contestait le refus du maire de reconnaître l'imputabilité au service de son état dépressif. La juridiction a estimé que la décision du 16 mars 2022 était suffisamment motivée et que la composition de la commission de réforme était régulière au regard du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Les conclusions indemnitaires fondées sur l’illégalité des arrêtés et des faits de harcèlement moral ont également été rejetées. La solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA38-2303790(TA38-2303790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le centre hospitalier de Nyons, afin d’obtenir l’indemnisation de congés payés non pris entre janvier et août 2022, sur le fondement de l’article 8 du décret n°91-155 du 6 février 1991. En cours d’instance, le centre hospitalier a versé à Mme A un reliquat de 667,66 euros brut en octobre 2023, rendant sans objet ses conclusions pécuniaires. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté le surplus de la requête, notamment les demandes de frais de justice et de dépens, faute de frais engagés et de circonstances justifiant une condamnation.
N° TA38-2303895(TA38-2303895)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 18 avril 2023 par lequel le président de Grenoble Alpes Métropole a licencié Mme B, adjointe administrative territoriale stagiaire, en cours de stage. La décision a été jugée insuffisamment motivée, car elle ne mentionnait pas expressément les motifs du licenciement et se contentait de renvoyer à des rapports non joints, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à la métropole de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et a condamné cette dernière à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.