Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2405748(TA38-2405748)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, agent contractuel, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par l'EHPAD Les Ecrins. Le tribunal a jugé que l'absence d'entretien préalable, bien que requise par l'article 41 du décret n°91-155 du 6 février 1991, ne constituait pas une garantie dont la privation entraînait l'annulation de la décision, en l'absence de caractère disciplinaire. Il a également estimé que le non-renouvellement était justifié par un motif d'intérêt du service, lié à la réorganisation des effectifs après la fin de travaux. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées en l'absence d'illégalité fautive.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407541(TA38-2407541)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant albanais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a relevé que l'avis du collège de médecins de l'OFII, requis par l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était irrégulier car le médecin ayant établi le rapport médical avait siégé au sein du collège, en violation de l'article R. 425-13 du même code. Cette irrégularité a privé M. A d'une garantie et a entaché d'illégalité l'ensemble de l'arrêté, y compris l'obligation de quitter le territoire français.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409550(TA38-2409550)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait bien examiné sa situation individuelle. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée limitée de son séjour et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale dans son pays d'origine.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502263(TA38-2502263)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante centrafricaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 611-3 du CESEDA, abrogé. S'agissant du droit au séjour en tant que parent d'enfant français, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective de l'autre parent à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition requise par l'article L. 423-8 du CESEDA. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502265(TA38-2502265)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation de M. B, entré irrégulièrement et sans titre de séjour, relevait légalement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 613-1 du même code ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant pris en compte sa durée de présence et ses liens en France. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502266(TA38-2502266)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 février 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut d'examen et le vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, ont été écartés. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et d'abrogation du récépissé ont été maintenues.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementNON_LIEU

TA38-2503575(TA38-2503575)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 17 septembre 2024, qui enjoignait au préfet de la Drôme de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le préfet a toutefois pris un arrêté d’expulsion le 6 janvier 2025, fixé le pays de renvoi le 11 février 2025, et M. A a été expulsé vers le Maroc le 15 février 2025. Le tribunal a constaté que le préfet avait ainsi réexaminé la situation de l’intéressé et que l’autorisation provisoire de séjour avait pris fin avec l’éloignement, rendant le jugement initial entièrement exécuté. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, les conclusions tendant au prononcé d’une astreinte sont devenues sans objet, et il n’y a pas lieu d’y statuer.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506099(TA38-2506099)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B pour obtenir l'astreinte des injonctions faites à la préfète de l'Isère de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident et une attestation provisoire de séjour. Constatant que la préfète n'avait pas exécuté l'injonction de délivrer le duplicata dans le délai de deux mois imparti par une précédente ordonnance du 3 septembre 2024, et ce sans justification, le juge a renouvelé cette injonction sous astreinte de 50 euros par jour de retard. En revanche, la demande d'astreinte pour la délivrance d'une attestation a été rejetée, un rendez-vous étant fixé à bref délai pour remettre un récépissé. L'Etat a également été condamné à verser 900 euros à M. A B au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505390(TA38-2505390)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, la requête ayant perdu son objet suite à la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction par la préfète de l'Isère. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505392(TA38-2505392)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à cette aide.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505398(TA38-2505398)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. C de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’Etat a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2505348(TA38-2505348)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 23 juin 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Par ailleurs, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, une somme de 500 euros a été mise à la charge de l'État au profit de son avocate, sous réserve des conditions prévues.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2101412(TA38-2101412)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus du préfet de l'Isère de lui accorder un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, a maintenu sa demande de frais de justice, mais le tribunal a rejeté cette demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucune des lois invoquées (loi du 13 avril 2016, code de justice administrative) n'a conduit à une condamnation de l'État.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2101505(TA38-2101505)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A, fonctionnaire territoriale admise à la retraite pour invalidité, contestant la décision de la CNRACL fixant son taux d'invalidité à 53% et demandant sa réévaluation à 68%. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que le moyen tiré de l'incompétence manquait en fait et que les autres moyens n'étaient pas fondés. Cette solution a été rendue au visa, notamment, du code des pensions civiles et militaires de retraite et du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2102737(TA38-2102737)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait un courrier de la CNRACL du 6 avril 2021 refusant l’octroi d’une pension d’invalidité. La requête initiale, enregistrée le 30 avril 2021, ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, et les moyens soulevés dans un mémoire du 9 mars 2022 ont été jugés tardifs et irrecevables. Au fond, la pathologie de la requérante a été constatée en 2014, alors qu’elle était en disponibilité et n’acquérait pas de droits à pension, conformément à l’article 62 de la loi du 9 janvier 1986 et à l’article 39 du décret du 26 décembre 2003. La requête a donc été rejetée comme irrecevable et, subsidiairement, non fondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2106001(TA38-2106001)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association One Voice d'un recours en excès de pouvoir contre deux décisions du préfet de la Drôme du 8 juillet 2021, accordant à M. H C des certificats de capacité pour l'entretien d'un hippopotame et de félidés (lions et tigres) en vue de leur présentation au public dans un établissement mobile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, les décisions attaquées ne portant pas une atteinte directe et certaine aux intérêts collectifs qu'elle défend. Par suite, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes accessoires de l'association et de M. C ont également été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2106030(TA38-2106030)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Synlab Vallée du Rhône et Bionyval d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes de modifier une autorisation de fonctionnement pour permettre une fusion-absorption. Les requérantes invoquaient notamment un défaut de motivation, une incompétence de l’auteur de la décision et une erreur d’interprétation de l’article L. 6222-5 du code de la santé publique. En cours d’instance, les sociétés se sont désistées purement et simplement de leur requête. Par un jugement du 24 juin 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le fond du litige.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203241(TA38-2203241)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, agent territorial de la commune de La Tronche, qui contestait le refus du maire de reconnaître l'imputabilité au service de son état dépressif. La juridiction a estimé que la décision du 16 mars 2022 était suffisamment motivée et que la composition de la commission de réforme était régulière au regard du décret n°86-442 du 14 mars 1986. Les conclusions indemnitaires fondées sur l’illégalité des arrêtés et des faits de harcèlement moral ont également été rejetées. La solution s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2204506(TA38-2204506)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative, qui contestait le refus du maire de Pont-de-Claix de reconnaître l'imputabilité au service de sa lombosciatique gauche. Le tribunal a jugé que les nouvelles dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 n'étaient pas applicables, la pathologie ayant été diagnostiquée en 2015, avant leur entrée en vigueur. Il a donc appliqué l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, sans retenir les moyens soulevés par la requérante (vice de procédure, méconnaissance des délais, erreur d'appréciation). La demande d'expertise judiciaire a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204831(TA38-2204831)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du maire de Bourgoin-Jallieu de requalifier son dernier contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée. La requérante invoquait notamment une erreur de droit et une erreur de qualification juridique. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 332-9 à L. 332-11 du code général de la fonction publique, un agent ne bénéficie d'aucun droit à la transformation automatique de son contrat en contrat à durée indéterminée, même après six ans de services, et que la collectivité n'est pas tenue de procéder à une telle requalification. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la décision du maire a été validée.

Résumé IA