Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2301788(TA38-2301788)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, assistante maternelle, qui contestait la suspension puis le retrait de son agrément par le département de la Drôme. La requérante avait soulevé plusieurs moyens (incompétence de l’auteur des actes, défaut de motivation, vices de procédure, erreur de droit et erreur manifeste d’appréciation). Aucune des décisions attaquées n’a été examinée au fond, la procédure s’étant achevée par le désistement de la requérante. Le jugement se fonde sur le code de justice administrative pour clore l’instance sans statuer sur la légalité des actes contestés.
N° TA38-2301713(TA38-2301713)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A, agent territorial, contestant deux arrêtés du département de la Drôme relatifs à son congé de maladie. Le premier arrêté (21 septembre 2022) lui accordait un maintien à demi-traitement sans avis préalable du conseil médical, et le second (8 mars 2023) le plaçait en congé maladie ordinaire puis en disponibilité d'office. Le tribunal a jugé que le département avait méconnu les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 en ne saisissant pas le conseil médical pour avis sur la demande de prolongation du congé de longue maladie de M. A, et que le simple refus du conseil de statuer ne constituait pas un avis régulier. En conséquence, les deux arrêtés ont été annulés pour vice de procédure, et il a été enjoint au département de saisir le conseil médical pour régulariser la situation de l'agent.
N° TA38-2301682(TA38-2301682)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'une expertise médicale concluant à son inaptitude. La juridiction a jugé que les conclusions de cette expertise ne constituent pas une décision administrative faisant grief, et sont donc insusceptibles de recours pour excès de pouvoir, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande du centre hospitalier tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
N° TA38-2301634(TA38-2301634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, qui contestait le refus de la préfète de la Drôme de lui délivrer un titre de séjour en qualité d’accompagnant d’étranger malade. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté, la secrétaire générale disposant d’une délégation régulière. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faute pour le requérant de justifier d’une intégration suffisante en France et de liens familiaux exclusifs sur le territoire. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
N° TA38-2301569(TA38-2301569)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, de nationalité bangladaise, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 16 février 2023 lui retirant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait bien procédé à un examen de vulnérabilité. Il a estimé que le non-respect par la famille des exigences des autorités chargées de l'asile, en ne se présentant pas pour son transfert vers la Suède, justifiait le retrait sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments établissant un risque de traitements inhumains ou dégradants en Suède.
N° TA38-2301431(TA38-2301431)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de La Côte Saint-André lui attribuant une bonification indiciaire (NBI) de 25 points à compter du 1er janvier 2023, au motif qu’elle estimait y avoir droit dès septembre 2016. Le tribunal a constaté que l’arrêté attaqué avait été retiré par une décision devenue définitive, rendant sans objet les conclusions en annulation. Il a également jugé irrecevables les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal par la requérante. En application des articles R. 421-1 et R. 611-11-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur l’annulation et rejeté le surplus des demandes.
N° TA38-2300358(TA38-2300358)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné la communauté d'agglomération Valence Romans Agglo à indemniser M. A, agent territorial victime d'un accident de service le 22 octobre 2015, sur le fondement de la responsabilité sans faute de l'employeur public. La solution retenue est l'indemnisation des préjudices personnels et patrimoniaux non couverts par le régime forfaitaire de la fonction publique territoriale (code général de la fonction publique territoriale). Le tribunal a notamment alloué des sommes pour le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, le préjudice esthétique, le préjudice d'agrément, l'assistance par tierce personne et le remboursement des frais d'expertise médicale. Les intérêts au taux légal ont été accordés avec capitalisation, et une somme a été mise à la charge de la collectivité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2300314(TA38-2300314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, agent de la commune de Valence, qui contestait le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie professionnelle. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de compétence liée. Sur le fond, il a jugé que la commune n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant la reconnaissance, dès lors que l'avis du conseil médical, bien que favorable, n'était pas conforme aux exigences de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et du décret du 30 juillet 1987. La demande d'expertise et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA38-2300098(TA38-2300098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ingénieur hospitalier, qui contestait le refus implicite du centre hospitalier de Bourg-Saint-Maurice de lui communiquer un rapport de l'Agence régionale de santé et demandait réparation pour harcèlement moral. Les conclusions relatives à la communication du rapport ont été jugées irrecevables, faute pour le requérant d'avoir saisi au préalable la Commission d'accès aux documents administratifs, comme l'exige l'article L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, les éléments présentés par M. B n'ont pas été jugés suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique.
N° TA38-2208454(TA38-2208454)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme Langlois, ingénieure territoriale suspendue à titre conservatoire par la communauté de communes Les Versants d'Aime. La suspension, mesure conservatoire et non disciplinaire, n'a pas à être motivée, et le moyen tiré d'un vice de procédure a été écarté comme inopérant. Le tribunal a également écarté les griefs de détournement de pouvoir et d'erreur de droit, estimant que les faits reprochés présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité justifiant la mesure. En conséquence, les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de la suspension ont été rejetées. La décision s'appuie sur les articles L. 531-1 du code général de la fonction publique et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2208392(TA38-2208392)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, assistante maternelle, qui contestait la décision du président du département de la Savoie du 15 novembre 2021 lui retirant son agrément. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de retrait, car la demande d'abrogation présentée après l'expiration du délai de recours ne pouvait être fondée sur l'illégalité initiale de l'acte, en application des articles L. 243-1 et L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, le tribunal estimant que les moyens soulevés (vices de forme, de procédure, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.
N° TA38-2208368(TA38-2208368)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l’ensemble des demandes de Mme B, assistante maternelle, qui contestait le retrait de son agrément par le département de la Savoie. Les conclusions en annulation des décisions de refus d’abrogation ont été jugées irrecevables, car la décision initiale de retrait était devenue définitive et la requérante ne pouvait invoquer que son illégalité initiale, sans changement de circonstances. Sur le fond indemnitaire, le tribunal a estimé que la responsabilité pour faute du département n’était pas engagée, la décision de retrait étant fondée sur des motifs légitimes et proportionnés, sans vice de procédure ou d’appréciation. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2208213(TA38-2208213)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme F. Ces derniers demandaient l'annulation de l'arrêté du maire de Vérel-Pragondran fixant l'alignement individuel du chemin des Fontaines amont au droit de leur propriété. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en l'absence de plan d'alignement, s'était borné à constater les limites actuelles de la voie publique, conformément à l'article L. 112-1 du code de la voirie routière. Il a notamment relevé que le tracé de l'alignement suivait des éléments physiques (muret, mur-bahut) et prenait en compte les constructions existantes, sans erreur de droit.
N° TA38-2207958(TA38-2207958)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, attachée d’administration hospitalière, qui demandait la condamnation du centre hospitalier Alpes Isère pour défaut de réévaluation de sa rémunération entre 2015 et 2022. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions tendant à un simple constat, le juge administratif ne pouvant se prononcer sur des déclarations de droit. Sur le fond, il a rappelé que l’article 1-2 du décret du 6 février 1991 impose un réexamen périodique de la rémunération, mais n’entraîne pas une revalorisation automatique. En l’espèce, bien que l’hôpital n’ait pas respecté son obligation de réexamen, Mme B ne pouvait exiger une augmentation de salaire. Par conséquent, ses demandes pécuniaires et indemnitaires ont été rejetées.
N° TA38-2207943(TA38-2207943)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, directrice des services techniques, qui contestait le refus de la communauté de communes Les versants d'Aime de reconnaître un accident de service survenu le 21 mars 2022. La requérante invoquait un vice de procédure, estimant que l'expertise médicale avait été réalisée par un médecin en situation de conflit d'intérêts et que son employeur avait eu accès à des informations médicales confidentielles. Le tribunal a jugé que l'impartialité du médecin agréé n'était pas remise en cause et qu'aucun élément ne démontrait que l'employeur avait eu connaissance des motifs médicaux de l'expertise. La décision a été rendue sur le fondement du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 et de l'article R. 4127-107 du code de la santé publique.
N° TA38-2206865(TA38-2206865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande indemnitaire de Mme B, agent du centre communal d'action sociale de Grenoble, qui sollicitait 15 981 euros en réparation d'un préjudice financier. La requérante invoquait des fautes liées à la méconnaissance de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905 et de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'à l'illégalité de son placement en disponibilité d'office et de sa mise à la retraite d'office. Le tribunal a jugé que les irrégularités formelles alléguées n'étaient pas directement causales du préjudice financier invoqué, faute de préjudice spécifique établi. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de la disponibilité d'office, cette décision étant devenue définitive et ne constituant pas la base légale de la retraite d'office.
N° TA38-2206769(TA38-2206769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a été saisi par M. B, agent contractuel, d’un recours en excès de pouvoir contre son compte rendu d’entretien professionnel pour l’année 2021. Le requérant invoquait notamment l’absence de visa de l’autorité territoriale sur le document, en méconnaissance du décret n°88-145 du 15 février 1988. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, jugeant que le délai de recours n’avait pas commencé à courir en raison de l’absence de ce visa obligatoire. La solution retenue est l’annulation du compte rendu et de la décision implicite de rejet, avec injonction de procéder à une nouvelle évaluation. Les textes appliqués sont le décret n°88-145 du 15 février 1988 et le code de justice administrative.
N° TA38-2206454(TA38-2206454)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, adjoint technique territorial, qui demandait la condamnation du département de l'Isère à lui verser une indemnité compensatrice d'heures supplémentaires pour l'année 2020. Le requérant invoquait une délibération de la commission permanente du 21 mai 2010 prévoyant le maintien de la rémunération des heures supplémentaires en cas de réorganisation. Le tribunal a estimé que les pièces produites par M. B étaient insuffisamment circonstanciées pour établir l'existence d'heures supplémentaires ou d'astreintes non rémunérées au titre de l'année 2020.
N° TA38-2205930(TA38-2205930)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, adjointe territoriale, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération Valence Romans de reconnaître l'imputabilité au service de sa dépression et de lui accorder un congé de longue maladie. La juridiction a estimé que l'arrêté du 25 avril 2022 refusant l'imputabilité au service était suffisamment motivé en droit et en fait, et que l'autorité administrative ne s'était pas estimée en situation de compétence liée. Concernant l'arrêté du 3 mars 2022 la plaçant en congé de maladie ordinaire, le tribunal a jugé que la pathologie de la requérante ne correspondait pas aux critères fixés par l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et l'arrêté du 14 mars 1986 pour l'octroi d'un congé de longue maladie. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA38-2205927(TA38-2205927)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, attaché territorial, qui contestait l'arrêté du 9 juin 2022 retirant sa nomination à un échelon spécial et la retenue sur salaire pour trop-perçu. La juridiction a jugé que l'arrêté initial du 4 janvier 2022 était entaché d'une pure erreur matérielle, ce qui le privait de tout caractère créateur de droit et permettait son retrait sans condition de délai, conformément à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes de M. A, y compris ses conclusions indemnitaires et d'injonction.