Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502263(TA38-2502263)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante centrafricaine, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 611-3 du CESEDA, abrogé. S'agissant du droit au séjour en tant que parent d'enfant français, le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective de l'autre parent à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition requise par l'article L. 423-8 du CESEDA. La décision s'appuie sur les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502265(TA38-2502265)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation de M. B, entré irrégulièrement et sans titre de séjour, relevait légalement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 613-1 du même code ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le préfet ayant pris en compte sa durée de présence et ses liens en France. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA38-2502266(TA38-2502266)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 3 février 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut d'examen et le vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, ont été écartés. Par conséquent, les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et d'abrogation du récépissé ont été maintenues.
N° TA38-2502296(TA38-2502296)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 3 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a retenu un vice de procédure, la préfète n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. B justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, conformément à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA38-2502318(TA38-2502318)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 7 février 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que l'arrêté était légal au regard des textes applicables, dont l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502319(TA38-2502319)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 6 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et d’examen insuffisant de la situation personnelle. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence d’attaches personnelles et professionnelles établies en France. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2502997(TA38-2502997)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 14 février 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il rappelle que, bien que l'accord franco-algérien ne prévoie pas d'admission exceptionnelle au séjour, le préfet dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour régulariser la situation d'un ressortissant algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2503014(TA38-2503014)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient une erreur de fait, le préfet s'étant fondé sur l'absence de déclaration d'embauche, alors que l'intéressé justifiait d'une telle déclaration auprès de la mutualité sociale agricole pour la période concernée. Cette annulation est prononcée sur le fondement de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois, et l'État est condamné à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2503036(TA38-2503036)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de Mme C, ressortissante angolaise, contestant le refus de la préfète de l'Isère de l'engager dans un parcours de sortie de la prostitution. Le juge a rappelé que ce contentieux relève du plein contentieux, l'obligeant à apprécier la situation de l'intéressée à la date de sa décision. Après avoir analysé les pièces du dossier, le tribunal a estimé que le refus de la préfète n'était pas fondé et a annulé la décision du 19 février 2025. Il a enjoint à la préfète d'autoriser l'engagement de Mme C dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale, en application des articles L. 121-9 et R. 121-12-10 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA38-2503575(TA38-2503575)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 17 septembre 2024, qui enjoignait au préfet de la Drôme de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le préfet a toutefois pris un arrêté d’expulsion le 6 janvier 2025, fixé le pays de renvoi le 11 février 2025, et M. A a été expulsé vers le Maroc le 15 février 2025. Le tribunal a constaté que le préfet avait ainsi réexaminé la situation de l’intéressé et que l’autorisation provisoire de séjour avait pris fin avec l’éloignement, rendant le jugement initial entièrement exécuté. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, les conclusions tendant au prononcé d’une astreinte sont devenues sans objet, et il n’y a pas lieu d’y statuer.
N° TA38-2503663(TA38-2503663)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme A ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour ont été écartés.
N° TA38-2503691(TA38-2503691)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. A et Mme C, ressortissants guinéens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme du 21 août 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que les décisions étaient suffisamment motivées en droit et en fait. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2503704(TA38-2503704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a retiré cet arrêté par un acte du 14 mai 2025, ce qui a conduit Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par son avocat au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504314(TA38-2504314)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article L. 425-10 du CESEDA (état de santé de leur enfant) et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation, sans que le jugement ne précise l'analyse des autres moyens soulevés.
N° TA38-2504332(TA38-2504332)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le requérant, pouvant prétendre au regroupement familial, ne pouvait invoquer l'article 6-5 de l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2504335(TA38-2504335)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 31 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure avait été régulière, l'avis du collège de médecins de l'OFII ayant été produit. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2505601(TA38-2505601)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité, rendant la demande sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et a rejeté les frais irrépétibles, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
N° TA38-2501287(TA38-2501287)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 9 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu et que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'entrée irrégulière et le défaut de titre de séjour de l'intéressé.
N° TA38-2300851(TA38-2300851)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, médecin coordonnateur contractuel, qui contestait sa suspension conservatoire de deux mois prononcée le 11 octobre 2022 par l'hôpital départemental Dufresne Sommeiller. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur l'article R. 6152-371 du code de la santé publique, n'est pas une sanction disciplinaire et n'exige ni motivation ni procédure contradictoire. Il a estimé que les faits reprochés (comportement agressif et prise en charge inappropriée des patients) étaient suffisamment vraisemblables et graves pour justifier la suspension dans l'intérêt du service. En conséquence, les conclusions d'annulation et les demandes de frais de justice de M. A ont été rejetées, et ce dernier a été condamné à verser 2 000 euros à l'hôpital.
N° TA38-2300059(TA38-2300059)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 19 juillet 2022 du centre hospitalier universitaire Grenoble-Alpes fixant à 10 % le taux d'incapacité permanente partielle de Mme B, auxiliaire puéricultrice, suite à un accident de service. La juridiction a retenu une erreur d'appréciation, le centre hospitalier ayant omis de prendre en compte les séquelles à l'épaule gauche, pourtant identifiées dans un complément d'expertise, et s'étant fondé uniquement sur les séquelles au poignet. Le tribunal a enjoint au centre hospitalier de réexaminer la situation de l'agent dans un délai de deux mois, après avis du comité médical. La décision s'appuie sur les principes de la fonction publique, notamment la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.