Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506448(TA38-2506448)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 juin 2025 suspendant le traitement de M. A, un surveillant pénitentiaire. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas démontré de moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, et n’avait pas non plus introduit de recours en annulation au fond. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205756(TA38-2205756)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, infirmière stagiaire puis titulaire au centre hospitalier Alpes-Isère. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite de l'établissement de lui verser son plein traitement pour la période de rechute de son accident de service survenue à compter du 3 novembre 2021. Le tribunal a jugé qu'à cette date, Mme A n'était plus en position d'activité mais en disponibilité pour convenance personnelle, ce qui la privait du bénéfice des dispositions de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 relatives au maintien du plein traitement. La solution retenue est fondée sur l'article 12 bis de la loi du 13 juillet 1983, qui définit les positions statutaires, et les articles 41 de la loi de 1986 et 31 du décret du 12 mai 1997.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501307(TA38-2501307)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2025 de la préfète de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était légale au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A se trouvant dans le cas prévu au 4° de cet article suite au rejet définitif de sa demande d'asile. Il a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, estimant que l'intéressé n'apportait pas de preuves de sa bonne intégration, de risques en cas de retour en Guinée, ou d'une impossibilité de reconstituer sa cellule familiale dans son pays d'origine.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2301095(TA38-2301095)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. A, praticien contractuel, qui réclamait le versement de la prime de précarité pour ses deux premiers contrats à durée déterminée conclus avec les Hôpitaux du Léman. Le tribunal a jugé que le refus de M. A de postuler à un poste de praticien hospitalier titulaire, pour lequel il était admissible, équivaut à un refus d’accepter un contrat à durée indéterminée. En application des articles L. 1243-8 et L. 1243-10 du code du travail, rendus applicables par l’article R. 6152-418 du code de la santé publique, cette situation exclut le versement de l’indemnité de précarité. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205927(TA38-2205927)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, attaché territorial, qui contestait l'arrêté du 9 juin 2022 retirant sa nomination à un échelon spécial et la retenue sur salaire pour trop-perçu. La juridiction a jugé que l'arrêté initial du 4 janvier 2022 était entaché d'une pure erreur matérielle, ce qui le privait de tout caractère créateur de droit et permettait son retrait sans condition de délai, conformément à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des demandes de M. A, y compris ses conclusions indemnitaires et d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300978(TA38-2300978)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, technicienne de laboratoire contractuelle au CHUGA, qui contestait sa décision de mise en stage au 1er septembre 2022. La requérante invoquait l'illégalité de l'article 17 du décret n°2022-54 du 24 janvier 2022, qui a modifié les règles de classement indiciaire des techniciens de laboratoire médical en les faisant passer en catégorie A. Le tribunal a jugé que ce décret, qui prévoit la prise en compte de l'ancienneté uniquement pour les services accomplis après son entrée en vigueur, ne méconnaît ni le principe de sécurité juridique ni le principe d'égalité de traitement des agents. Par conséquent, la décision du CHUGA, qui a appliqué ces nouvelles dispositions sans prendre en compte l'ancienneté antérieure de Mme A, a été validée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2405748(TA38-2405748)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, agent contractuel, qui contestait le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par l'EHPAD Les Ecrins. Le tribunal a jugé que l'absence d'entretien préalable, bien que requise par l'article 41 du décret n°91-155 du 6 février 1991, ne constituait pas une garantie dont la privation entraînait l'annulation de la décision, en l'absence de caractère disciplinaire. Il a également estimé que le non-renouvellement était justifié par un motif d'intérêt du service, lié à la réorganisation des effectifs après la fin de travaux. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées en l'absence d'illégalité fautive.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506444(TA38-2506444)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’une pénalité de 717,88 euros infligée à M. B par la communauté d’agglomération d’Annemasse pour non-raccordement au réseau d’assainissement. Le juge a constaté que la requête au fond de M. B avait déjà été rejetée par une ordonnance du 11 juin 2025, rendant la demande de suspension sans objet. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201226(TA38-2201226)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 18 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la délivrance de deux permis de construire illégaux à son voisin. Si l'illégalité des permis constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve de la réalité des préjudices allégués (troubles de jouissance, frais de justice, dépréciation du bien) ni d'un lien de causalité direct avec les fautes commises. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505708(TA38-2505708)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision ayant entraîné la suspension du contrat de travail de l'intéressée. Il a également considéré que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2506141(TA38-2506141)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 5 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de désigner un hébergement d'urgence à Mme B. L'astreinte est liquidée à 2 560 euros pour 32 jours de retard, entre le 6 mars et le 6 avril 2025, date à laquelle l'intéressée a été orientée vers une structure. La décision se fonde sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui régit la liquidation des astreintes en cas d'inexécution.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2400763(TA38-2400763)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté l’opposition formée par Mme A contre une contrainte de la CAF de la Haute-Savoie pour un indu de prime Covid-19 de 200 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : la contrainte, notifiée le 9 décembre 2023, mentionnait un délai d’opposition de quinze jours, mais Mme A n’a saisi le tribunal que le 31 janvier 2024. Le tribunal s’est fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2504871(TA38-2504871)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par un jugement du 4 novembre 2021. Ce jugement avait enjoint au préfet de l'Isère de loger M. A B avant le 31 décembre 2021, sous astreinte de 500 euros par mois. Constatant que M. B a été relogé le 8 avril 2025, le tribunal a modéré l'astreinte due par l'État et l'a fixée à 10 000 euros, à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506206(TA38-2506206)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision du 26 mai 2025 suspendant son permis de visite au centre pénitentiaire de Châteaudun. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle présentait, dans un même document, des conclusions à fin de suspension et des conclusions à fin d'annulation, en violation de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a ainsi fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner le fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506136(TA38-2506136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait la suspension d'une mise en demeure fiscale et des mesures conservatoires liées à des hypothèques légales. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir formé un recours au fond contre la décision contestée, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a également rappelé que l'inscription d'une hypothèque légale est une mesure de sûreté et non un acte de poursuite, et qu'elle est sans incidence sur l'obligation de payer l'impôt. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503988(TA38-2503988)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. E, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 17 mars 2025 refusant son admission au séjour en qualité d'artisan et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit au regard des articles 5 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète de l'Isère avait pu légalement vérifier la consistance réelle du projet d'activité professionnelle non salariée, sans méconnaître les stipulations de l'accord franco-algérien ni les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206459(TA38-2206459)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le titre de perception de 28 550 euros émis à l'encontre de M. B pour une redevance d'occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy au titre de l'année 2017. La juridiction a jugé que M. B n'étant ni propriétaire ni occupant de l'immeuble concerné, il n'était pas redevable de la somme, en application de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Les conclusions de la société HT Immo ont été rejetées pour défaut d'intérêt à agir, n'étant pas destinataire du titre. M. B a été déchargé du paiement de la somme, mais sa demande de frais de justice a été rejetée.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2406266(TA38-2406266)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B pour contester le refus du département de l'Isère de lui accorder une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d'instance, la requérante a présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance du 23 juin 2025, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité du refus initial.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2505712(TA38-2505712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en plein contentieux contre des décisions de la caisse d’allocations familiales de la Savoie rejetant ses recours relatifs à des indus de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement. Par un mémoire, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

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OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2506142(TA38-2506142)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 5 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de désigner un hébergement d'urgence à Mme B C. L'administration n'ayant exécuté la mesure que le 7 avril 2025, soit 32 jours après le délai imparti, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 2 560 euros, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La décision rappelle que le taux de l'astreinte définitive ne peut être modifié, sauf cas fortuit ou force majeure non établi en l'espèce.

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