Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2208461(TA38-2208461)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère avait déclaré d'utilité publique le projet de redynamisation du centre du village de Pont-Evêque, ainsi que le refus du recours gracieux. Le tribunal a jugé que la commune, propriétaire d’un local situé à proximité permettant de réaliser le projet dans des conditions équivalentes, ne justifiait pas de la nécessité de recourir à l’expropriation, en application des principes généraux du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. Cette absence de nécessité a privé le projet de son caractère d’utilité publique. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303168(TA38-2303168)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait le versement rétroactif d’une bonification indiciaire de 10 points par la mairie de Chamrousse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative pour un recours pour excès de pouvoir. De plus, la requête ne comportait l’exposé d’aucun moyen de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du même code. Par conséquent, l’ordonnance a prononcé le rejet sur le fondement de l’article R. 222-1.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201226(TA38-2201226)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 18 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la délivrance de deux permis de construire illégaux à son voisin. Si l'illégalité des permis constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve de la réalité des préjudices allégués (troubles de jouissance, frais de justice, dépréciation du bien) ni d'un lien de causalité direct avec les fautes commises. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204400(TA38-2204400)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Pierrelatte du 25 janvier 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour la construction d'une terrasse couverte, de fenêtres et d'une porte. Le tribunal a jugé que, compte tenu du changement de destination d'une grange agricole en habitation, constaté par un jugement pénal définitif, l'ensemble des travaux était soumis à permis de construire en application de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme, et non à une simple déclaration préalable. Par conséquent, l'opposition du maire était légalement fondée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2505939(TA38-2505939)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui remettre sa carte de séjour "Passeport talent". La préfecture ayant indiqué que la carte était disponible depuis le 12 mars 2025 et que la requérante ne justifiait d'aucune impossibilité de la retirer, le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas de caractère utile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506206(TA38-2506206)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision du 26 mai 2025 suspendant son permis de visite au centre pénitentiaire de Châteaudun. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle présentait, dans un même document, des conclusions à fin de suspension et des conclusions à fin d'annulation, en violation de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a ainsi fait application de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans examiner le fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506136(TA38-2506136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait la suspension d'une mise en demeure fiscale et des mesures conservatoires liées à des hypothèques légales. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir formé un recours au fond contre la décision contestée, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a également rappelé que l'inscription d'une hypothèque légale est une mesure de sûreté et non un acte de poursuite, et qu'elle est sans incidence sur l'obligation de payer l'impôt. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503988(TA38-2503988)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. E, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 17 mars 2025 refusant son admission au séjour en qualité d'artisan et l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une erreur de droit au regard des articles 5 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète de l'Isère avait pu légalement vérifier la consistance réelle du projet d'activité professionnelle non salariée, sans méconnaître les stipulations de l'accord franco-algérien ni les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206459(TA38-2206459)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé le titre de perception de 28 550 euros émis à l'encontre de M. B pour une redevance d'occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy au titre de l'année 2017. La juridiction a jugé que M. B n'étant ni propriétaire ni occupant de l'immeuble concerné, il n'était pas redevable de la somme, en application de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Les conclusions de la société HT Immo ont été rejetées pour défaut d'intérêt à agir, n'étant pas destinataire du titre. M. B a été déchargé du paiement de la somme, mais sa demande de frais de justice a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2406266(TA38-2406266)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B pour contester le refus du département de l'Isère de lui accorder une carte mobilité inclusion mention "stationnement". En cours d'instance, la requérante a présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance du 23 juin 2025, le tribunal, faisant application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune décision au fond n'a donc été rendue sur la légalité du refus initial.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2505712(TA38-2505712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours en plein contentieux contre des décisions de la caisse d’allocations familiales de la Savoie rejetant ses recours relatifs à des indus de prime d’activité et d’aide personnalisée au logement. Par un mémoire, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2506142(TA38-2506142)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 5 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de désigner un hébergement d'urgence à Mme B C. L'administration n'ayant exécuté la mesure que le 7 avril 2025, soit 32 jours après le délai imparti, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 2 560 euros, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La décision rappelle que le taux de l'astreinte définitive ne peut être modifié, sauf cas fortuit ou force majeure non établi en l'espèce.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2506140(TA38-2506140)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 5 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de désigner un hébergement d'urgence à Mme A. Constatant que l'hébergement n'a été proposé que le 2 avril 2025, soit 27 jours après le délai imparti, le juge a liquidé l'astreinte à 2 160 euros (80 euros par jour). Cette décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui régit la liquidation des astreintes en cas d'inexécution.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506130(TA38-2506130)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté préfectoral du 9 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le comportement de l'intéressé (vol en réunion avec effraction) constituant une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la décision préfectorale a été validée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506052(TA38-2506052)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet du Doubs l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'assignation à résidence prise par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour l'intéressé de justifier d'une insertion stable en France. Par conséquent, les décisions contestées ont été validées sur le fondement des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2410338(TA38-2410338)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. F contestant les décisions de la préfète de l'Isère de clôturer les demandes de documents de circulation pour étranger mineur pour ses enfants. Le tribunal a jugé que la clôture de la demande pour l'enfant A F, motivée par un dossier incomplet, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc irrecevable. Pour l'enfant E F, le tribunal a estimé que la clôture, fondée sur la validité limitée des titres de séjour des parents, était légale et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107966(TA38-2107966)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et autres, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 7 juin 2021 par lequel le maire adjoint d'Epagny Metz-Tessy leur avait refusé un permis d'aménager. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevables les conclusions dirigées contre le refus implicite du préfet de déférer l'acte au tribunal, une telle décision ne faisant pas grief. Sur le fond, il a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, écartant ainsi le moyen tiré de l'incompétence. Enfin, le tribunal a estimé que le motif de refus, fondé sur la méconnaissance combinée de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article UC 3 du plan local d'urbanisme en raison de l'inadaptation de la voirie, était légalement justifié.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503924(TA38-2503924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de violation du droit au respect de la vie privée et familiale, et d'application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugé inapplicable. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 911-1 et L. 922-2.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306913(TA38-2306913)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme D, qui demandait un conseil sur la nature juridique d’un courrier de Valence-Romans Agglo. Le tribunal constate que la requête, présentée par un agent d’une association non habilitée à représenter les parties, n’a pas été régularisée par une signature personnelle de la requérante malgré une demande en ce sens. En application des articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative, la requête est jugée manifestement irrecevable. Le tribunal rappelle en outre qu’il n’a pas compétence pour délivrer des conseils aux requérants.

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OrdonnanceExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2506141(TA38-2506141)

Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé définitivement l'astreinte prononcée le 5 mars 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution d'une injonction de désigner un hébergement d'urgence à Mme B. L'astreinte est liquidée à 2 560 euros pour 32 jours de retard, entre le 6 mars et le 6 avril 2025, date à laquelle l'intéressée a été orientée vers une structure. La décision se fonde sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui régit la liquidation des astreintes en cas d'inexécution.

Résumé IA