Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506173(TA38-2506173)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de délivrer un titre de séjour à Mme B, se déclare territorialement incompétent. Il constate que la requérante résidait dans le département du Nord à la date de la décision contestée. En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Lille, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2409034(TA38-2409034)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants albanais, contestant les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2408996(TA38-2408996)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à Mme A, ressortissante kosovare, et l'a obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a estimé que la décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de sa résidence de près de sept ans en France, de la scolarisation de ses enfants, de son intégration professionnelle et sociale, et de la présence de membres de sa famille en situation régulière.
N° TA38-2505387(TA38-2505387)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B. La condition d'urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement, la délivrance tardive d'une attestation de prolongation d'instruction n'ayant pas remis en cause cette présomption. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard d'une possible erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
N° TA38-2505486(TA38-2505486)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant guinéen, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, car le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge, au-delà de la seule situation de séjour irrégulier. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
N° TA38-2410178(TA38-2410178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les efforts d'intégration de M. A ne constituaient pas un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision a été fondée sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
N° TA38-2410165(TA38-2410165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant n’a soulevé aucun moyen contre la mesure d’éloignement et n’a pas justifié sa demande de suspension, alors que son recours devant la Cour nationale du droit d’asile avait déjà été rejeté le 28 juin 2024. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2506341(TA38-2506341)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 juin 2025 par laquelle l'OFII a refusé d'accorder à Mme A B, ressortissante nigériane, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas une situation d'urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond, prévu le 30 juin 2025. En conséquence, la requête a été rejetée dans toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2208337(TA38-2208337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier vers celui de Valence. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car le transfert entre deux établissements de même nature (maison d’arrêt) n’avait pas aggravé ses conditions de détention ni porté atteinte à ses droits fondamentaux, notamment à sa vie familiale. La solution retenue s’appuie sur les principes jurisprudentiels relatifs à la distinction entre acte administratif et mesure d’ordre intérieur, sans application directe des articles du code pénitentiaire invoqués.
N° TA38-2505973(TA38-2505973)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par les consorts F d’une demande de décharge de contributions sociales sur une plus-value immobilière de 2021, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que les impositions contestées avaient été établies par le service des non-résidents de Noisy-le-Grand, relevant du ressort du tribunal administratif de Montreuil. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2208347(TA38-2208347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 26 juillet 2022 par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Valence avait retenu 397,60 euros sur le compte nominatif de M. B pour des dégradations. La juridiction a jugé que cette décision, prise en considération de la personne, méconnaissait le principe du contradictoire prévu à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé que l'administration n'avait pas établi la réalité des faits reprochés, notamment concernant la dégradation d'une liseuse. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de la justice de rembourser la somme prélevée à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA38-2506430(TA38-2506430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux lui faisant obligation de quitter le territoire français et l’assignant à résidence à Vaulx-en-Velin (Rhône), a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent car le lieu d’assignation à résidence se situe dans son ressort.
N° TA38-2403551(TA38-2403551)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs sociétés de presse locales (Compagnie des médias et publications Rhône-Alpes, Place Gre'net et SETD) de recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux de décembre 2023 et janvier 2024. Ces arrêtés habilitaient les services de presse en ligne "BFMTV.com" et "ACTU.fr" à publier des annonces judiciaires et légales dans le département de l'Isère pour l'année 2024. Les requérantes contestaient la légalité de ces habilitations, arguant d'un défaut d'examen approfondi par le préfet et d'une erreur de qualification juridique quant au volume d'informations originales dédiées au département. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les conditions légales d'habilitation étaient remplies.
N° TA38-2204342(TA38-2204342)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, photographe, qui demandait la restitution d’un crédit de TVA de 2 634 euros au titre de 2020. Le tribunal a jugé que les dépenses litigieuses (électricité, eau, travaux) n’étaient pas justifiées comme étant directement liées à l’activité professionnelle soumise à TVA, ni comme frais généraux de cette activité, en application des articles 256 et 271 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande, confirmant la décision de l’administration fiscale.
N° TA38-2203699(TA38-2203699)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2015, suite à une vérification de comptabilité ayant révélé une activité occulte de marchand de biens. Le tribunal a jugé que la vérification, bien que réalisée dans les locaux de l'administration, était régulière car M. A ne s'y était pas opposé et n'avait pas proposé d'autre lieu, et qu'il n'avait pas été privé de garanties. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles L. 13 et L. 73 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2203478(TA38-2203478)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, exploitante d’une salle de sports, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2016-2018. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (absence d’avis de vérification, défaut de motivation) et sollicitait l’exonération de ses activités sportives sur le fondement du code général des impôts et de la doctrine administrative. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle sur pièces pour 2016 était régulière et que l’administration n’avait pas méconnu le principe de loyauté. Il a également estimé que les activités de Mme B, non encadrées par une fédération sportive agréée, ne pouvaient bénéficier de l’exonération de TVA prévue à l’article 261-4-1° du code général des impôts.
N° TA38-2203435(TA38-2203435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS Simeta qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés et une pénalité pour manquement délibéré au titre de l'exercice 2015. La société holding avait bénéficié d'un apport et d'une cession de titres à un prix minoré, ce que l'administration a requalifié en libéralité imposable sur le fondement des articles 38 du code général des impôts et 111 c) du même code. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de cette libéralité, justifiant le rehaussement de l'actif net et l'application de la majoration pour manquement délibéré.
N° TA38-2203434(TA38-2203434)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Mofra, qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés et une pénalité pour manquement délibéré au titre de l'exercice 2015. La société avait procédé à un apport et une cession de titres de la SAS Sadevgroup à un prix jugé minoré, constitutif d'un acte anormal de gestion. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement évalué la valeur vénale des titres et que la société ne justifiait pas d'un intérêt propre à justifier cet appauvrissement. La décision s'appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.
N° TA38-2301986(TA38-2301986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite de refus de délivrance d’un certificat de résidence opposée par le préfet de la Drôme à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de l’intéressé dans le délai légal d’un mois, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est fondée sur les règles de motivation des décisions administratives implicites.
N° TA38-2203515(TA38-2203515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de la SARL Techno Alpes Ing contestant des rappels de TVA (période 2017-2020) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2020), assortis de pénalités. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés par la société, notamment relatifs à la preuve de sous-évaluation du chiffre d'affaires, à la justification de charges et à l'application de l'amende pour paiement en espèces, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code monétaire et financier.